

{"id":15265,"date":"2011-07-01T00:00:00","date_gmt":"2011-06-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/ricom-web.com\/gestions-hospitalieres\/sacralisationdesacralisation-de-la-medecine-en-france\/"},"modified":"2020-06-22T09:56:52","modified_gmt":"2020-06-22T07:56:52","slug":"sacralisation-desacralisation-de-la-medecine-en-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ricom-web8.com\/gestions\/sacralisation-desacralisation-de-la-medecine-en-france\/","title":{"rendered":"Sacralisation\/d\u00e9sacralisation de la m\u00e9decine en France"},"content":{"rendered":"<span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture\u00a0: <\/span> <span class=\"rt-time\"> 11<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span><p>Il ne s\u2019agit pas ici de traiter des rapports g\u00e9n\u00e9riques entre la maladie et le sacr\u00e9, la sant\u00e9 et le salut : ce sujet a \u00e9t\u00e9 souvent abord\u00e9, notamment par les anthropologues et, bien s\u00fbr, il reste pr\u00e9sent en arri\u00e8re-fond. Notre propos est plus limit\u00e9 ; il se rapporte aux singularit\u00e9s de la France postr\u00e9volutionnaire. Nous tentons de d\u00e9velopper une hypoth\u00e8se \u00e9mise par l\u2019historien Claude Nicolet dans son ouvrage classique <em>L\u2019Id\u00e9e r\u00e9publicaine en France<\/em> : il existe, partout en Occident, un lien entre la modernit\u00e9 d\u00e9mocratique et le d\u00e9veloppement de l\u2019institution m\u00e9dicale. Cependant, ajoute Nicolet, \u00ab <em>nulle part ailleurs qu\u2019en France le recours \u00e0 la m\u00e9decine ne deviendra aussi nettement une obligation morale li\u00e9e \u00e0 la nature d\u2019un r\u00e9gime politique<\/em> \u00bb. Selon lui, le r\u00e9gime r\u00e9publicain non seulement favorise la m\u00e9decine, comme science morale, mais, en partie, il d\u00e9pend d\u2019elle. Cette assertion semble valable pour l\u2019ensemble des r\u00e9gimes qui ont adopt\u00e9 le drapeau tricolore. Ils ont fragilis\u00e9 leur l\u00e9gitimation religieuse et ont d\u00fb avoir recours \u00e0 une autre source de l\u00e9gitimit\u00e9.<\/p>\n<p>Nous avons confront\u00e9 nos recherches sur l\u2019histoire de la la\u00efcit\u00e9 avec des travaux d\u2019histoire de la m\u00e9decine. En effet, le processus socio-historique de la\u00efcisation ne se r\u00e9duit pas aux relations de l\u2019\u00c9tat \u00e0 la religion : il concerne \u00e9galement d\u2019autres institutions. Cela est patent au niveau de l\u2019\u00e9cole, moins connu quant \u00e0 la m\u00e9decine. Tr\u00e8s sch\u00e9matiquement, trois p\u00e9riodes types peuvent \u00eatre distingu\u00e9es : celles de la m\u00e9decine ascendante, la m\u00e9decine \u00e9tablie et la m\u00e9decine questionn\u00e9e.<\/p>\n<h1>La m\u00e9decine ascendante<\/h1>\n<p>Cette p\u00e9riode recoupe la plus grande partie du XIXe si\u00e8cle. Il se produit alors un double mouvement de d\u00e9veloppement de l\u2019institution m\u00e9dicale et de m\u00e9dicalisation des repr\u00e9sentations collectives concernant la sant\u00e9, la mort\u2026<\/p>\n<h2>Ancien R\u00e9gime et R\u00e9volution<\/h2>\n<p>Sous l\u2019Ancien R\u00e9gime finissant, malgr\u00e9 des efforts pour structurer un embryon d\u2019institution m\u00e9dicale, la religion reste une institution englobante, donnant des normes aux diff\u00e9rentes sph\u00e8res de la vie sociale. Le salut dans l\u2019au-del\u00e0 appara\u00eet socialement plus important que la sant\u00e9 dans l\u2019ici-bas. Le m\u00e9decin doit annoncer \u00e0 son malade quand \u00ab l\u2019heure de la mort approche \u00bb. Encore en 1763, lors d\u2019une \u00e9pid\u00e9mie, quand on commence \u00e0 pratiquer l\u2019inoculation, il est rappel\u00e9 que la facult\u00e9 de th\u00e9ologie de la Sorbonne doit donner son accord pr\u00e9alable. La mort subite, qui ne permet pas de recevoir les derniers sacrements, appara\u00eet plus grave qu\u2019une mort pr\u00e9coce religieusement pr\u00e9par\u00e9e. Elle risque, en effet, de vous conduire droit en enfer et ce n\u2019est pas parce qu\u2019on vit un peu plus vieux qu\u2019ensuite on est mort moins longtemps !<\/p>\n<p>La sant\u00e9 elle-m\u00eame, pour la plus grande partie de la population, peut s\u2019obtenir par des moyens religieux. Les saints gu\u00e9risseurs, les fontaines miraculeuses constituent des fleurons de la religion populaire. L\u2019\u00c9glise catholique prend en compte cette religiosit\u00e9 et organise des p\u00e8lerinages th\u00e9rapeutiques.\u00a0En 1779, un m\u00e9decin c\u00e9l\u00e8bre, L. Mercier, affirme que \u00ab <em>les empiriques gu\u00e9rissent et ne tuent pas plus de monde que les m\u00e9decins endossant robe fourr\u00e9e<\/em> \u00bb. La situation n\u2019a-t-elle pas \u00e9volu\u00e9 depuis Moli\u00e8re\u2008? Si, car le m\u00e9decin des Lumi\u00e8res ne se satisfait pas de son impuissance \u00e0 gu\u00e9rir.\u00a0La R\u00e9volution a eu des effets ambivalents : elle a instaur\u00e9 un total libre exercice de la gu\u00e9rison et supprim\u00e9 les \u00e9coles de m\u00e9decine et les dipl\u00f4mes. Mais elle a mis fin \u00e9galement \u00e0 toute d\u00e9pendance institutionnelle des activit\u00e9s sanitaires \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la religion, m\u00eame si les repr\u00e9sentations et les pratiques dont nous venons bri\u00e8vement de parler ne disparaissent que tr\u00e8s progressivement au xixe si\u00e8cle.<\/p>\n<h2>1803 : la cr\u00e9ation de l\u2019institution m\u00e9dicale<\/h2>\n<p>Lors de la restauration du Concordat (1801-1802), un conseiller de Bonaparte, J.-E. Portalis, justifie celui-ci en affirmant que la religion fait \u00ab esp\u00e9rer et craindre \u00bb. Le m\u00e9decin philosophe P.-J. Cabanis r\u00e9torque que, d\u00e9sormais, c\u2019est la m\u00e9decine qui fait \u00ab esp\u00e9rer et craindre \u00bb. Elle doit donc prendre, en quelque sorte, le relais de la religion.<\/p>\n<p>Napol\u00e9on Bonaparte va jouer sur les deux tableaux. Une loi sur \u00ab l\u2019exercice ill\u00e9gal \u00bb de la m\u00e9decine est adopt\u00e9e, en 1803, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 cela n\u2019existe pas ailleurs. Ainsi, au Royaume-Uni, o\u00f9 pourtant la m\u00e9decine est scientifiquement et techniquement \u00ab en avance \u00bb sur la France, une loi similaire ne sera vot\u00e9e qu\u2019en 1858. Aux USA, il faut attendre 1875.\u00a0En fait, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, aux \u00ab docteurs \u00bb dipl\u00f4m\u00e9s des \u00e9coles (devenues facult\u00e9s en 1808) s\u2019ajoutent des \u00ab officiers de sant\u00e9 \u00bb qui ont effectu\u00e9 trois ans d\u2019\u00e9tude ou ont \u00e9t\u00e9 \u00e9l\u00e8ves d\u2019un \u00ab docteur \u00bb en exercice. Par ailleurs, la fronti\u00e8re entre m\u00e9decine et non-m\u00e9decine reste floue. Mais dans la perspective ouverte par Nicolet, les choses n\u2019en sont que plus significatives : il existe une volont\u00e9 politique de cr\u00e9ation d\u2019une institution m\u00e9dicale, m\u00eame si cette impulsion se heurte en bonne part \u00e0 un principe de r\u00e9alit\u00e9.\u00a0Et si la Restauration, r\u00e9gime de retour du drapeau blanc, n\u2019est gu\u00e8re favorable au monopole m\u00e9dical sur la sant\u00e9, les proc\u00e8s deviennent nombreux sous la monarchie de Juillet (qui se r\u00e9clame \u00e0 nouveau du drapeau tricolore). Gr\u00e2ce \u00e0 la loi, les m\u00e9decins gagnent contre les \u00ab empiriques \u00bb qu\u2019ils consid\u00e8rent comme des \u00ab charlatans \u00bb. Mais ils sont hu\u00e9s par le public pour qui le r\u00e9sultat vaut mieux que le dipl\u00f4me.<\/p>\n<h2>M\u00e9dicalisation et conflit des deux France<\/h2>\n<p>H\u00e9ritier autoritaire de la R\u00e9volution, Napol\u00e9on Bonaparte a p\u00e9rennis\u00e9 la la\u00efcisation de l\u2019\u00e9tat civil : c\u2019est un officier d\u2019\u00e9tat civil qui doit constater la mort et d\u00e9livrer le permis d\u2019inhumer. Contrairement au pr\u00eatre, il n\u2019appara\u00eet gu\u00e8re l\u00e9gitime pour la population. Le code civil lui adjoint un m\u00e9decin quand il peut y avoir suspicion de mort violente. Peu \u00e0 peu, le m\u00e9decin comble le vide laiss\u00e9 par la mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart politique du clerg\u00e9 en devenant l\u2019autorit\u00e9 qui d\u00e9cr\u00e8te qu\u2019il y a d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n<p>Au cours du XIXe si\u00e8cle, m\u00e9decine et religion sont entra\u00een\u00e9es dans le \u00ab conflit des deux France \u00bb. La situation est diff\u00e9rente de l\u2019Angleterre, o\u00f9 beaucoup de m\u00e9decins sont des fils de pasteurs et peuvent l\u00e9gitimer des pratiques m\u00e9dicales nouvelles par des arguments bibliques. En cas de dilemme entre vie de la m\u00e8re et vie de l\u2019enfant, lors d\u2019accouchements dramatiques, les m\u00e9decins ont tendance \u00e0 \u00ab sauver \u00bb la vie de la m\u00e8re. Certains eccl\u00e9siastiques veulent, au contraire, privil\u00e9gier la naissance de l\u2019enfant pour pouvoir le baptiser et assurer son \u00ab salut \u00bb. Autre motif de conflit : lors des d\u00e9buts de l\u2019anesth\u00e9sie, les accidents ne sont pas rares ; ils entra\u00eenent une mort involontairement provoqu\u00e9e et donc survenue sans que le d\u00e9funt re\u00e7oive les derniers sacrements.\u00a0\u00c0 partir du Second Empire, les m\u00e9decins annoncent de moins en moins leur mort prochaine aux malades. Ils s\u2019entretiennent dans l\u2019id\u00e9e du \u00ab mensonge consolateur \u00bb. D\u2019o\u00f9 un paradoxe : bien des m\u00e9decins se veulent porteurs d\u2019esp\u00e9rances \u00ab r\u00e9elles \u00bb face aux pr\u00eatres qui invoquent des esp\u00e9rances \u00ab illusoires \u00bb. Et voil\u00e0 ces m\u00e9decins qui d\u00e9fendent la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une esp\u00e9rance sans fondement !<\/p>\n<blockquote><p>Si l\u2019efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique r\u00e9sout des probl\u00e8mes techniques, elle induit de nouveaux questionnements anthropologiques\u2026<\/p><\/blockquote>\n<p>De fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, se produit un transfert social d\u2019un rapport religieux \u00e0 un rapport m\u00e9dical \u00e0 la mort. Le m\u00e9decin soigne son patient quelle que soit sa religion, dans un engagement complet. Il ne veut plus tenir compte de pr\u00e9occupations d\u2019ordre religieux que ce patient peut avoir. La promesse m\u00e9dicale d\u2019op\u00e9rer la gu\u00e9rison tend \u00e0 remplacer, socialement, la promesse religieuse du bonheur dans l\u2019au-del\u00e0. Cela se conjugue avec la n\u00e9cessit\u00e9 politique des r\u00e9gimes se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 1789 de disposer d\u2019une l\u00e9gitimation, non religieuse dans son contenu, mais aussi puissante que la religion dans sa forme.<\/p>\n<h1>La m\u00e9decine \u00e9tablie<\/h1>\n<p>Nous parlons d\u2019\u00e9tablissement de la m\u00e9decine en France dans un sens proche du terme anglais <em>establishment<\/em>. Cette p\u00e9riode va, globalement, de la Troisi\u00e8me R\u00e9publique aux ann\u00e9es 1960-1970. C\u2019est le temps, que certains ont cru d\u00e9finitif, de la m\u00e9decine triomphante.<\/p>\n<h2>La m\u00e9decine, institution r\u00e9publicaine<\/h2>\n<p>Trois lois adopt\u00e9es au tournant du xixe au xxe si\u00e8cle apparaissent significatives de l\u2019importance prise par l\u2019institution m\u00e9dicale. La premi\u00e8re, en 1892, fait dispara\u00eetre le corps des officiers de sant\u00e9 et renforce l\u2019emprise du monopole m\u00e9dical sur la sant\u00e9. La deuxi\u00e8me, l\u2019ann\u00e9e suivante, porte sur l\u2019assistance m\u00e9dicale gratuite pour les malades priv\u00e9s de ressources. Elle cr\u00e9e un devoir financier de la puissance publique envers la m\u00e9decine. L\u2019image du \u00ab bon \u00bb m\u00e9decin soignant gratuitement les pauvres tendra \u00e0 dispara\u00eetre. Enfin, la loi de 1902 sur la vaccination antivariolique, marque le d\u00e9but d\u2019une obligation sociale pour chaque individu d\u2019avoir recours \u00e0 la m\u00e9decine, en d\u00e9pit des moyens qui manquent encore pour appliquer v\u00e9ritablement cette obligation.<\/p>\n<p>Le transfert institutionnel est frappant car, au m\u00eame moment, la religion devient \u00ab affaire priv\u00e9e \u00bb avec la la\u00efcisation de l\u2019\u00e9cole publique (1882, 1886) et la s\u00e9paration des \u00c9glises et de l\u2019\u00c9tat (1905). Les m\u00e9decins constituent le niveau sup\u00e9rieur des \u00ab couches nouvelles \u00bb, dont Gambetta a salu\u00e9 l\u2019av\u00e8nement et qui sont devenus des cadres de la r\u00e9publique. Ils sont partie prenante du nouvel esprit la\u00efque, apparaissent comme des r\u00e9formateurs sociaux oppos\u00e9s \u00e0 la \u00ab r\u00e9signation \u00bb de la religion et des prescripteurs de normes. Cependant, les choses sont moins simples qu\u2019il n\u2019y para\u00eet et la m\u00e9decine constitue un exemple du fait que la la\u00efcit\u00e9 fran\u00e7aise n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 int\u00e9grale.<\/p>\n<h2>La sp\u00e9cificit\u00e9\u00a0de la la\u00efcisation m\u00e9dicale<\/h2>\n<p>Les m\u00e9decins mat\u00e9rialistes veulent \u00e9laborer une science totale de l\u2019Homme \u00e0 partir de la physiologie. Une entreprise qui ne sera gu\u00e8re couronn\u00e9e de succ\u00e8s. Rappelons rapidement (le fait est connu) leur opposition aux th\u00e9ories de Pasteur. Ce non-m\u00e9decin est, certes, un agent du triomphe de la m\u00e9decine, mais sur des positions qui marquent plut\u00f4t une certaine conciliation de la m\u00e9decine et du spiritualisme (r\u00e9publicain), sinon de la religion.<\/p>\n<p>Ensuite la la\u00efcisation m\u00e9dicale divise les la\u00efques militants. Deux m\u00e9decins libres-penseurs s\u2019opposent : D. Bourneville consid\u00e8re que l\u2019h\u00f4pital, comme l\u2019\u00e9cole, constitue un \u00ab bastion \u00bb que la r\u00e9publique doit \u00ab conqu\u00e9rir \u00bb. Tant que des religieuses donnent des soins avec leur costume \u00ab cl\u00e9rical \u00bb, ce \u00ab territoire \u00bb lui \u00e9chappe. A. Despr\u00e9s, estime, au contraire, que les \u00ab s\u0153urs \u00bb ne constituent pas un \u00ab danger cl\u00e9rical \u00bb. Selon lui, elles sont tr\u00e8s disponibles et, croyant fermement dans l\u2019au-del\u00e0, n\u2019ont pas peur d\u2019affronter la mort quand elles dispensent des soins \u00e0 risque.