Mesurée par l’indicateur d’accessibilité potentielle localisée, l’accessibilité moyenne aux infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et sages-femmes s’améliore entre 2016 et 2017 (respectivement +2,3 %, +2,8 % et +5,4 %). Cette hausse s’explique notamment par la dynamique de la démographie de chacune des trois professions de santé considérées ici entre 1999 et 2017 : +71 % pour les masseurs-kinésithérapeutes, +82 % pour les infirmiers et +5 % pour les sages-femmes. Parallèlement, les inégalités de répartition géographique à ces professions diminuent entre 2013 et 2017, particulièrement pour les sages-femmes. En 2013, les résidents des 10 % de communes les mieux dotées avaient accès à 5 fois plus d’ETP par an et par habitant que ceux des 10 % de communes les moins dotées. En 2017, ce rapport passe à 3,7. Néanmoins, les disparités territoriales subsistent : 29 % de la population résident dans une commune présentant des difficultés d’accès à des professionnels de premier recours (médecins généralistes, masseurs-kinésithérapeutes et infirmiers).
En outre, près de 8,3 millions de personnes (dont 1,6 million de femmes âgées de 15 à 49 ans) résident dans une commune sous-dense en sages-femmes. En considérant comme éloignées d’une maternité les personnes habitant à 45 minutes ou plus de la maternité la plus proche, 1,5 % de la population rencontre à la fois des difficultés d’accès aux sages-femmes et aux maternités, soit 968 000 personnes (dont 167 000 femmes en âge de procréer) ; cette proportion s’élève à 5,4 % en retenant un seuil à 30 min.
Infos Drees, Études et résultats, n° 1100, janvier 2019
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr

