

{"id":15316,"date":"2011-12-01T00:00:00","date_gmt":"2011-11-30T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/ricom-web.com\/gestions-hospitalieres\/yann-diener\/"},"modified":"2018-03-09T10:19:58","modified_gmt":"2018-03-09T09:19:58","slug":"yann-diener","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ricom-web8.com\/gestions\/yann-diener\/","title":{"rendered":"Yann Diener"},"content":{"rendered":"<span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture\u00a0: <\/span> <span class=\"rt-time\"> 10<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span><h3>Pouvez-vous r\u00e9sumer l\u2019histoire de la mise en place des centres m\u00e9dicaux psychop\u00e9dagogiques (CMPP) et du r\u00f4le qu\u2019y joue la psychanalyse ?<\/h3>\n<p>Avant les CMPP, il y avait les centres psychop\u00e9dagogiques (CPP) cr\u00e9\u00e9s par des psychanalystes en 1946. L\u2019objectif \u00e9tait de construire un lieu qui ne serait pas sp\u00e9cialis\u00e9 dans le traitement d\u2019un sympt\u00f4me et distinct de la prise en charge lourde des secteurs infanto-juv\u00e9niles dans les h\u00f4pitaux psychiatriques. Des centres ont \u00e9galement ouvert \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des lyc\u00e9es afin de prendre en charge les adolescents pr\u00e9sentant des troubles du comportement. En parall\u00e8le sont fond\u00e9s des centres m\u00e9dico-psychologiques (CMP) qui renouent avec une vision m\u00e9dicale \u00e9cart\u00e9e par les CPP qui souhaitaient avant tout permettre une autre approche que la seule clinique. Finalement, c\u2019est en 1963, avec l\u2019annexe 32 compl\u00e9tant le d\u00e9cret du 9 mars 1956 r\u00e9gissant tous les \u00e9tablissements m\u00e9dico-sociaux en France, que les CMPP deviennent l\u2019unique structure d\u2019accueil des adolescents souffrant d\u2019un trouble du comportement, avec le traitement psychanalytique comme approche principale. La mise en place des CMPP est donc li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de la psychanalyse en France.<\/p>\n<h3>Aujourd\u2019hui on compte plus de 300 CMPP en France.\u00a0Quel est le mode de fonctionnement quotidien\u00a0et pour quel type de demande \u00eates-vous sollicit\u00e9 ?<\/h3>\n<p>Avec leurs nombreuses antennes, cela fait m\u00eame plus de 600 lieux de soins dans les r\u00e9gions. Apr\u00e8s demande de prise en charge, les s\u00e9ances r\u00e9alis\u00e9es en CMPP sont rembours\u00e9es \u00e0 100 % par la S\u00e9curit\u00e9 sociale. De nombreux professionnels interviennent dans ces structures : psychanalystes, psychologues, p\u00e9dopsychiatres, mais aussi orthophonistes ou psychomotriciens. La plupart des enfants sont adress\u00e9s par l\u2019instituteur ou l\u2019enseignant en milieu scolaire, voire le p\u00e9diatre, qui suspecte un comportement interrogeant. Mais ce sont souvent des copains qui am\u00e8nent le jeune car ils connaissent la structure (pour y \u00eatre parfois d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9s) ; il vient rarement de lui-m\u00eame. Et il va rep\u00e9rer que le CMPP n\u2019est pas un h\u00f4pital psychiatrique, voir qu\u2019il y a des enfants dans la salle d\u2019attente et prendre un rendez-vous. Les parents peuvent venir sans l\u2019adolescent ou sur les conseils d\u2019un p\u00e9diatre. Nous travaillons aussi beaucoup avec les coll\u00e8ges, les lyc\u00e9es et dans les pr\u00e9pas : les assistantes sociales ou les psychologues nous connaissent et nous adressent un jeune. Souvent nous facilitons un rendez-vous :\u00a0 nous privil\u00e9gions une certaine adaptation face \u00e0 l\u2019urgence lorsque\u00a0 nous devons saisir la demande d\u2019un jeune au bon moment.<\/p>\n<h3>Peut-on v\u00e9ritablement d\u00e9finir\u00a0une pathologie propre aux adolescents ?<\/h3>\n<p>On peut retrouver des tendances \u00e9videmment, mais c\u2019est tout de m\u00eame chaque fois diff\u00e9rent. Par exemple, un adolescent qui fait une bouff\u00e9e d\u00e9lirante et qui a l\u2019impression d\u2019\u00eatre issu d\u2019une autre filiation. Ce n\u2019est pas si rare, un gamin qui \u00ab p\u00e8te vraiment les plombs \u00bb. Dans un cas difficile, il faut trouver une hospitalisation si jamais le jeune devient \u00ab dangereux pour les autres ou pour lui-m\u00eame \u00bb. Cela se d\u00e9clenche souvent entre 15 et 18 ans. Si cet \u00e9v\u00e9nement est inqui\u00e9tant et \u00e9trange pour lui,\u00a0 la crise peut aussi passer. L\u2019adolescence est un moment o\u00f9 tout est d\u00e9multipli\u00e9 avec un effet loupe, o\u00f9 chaque souffrance est major\u00e9e. Le moindre petit signe peut \u00eatre grave ou angoissant pour les proches. Nous voyons des adolescents qui arrivent et nous disent simplement que \u00ab <em>\u00e7a ne va pas<\/em> \u00bb, quand ils arrivent \u00e0 le formuler ainsi\u2026\u00a0L\u2019adolescence est un moment particulier o\u00f9 souvent \u00e7a ne va pas du tout mais on ne sait pas ce qui ne va pas du tout. En CMPP, nous d\u00e9fendons le maintien d\u2019une activit\u00e9 g\u00e9n\u00e9raliste et pr\u00e9ventive qui correspond \u00e0 cette probl\u00e9matique.<br \/>\nCliniquement c\u2019est difficile, car un enfant de 12 ou 16 ans qui arrive compl\u00e8tement mutique ne r\u00e9ussit que progressivement \u00e0 formuler ce qui ne va pas. Souvent ce sont les parents qui l\u2019am\u00e8nent et il faut ouvrir quelque chose avec lui, faire accepter quelque chose ensemble (pourquoi il ne veut plus aller au lyc\u00e9e, etc.). Cela n\u2019est pas forc\u00e9ment long mais il faut accepter un certain temps o\u00f9 on ne peut pas savoir. Ce n\u2019est pas cat\u00e9gorisable, comme l\u2019adolescence. On est face \u00e0 des gamins qui font des r\u00eaves puis des hallucinations diurnes : si on n\u2019a pas d\u2019endroit comme les CMPP pour les accueillir et les \u00e9couter sans les consid\u00e9rer comme malades (ce qu\u2019ils pensent), \u00e7a peut devenir dangereux. Ce sont souvent les premiers \u00e9pisodes qui couvent des pathologies plus graves. Il faut suivre ces premiers signes en laissant parler l\u2019adolescent et ses id\u00e9es, ses repr\u00e9sentations.<\/p>\n<h3>Pourquoi avoir choisi comme titre de votre ouvrage\u00a0<em>On agite un enfant ?<\/em> Vous y \u00e9crivez qu\u2019il vous est demand\u00e9 de soigner les TDAH avec des objectifs de r\u00e9sultats.\u00a0Que sont les TDAH et comment votre r\u00f4le de soignant\u00a0est-il modifi\u00e9 par cette nouvelle exigence ?<\/h3>\n<p>Le TDAH est un nouveau sigle signifiant \u00ab trouble\/d\u00e9ficit de l\u2019attention avec hyperactivit\u00e9 \u00bb. Le probl\u00e8me avec les nouvelles proc\u00e9dures mises en place \u00e0 l\u2019\u00e9cole et dans le secteur m\u00e9dico-social, c\u2019est qu\u2019un enfant inattentif sera tr\u00e8s vite \u00e9tiquet\u00e9 \u00ab agit\u00e9 \u00bb, stigmatis\u00e9 et rejet\u00e9. Il y a tellement de causes pour un enfant de s\u2019agiter, de ne pas tenir en place qu\u2019on ne peut pas arr\u00eater une seule explication. Et puis il y a de nombreuses mani\u00e8res d\u2019\u00eatre agit\u00e9. Pour certains, ce sera juste pendant une p\u00e9riode, pour d\u2019autres ce sera dans certaines situations, \u00e0 la maison ou en classe. Mais aujourd\u2019hui l\u2019agitation est r\u00e9duite \u00e0 un truc neurologique : le TDAH est consid\u00e9r\u00e9 comme une maladie dont on doit rechercher les causes neurologiques. Pour l\u2019instant, les neurologues cherchent les bons marqueurs. Ce qui rassure aussi les parents qui pensent que ce n\u2019est pas de leur faute mais celle d\u2019une d\u00e9faillance neurologique. On est de plus en plus l\u00e0 pour confirmer le diagnostic de l\u2019\u00e9cole ou des parents et mettre en place ce qu\u2019il faut. En pratique, cela d\u00e9contextualise \u00e0 chaque \u00e9tape le probl\u00e8me. Souvent, avec les parents, on fait un travail de d\u00e9construction de ce type d\u2019id\u00e9es : par exemple, si l\u2019enfant n\u2019est pas agit\u00e9 tout le temps ou seulement dans des contextes particuliers, cela conforte l\u2019id\u00e9e que l\u2019agitation n\u2019est pas due \u00e0 un trouble neurologique. Sinon ce serait tout le temps et dans tous les contextes. Cette premi\u00e8re approche saisit g\u00e9n\u00e9ralement les parents ; cela les soulage, les pousse \u00e0 r\u00e9agir en montrant que leur enfant n\u2019est pas toujours comme \u00e7a et qu\u2019il n\u2019est pas malade. L\u2019agitation d\u00e9pend d\u2019un contexte et avec qui vous \u00eates. \u00catre agit\u00e9, c\u2019est vague ; il peut y avoir mille raisons d\u2019\u00eatre agit\u00e9, ce n\u2019est pas une maladie en soi.<\/p>\n<h3>Une originalit\u00e9 de votre livre se situe dans l\u2019analyse de ce que vous appelez la \u00ab <em>langue m\u00e9dico-sociale et\u00a0l\u2019\u00e9mergence de la notion de handicap rempla\u00e7ant le sympt\u00f4me<\/em> \u00bb.\u00a0Comment s\u2019\u00e9nonce-t-elle et en quoi\u00a0g\u00eane-t-elle le travail du professionnel face \u00e0 l\u2019enfant ?<\/h3>\n<p>En regard de leur mission initiale, il y a un vrai risque pour les CMPP de devenir de simples bureaux de validation des prescriptions m\u00e9dicales faites par les institutions entourant les adolescents. Dans les textes qui r\u00e9gissent les CMPP (loi du 2 janvier 2002 r\u00e9novant l\u2019action sociale et m\u00e9dico-sociale), nous devons \u00eatre des structures m\u00e9dico-sociales avec une prise en charge s\u2019orientant vers le handicap. Le discours institutionnel souligne que les CMPP sont des structures m\u00e9dico-sociales qui ne traitent pas assez le handicap et donc doivent \u00e9voluer. Les pouvoirs publics ont envisag\u00e9 de rendre l\u2019ouverture de dossier handicap obligatoire si les consultations en CMPP durent plus de six mois. Certes, certaines formes de handicap peuvent \u00eatre prises en charge de cette fa\u00e7on-l\u00e0 comme des comportements autistiques qui, effectivement, sont de vrais handicaps pour l\u2019enfant (n\u00e9cessit\u00e9 des auxiliaires de vie, etc.). Mais il y a un risque de d\u00e9placer le curseur du normal et du pathologique et d\u2019enfermer l\u2019enfant \u00ab agit\u00e9 \u00bb dans la cat\u00e9gorie handicap.