\u00a0Globalement, Bourneville l\u2019emporte \u00e0 Paris, Despr\u00e9s en province o\u00f9 le remplacement des religieuses par des infirmi\u00e8res la\u00efques s\u2019effectue progressivement et pas forc\u00e9ment de fa\u00e7on compl\u00e8te. Il en est de m\u00eame de la la\u00efcisation des lieux : il n\u2019existe pas de chapelle \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de la Piti\u00e9, construit \u00e0 Paris en 1911. Il y en a une \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de la Grange-Blanche (1933), \u00e0 Lyon, dont le maire est pourtant anticl\u00e9rical (E. Herriot). Le rapport \u00e0 la mort peut difficilement \u00e9vacuer tout aspect religieux. Cependant, la salle d\u2019op\u00e9ration aseptique remplace progressivement la chapelle comme le centre de l\u2019h\u00f4pital, son lieu rituel par excellence.<\/p>\n<p>Au total, la m\u00e9decine constitue un bon observatoire pour comprendre que la la\u00efcit\u00e9 fran\u00e7aise ne s\u2019est pas \u00e9tablie sans accommodement. Apr\u00e8s 1918, le choc de la guerre et la crainte du communisme favorisent le retour d\u2019une pratique catholique. Inversement, il se produit une acculturation du catholicisme \u00e0 la culture m\u00e9dicale. Ce processus aboutira \u00e0 la transformation (en 1972) du sacrement de l\u2019extr\u00eame-onction, visant \u00e0 \u00e9viter la \u00ab damnation \u00e9ternelle \u00bb, en sacrement d\u2019onction des malades, consid\u00e9rant la gu\u00e9rison comme toujours possible m\u00eame dans les cas les plus graves.<\/p>\n<h2>Modernisme m\u00e9dical<\/h2>\n<p>Au-del\u00e0 de la caricature jubilatoire, <em>Knock ou le triomphe de la m\u00e9decine de Jules Romains<\/em> (1924) montre la collaboration de l\u2019instituteur et du \u00ab docteur \u00bb pour socialiser la population fran\u00e7aise aux \u00ab bienfaits de la m\u00e9decine \u00bb. Les diverses r\u00e9sistances (m\u00e9decine naturelle, lutte contre les vaccinations obligatoires, pratiques th\u00e9rapeutiques souterraines, religions de gu\u00e9rison\u2026) sont marginalis\u00e9es. Le diagnostic pr\u00e9coce incite \u00e0 traquer la maladie avant m\u00eame son apparition. Apr\u00e8s 1945, l\u2019instauration de la s\u00e9curit\u00e9 sociale \u00e9tend peu \u00e0 peu les droits et devoirs envers la m\u00e9decine \u00e0 l\u2019ensemble de la population \u00e0 partir de l\u2019utopie d\u2019une m\u00e9dicalisation globale.<br \/>\nL\u2019image du m\u00e9decin est marqu\u00e9e d\u2019ambivalence. Les journaux donnent des r\u00e9cits enthousiastes de \u00ab miracles \u00bb m\u00e9dicaux et des romans \u00e0 succ\u00e8s (<em>Les Hommes en blanc<\/em> d\u2019A. Soubiran, en six volumes) popularisent la mise sur pi\u00e9destal de m\u00e9decins (surtout des chirurgiens). L\u2019essor d\u2019un syndicalisme m\u00e9dical et le d\u00e9veloppement du nombre de m\u00e9decins salari\u00e9s participent cependant d\u2019une relative perte d\u2019un prestige moral. La m\u00e9decine devient une institution plus technicienne, qui se ramifie en de nombreuses sp\u00e9cialisations.<\/p>\n<h1>La m\u00e9decine questionn\u00e9e<\/h1>\n<p>\u00c0 partir du dernier tiers du xxe si\u00e8cle, on entre dans une nouvelle p\u00e9riode o\u00f9 l\u2019on assiste \u00e0 une crise de la r\u00e9ussite. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, la m\u00e9decine semble de plus en plus performante, elle \u00ab transgresse \u00bb les deux fronti\u00e8res \u00ab naturelles \u00bb : la f\u00e9condation et la mort.\u2008De l\u2019autre, elle subit un certain d\u00e9senchantement et doit faire face \u00e0 des questions de plus en plus complexes. Nous n\u2019allons pas aborder ici tous les probl\u00e8mes (explosion des d\u00e9penses\u2026), mais mentionner des \u00e9l\u00e9ments d\u2019ordre socio-symboliques.<\/p>\n<h2>Pouvoir de\/pouvoir sur<\/h2>\n<p>Ainsi que tout pouvoir, le pouvoir m\u00e9dical est double. C\u2019est le pouvoir de soigner, que le m\u00e9decin vit comme une responsabilit\u00e9 et un service. C\u2019est aussi le pouvoir sur les malades. Comme \u00e0 l\u2019\u00e9gard du pr\u00eatre, dont la responsabilit\u00e9 dominatrice consistait \u00e0 vous conduire vers le salut, une relation ambigu\u00eb, faite de proximit\u00e9 et de distance, de confiance et de suspicion s\u2019instaure entre patients et m\u00e9decins.\u2008On veut b\u00e9n\u00e9ficier des \u00ab secours de la religion \u00bb sans \u00eatre sous la coupe du pr\u00eatre, on cherche \u00e0 profiter des secours de la m\u00e9decine sans pour autant trop ob\u00e9ir aux prescriptions m\u00e9dicales.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin des ann\u00e9es 1960, une \u00e9quipe de sociologues (conduite par C. Herzlich) doit, fait rare, compl\u00e9ter son questionnaire en cours d\u2019enqu\u00eate. Elle d\u00e9couvre en effet que, pour les interview\u00e9s, un monde sans maladie ne para\u00eet pas souhaitable. Il supposerait, pense-t-on, une \u00ab <em>toute-puissance planificatrice<\/em> \u00bb qui \u00ab <em>contr\u00f4lerait totalement la vie de l\u2019individu et imposerait, de ce fait, la sant\u00e9<\/em> \u00bb.<br \/>\nLes jeunes de Mai-68 reprochent aux institutions d\u2019\u00eatre trop s\u00fbres d\u2019elles-m\u00eames. Ils ne les consid\u00e8rent plus comme des institutions morales et veulent leur appliquer une interrogation morale. La pr\u00e9occupation des droits de l\u2019\u00eatre humain, quand celui-ci est sous la responsabilit\u00e9 d\u2019une institution (en tant qu\u2019\u00e9l\u00e8ve ou malade), participe d\u2019un \u00e9largissement de la repr\u00e9sentation des droits de l\u2019homme qui s\u2019effectue progressivement \u00e0 un niveau international. La France n\u2019est pas en dehors de ce changement et la premi\u00e8re charte du malade hospitalis\u00e9 est publi\u00e9e en 1974. De plus en plus fr\u00e9quente, la mort hospitali\u00e8re permet des traitements m\u00e9dicaux lourds mais entra\u00eene aussi une mort de plus en plus solitaire.<\/p>\n<h1>Anticl\u00e9ricalisme et pluralisation de la m\u00e9decine<\/h1>\n<p>Si le courant radical de l\u2019antim\u00e9decine reste marginal et \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, les ann\u00e9es 1970 sont marqu\u00e9es par diverses mises en question. Citons-en deux.<\/p>\n<p>En 1975, l\u2019ouvrage d\u2019Ivan Illich, <em>N\u00e9m\u00e9sis m\u00e9dicale<\/em>, attire l\u2019attention sur les risques d\u2019iatrog\u00e9n\u00e8se (un combat que reprendra plus tard Guillaume Depardieu). Deux ans plus tard, une revue au titre significatif, <em>L\u2019Impatient<\/em>, est cr\u00e9\u00e9e pour d\u00e9fendre les \u00ab consommateurs de soins m\u00e9dicaux \u00bb et \u00ab d\u00e9noncer les abus \u00bb dont les malades feraient les frais.