Que représentait le travail pour les chasseurs du néolithique et les pasteurs du Croissant fertile ? Quelle conception s’en faisaient les scribes de Babylone, les prophètes de Jérusalem, la Bible, les philosophes d’Athènes, les juristes de Rome ? À quel point les paysans du Moyen Âge l’appréhendaient-ils différemment des ouvriers de la Belle Époque ? Et que devient-il aujourd’hui face aux mutations technologiques ? Entre nature et culture, malédiction et rédemption, servitude et dépassement, Olivier Grenouilleau dresse un panorama du travail sans précédent, relate et interroge le plus singulier et le plus universel des phénomènes humains. Le travail n’aura jamais cessé de causer abondance et misère, soumission et révolte, volonté de rationalisation et désir d’émancipation. Aux récits religieux anciens auront ainsi répondu les utopies sociales modernes. Concentrant ambivalences et antagonismes, ses métamorphoses dessinent, en filigrane, la quête inachevée que poursuit l’humanité de sa liberté.
Info Cerf, novembre 2022, 294 pages, 20 €