<\/p>\n<p>Il y a \u00e9galement un risque \u00e0 tout ranger en cat\u00e9gorie \u00e0 l\u2019aide des crit\u00e8res d\u2019\u00e9valuation et de sigles (la novlangue m\u00e9dico-sociale) ou \u00e0 tout faire d\u00e9river de d\u00e9faillance neurologique. Notre travail consiste aussi \u00e0 faire conna\u00eetre l\u2019approche psychanalytique en CMPP \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des grands \u00e9tablissements et \u00e0 d\u00e9mystifier l\u2019image du psychanalyste en cabinet qui voit son patient venant avec ses petits probl\u00e8mes une fois par semaine. La psychanalyse est une approche qui diff\u00e8re de la logique m\u00e9caniste du soin somatique, certes efficace dans le champ de la souffrance psychique. Par ailleurs, il y a une diff\u00e9rence avec le mod\u00e8le anglo-saxon qui n\u2019a pas la m\u00eame conception du signe que la psychiatrie fran\u00e7aise. Le rep\u00e9rage s\u00e9miologique diff\u00e8re selon les cliniciens et le probl\u00e8me des Anglo-Saxons c\u2019est qu\u2019ils consid\u00e8rent un signe comme une pathologie (dans le DSM<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(1)<\/sup>). Pour nous, le signe est plut\u00f4t un sympt\u00f4me ; par exemple une c\u00e9cit\u00e9 dans l\u2019hyst\u00e9rie. Pour nous, ce n\u2019est pas une pathologie \u2013 il n\u2019y a pas de l\u00e9sion \u2013, ni un syndrome. Pour nous, en soi, ce n\u2019est pas une maladie, c\u2019est un signe vers quelque chose de plus complexe, sur la vision, ce que l\u2019adolescent a vu ou ne veut pas voir. Ce n\u2019est pas juste une machine qu\u2019il faut r\u00e9parer \u00e0 un endroit. On essaie aussi de montrer dans les rapports d\u2019activit\u00e9s des CMPP que si on fait sauter ce verrou-l\u00e0, pr\u00e9ventif et g\u00e9n\u00e9raliste, \u00e0 terme cela va co\u00fbter plus cher. Avec l\u2019aide de notre association gestionnaire<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(2)<\/sup>, nous commen\u00e7ons \u00e0 faire entendre aupr\u00e8s des autorit\u00e9s de contr\u00f4le la n\u00e9cessit\u00e9 de cette part pr\u00e9ventive et de cette dimension g\u00e9n\u00e9raliste, incompatible avec la notion de \u00ab contrat de soin \u00bb (terme institu\u00e9 par la loi de 2002).<\/p>\n<blockquote><p>Il y a un vrai danger aujourd\u2019hui \u00e0 \u00e9valuer les enfants et \u00e0 ranger leur comportement dans des cases pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9es\u2026<\/p><\/blockquote>\n<p>Dans une maison de retraite, on peut \u00e9tablir un contrat de soin avec \u00e9valuation de l\u2019\u00e9tat du patient \u00e0 l\u2019entr\u00e9e et objectif th\u00e9rapeutique, mais dans un CMPP, un adolescent qui arrive en disant simplement que \u00e7a ne va pas, comment \u00e9tablir un contrat de soin ? On essaie d\u2019expliquer que si on fait un contrat de soin, \u00e7a va \u00eatre contreproductif. Aujourd\u2019hui, on doit signer entre le th\u00e9rapeute, le patient et les parents un contrat de soin. \u00c7a se fait dans les CMPP tr\u00e8s comportementalistes qui traitent des autistes ou des enfants \u00e9nur\u00e9tiques. Le professionnel pose le diagnostic avec tels traitements et on fixe que dans six mois l\u2019enfant ne sera plus malade. Un tel syst\u00e8me m\u00e8nera progressivement \u00e0 une tarification \u00e0 la pathologie m\u00e9dico-sociale. Nous aussi on pourrait le faire, on pourrait faire sauter le sympt\u00f4me dans une logique comportementaliste avec des techniques de suggestion. Les th\u00e9ories comportementalistes fonctionnent tr\u00e8s bien et tr\u00e8s vite, notamment pour les phobiques, avec des m\u00e9thodes de coaching, d\u2019accompagnement dans le m\u00e9tro, etc. \u00c7a