\u00a0Cette contestation reste, certes, minoritaire, mais elle annonce un changement des repr\u00e9sentations collectives. Les m\u00e9dias exaltent toujours des \u00ab prouesses \u00bb m\u00e9dicales, mais ils mettent maintenant aussi en cause des scandales m\u00e9dico-politiques, dont l\u2019affaire du \u00ab sang contamin\u00e9 \u00bb devient le point culminant (redoubl\u00e9 aujourd\u2019hui par l\u2019affaire du Mediator). De fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, la pand\u00e9mie du sida engendre certains changements de rapports de force. Des associations de patients se mobilisent en faveur de la recherche tout en voulant participer \u00e0 la d\u00e9finition des conditions \u00e0 respecter pour effectuer certaines exp\u00e9rimentations \u00e0 risque.\u00a0L\u2019institution m\u00e9dicale n\u2019est pas r\u00e9cus\u00e9e en bloc, mais un certain \u00ab anticl\u00e9ricalisme \u00bb m\u00e9dical se d\u00e9veloppe, li\u00e9 \u00e0 une perte g\u00e9n\u00e9rale de la d\u00e9f\u00e9rence institutionnelle et \u00e0 l\u2019id\u00e9e que les choix \u00e0 effectuer rel\u00e8vent d\u2019abord du \u00ab projet de vie \u00bb de l\u2019individu lui-m\u00eame. Une double pluralisation concurrentielle s\u2019affirme. D\u2019abord une concurrence interne explicite : les m\u00e9dias publient r\u00e9guli\u00e8rement des listes d\u2019h\u00f4pitaux pr\u00e9tendument les plus \u00ab performants \u00bb. \u00c0 cela s\u2019ajoute une concurrence externe avec la mont\u00e9e en puissance de m\u00e9decines \u00ab douces \u00bb, \u00ab alternatives \u00bb. Or, le pluralisme favorise toujours le doute.<\/p>\n<h2>Les dilemmes m\u00e9dicaux<\/h2>\n<p>En 1983 est cr\u00e9\u00e9, par la France, le premier Comit\u00e9 consultatif national de bio\u00e9thique (CCNE), qui regroupe en une commune r\u00e9flexion des m\u00e9decins et des non-m\u00e9decins, notamment des repr\u00e9sentants de \u00ab sensibilit\u00e9s spirituelles \u00bb. C\u2019est un tournant important pour le pays qui, le premier, a institu\u00e9 l\u2019exercice ill\u00e9gal de la m\u00e9decine en 1803. La croyance en la corr\u00e9lation des progr\u00e8s, o\u00f9 le progr\u00e8s scientifique et technique engendre le progr\u00e8s social et moral, d\u00e9cline.<\/p>\n<p>Si l\u2019efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique r\u00e9sout des probl\u00e8mes techniques, elle induit de nouveaux questionnements anthropologiques. La m\u00e9decine f\u0153tale et n\u00e9onatale se montre capable de mettre au monde de grands pr\u00e9matur\u00e9s avec de tr\u00e8s lourds handicaps. Faut-il faire vivre ? On peut faire durer des comas d\u00e9pass\u00e9s pendant des ann\u00e9es et la vie peut \u00eatre prolong\u00e9e jusqu\u2019au dernier d\u00e9labrement. Faut-il faire mourir ? La primaut\u00e9 du \u00ab faire \u00bb (l\u2019acte moral consistait en un agir consciencieux et performant) fait place au renouveau des d\u00e9bats autour de \u00ab l\u2019\u00eatre \u00bb, ce que l\u2019on appelle, par exemple, un \u00ab mourir authentiquement humain \u00bb.\u00a0Apr\u00e8s le fait de mourir dans l\u2019esp\u00e9rance d\u2019un au-del\u00e0 meilleur, apr\u00e8s le combat pour l\u2019allongement de \u00ab l\u2019esp\u00e9rance de vie \u00bb, nous sommes parvenus \u00e0 une p\u00e9riode historique o\u00f9 un probl\u00e8me central devient celui de \u00ab mourir dans la dignit\u00e9 \u00bb. Et le contenu de la repr\u00e9sentation de ce qu\u2019est la dignit\u00e9 humaine est forc\u00e9ment l\u2019enjeu d\u2019un d\u00e9bat conditionnel.<\/p>\n<h1>Remarque conclusive<\/h1>\n<p>Ces changements s\u2019effectuent dans toutes les soci\u00e9t\u00e9s modernes. Partout la m\u00e9decine a \u00e9t\u00e9 valoris\u00e9e, voire plus ou moins sacralis\u00e9e, partout elle est devenue plus incertaine et la d\u00e9f\u00e9rence \u00e0 son \u00e9gard a diminu\u00e9. La France ne constitue pas une \u00ab exception \u00bb, ce qui ne signifie pas l\u2019absence de toute sp\u00e9cificit\u00e9. La sp\u00e9cificit\u00e9 fran\u00e7aise consiste \u00e0 avoir exacerb\u00e9 cette sacralisation. Cela est li\u00e9 \u00e0 son rapport politique aux institutions s\u00e9culi\u00e8res.<br \/>\nSi, comme l\u2019indique Nicolet, la sacralit\u00e9 de la m\u00e9decine a \u00e9t\u00e9 historiquement n\u00e9cessaire au bon fonctionnement de la R\u00e9publique, il est logique que la crise institutionnelle soit plus fortement ressentie qu\u2019ailleurs, bien qu\u2019il soit impossible d\u2019y \u00e9chapper. Trouver des solutions n\u00e9cessite de ne pas commettre une erreur de diagnostic qui focaliserait les \u00ab probl\u00e8mes de la\u00efcit\u00e9 \u00bb sur des comportements individuels alors que l\u2019enjeu s\u2019av\u00e8re beaucoup plus global.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-32683 size-medium alignleft\" src=\"https:\/\/gestions-hospitalieres.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/sacreemedecine-191x300.jpg\" alt=\"sacreemedecine\" width=\"191\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.ricom-web8.com\/gestions\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/sacreemedecine-191x300.jpg 191w, https:\/\/www.ricom-web8.com\/gestions\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/sacreemedecine.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 191px) 100vw, 191px\" \/>Sacr\u00e9e M\u00e9decine &#8211;\u00a0Histoire et devenir d\u2019un sanctuaire de la Raison<br \/>\n<\/strong>Jean Baub\u00e9rot, Rapha\u00ebl Liogier<\/p>\n<p>L\u2019institution hospitali\u00e8re est et reste plus qu\u2019un service public, car elle r\u00e9fl\u00e9chit le prix que nous accordons \u00e0 la vie humaine. Aucune r\u00e9forme de l\u2019h\u00f4pital, aucune politique m\u00e9dicale ne peut r\u00e9ussir sans tenir compte des boulever\u00adsements des valeurs, des croyances et des modes de vie qui ont secou\u00e9 nos soci\u00e9t\u00e9s depuis la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du xxe si\u00e8cle. Plaidoyer pour une voie r\u00e9publicaine originale qui, sans renier l\u2019aspiration \u00e0 l\u2019universel, se d\u00e9gage d\u2019un absolutisme scientiste s\u00e9culaire, l\u2019ouvrage de Jean Baub\u00e9rot et Rapha\u00ebl Liogier tente de d\u00e9crypter l\u2019histoire et de penser le devenir d\u2019une m\u00e9decine au service de l\u2019homme. L\u2019effritement des murs du temple offre peut-\u00eatre l\u2019opportunit\u00e9 de b\u00e2tir une nouvelle m\u00e9decine \u00e0 la fois plus scientifique et plus intime, moins myst\u00e9rieuse et arrogante, moins froide aussi, et pourtant tout aussi, sinon plus, efficace.<br \/>\n\u00c9ditions Entrelacs, 196 pages, 2011<\/p>\n<script>function PlayerjsAsync(){} if(window[\"Playerjs\"]){PlayerjsAsync();}<\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture\u00a0: <\/span> <span class=\"rt-time\"> 11<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span>Il ne s\u2019agit pas ici de traiter des rapports g\u00e9n\u00e9riques entre la maladie et le sacr\u00e9, la sant\u00e9 et le salut : ce sujet a \u00e9t\u00e9 souvent abord\u00e9, notamment par les anthropologues et, bien s\u00fbr, il reste pr\u00e9sent en arri\u00e8re-fond. Notre propos est plus limit\u00e9 ; il se rapporte aux singularit\u00e9s de la France postr\u00e9volutionnaire. 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