fonctionne car il y a un effet de r\u00e9assurance sur le patient. Mais le sympt\u00f4me va se d\u00e9placer ailleurs. Cela va recr\u00e9er des inhibitions car la v\u00e9rit\u00e9 dont le sympt\u00f4me est la manifestation n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9nonc\u00e9e. Parfois, c\u2019est simplement des jeux de mots dans la parole qui d\u00e9clenchent un effet th\u00e9rapeutique. Sinon, \u00e7a se d\u00e9place et r\u00e9appara\u00eet plus tard, ou le sympt\u00f4me se d\u00e9place ailleurs, dans la famille ou la cit\u00e9. Il y a une forme de gradation et d\u2019escalade quand la souffrance ne s\u2019exprime pas chez les ados. Ce sont des choses que l\u2019on a observ\u00e9es et qui sont plus co\u00fbteuses dans la prise en charge \u00e0 terme pour la soci\u00e9t\u00e9 : bien des hospitalisations pourraient \u00eatre \u00e9vit\u00e9es. C\u2019est un fait qui n\u2019est malheureusement pas d\u00e9montr\u00e9 statistiquement.<\/p>\n<h3>Constatez-vous une \u00e9volution dans vos relations\u00a0avec l\u2019\u00e9ducation nationale ou le corps enseignant ? Y a-t-il une confusion entre les acteurs qui entourent l\u2019adolescent ?<\/h3>\n<p>De plus en plus. Les instituteurs ont carr\u00e9ment des consignes inscrites dans leur formation avec d\u00e9tections des troubles du comportement et diagnostics adapt\u00e9s. Il y a un glissement dans l\u2019enseignement avec un m\u00e9tier soignant que les instituteurs ne sont pas cens\u00e9s exercer. Ils s\u2019adressent aux parents dans une position de savoir m\u00e9dical et \u00e7a fait des ravages. \u00ab <em>Votre enfant a une maladie, il est comme \u00e7a, il est agit\u00e9, il est perturbateur, etc.<\/em> \u00bb, ce qui laisse croire \u00e0 quelque chose de pathologique ou de g\u00e9n\u00e9tique ou bien qu\u2019il sera toujours comme \u00e7a. Les parents pensent qu\u2019ils ont fait un enfant hyperactif, ce qui engendre des r\u00e9actions d\u00e9fensives. Mais cela peut aussi arranger les parents \u00e0 ce moment-l\u00e0 d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 un diagnostic, \u00e0 quelque chose d\u2019ext\u00e9rieur \u00e0 eux. Le sigle TDHA donne une apparence de s\u00e9rieux scientifique \u00e0 ce que les parents savaient d\u00e9j\u00e0 : leur enfant s\u2019agite. On passe d\u2019une description de souffrance subjective (il est agit\u00e9 en ce moment, il n\u2019est pas attentif) \u00e0 un savoir objectif (il est agit\u00e9). Et quand c\u2019est dit par les instituteurs \u2013 il faut aller en CMPP parce qu\u2019\u00ab il est agit\u00e9 \u00bb \u2013, cela m\u00e8ne \u00e0 des parents qui arrivent en disant : \u00ab <em>Il est comme \u00e7a<\/em> \u00bb, donc il faut faire la th\u00e9rapie <em>ad hoc<\/em>. Et tr\u00e8s souvent \u00e7a referme la possibilit\u00e9 de discuter d\u2019autre chose. Et cela renferme l\u2019adolescent. De plus en plus souvent, on re\u00e7oit des mots de directeurs d\u2019\u00e9cole qui sont sur le ton de la prescription.<\/p>\n<h3>Une mention particuli\u00e8re est faite autour du m\u00e9dicament pour aborder les difficult\u00e9s \u00e9prouv\u00e9es par les adolescents. Les craintes que vous exprimez face \u00e0 la multiplication\u00a0des prescriptions de Ritaline sont-elles justifi\u00e9es ?<\/h3>\n<p>Oui, car de plus en plus souvent l\u2019analyste en CMPP est un prescripteur de notions oblig\u00e9es et de m\u00e9dicaments. La consommation de Ritaline a par ailleurs tripl\u00e9 entre 2000 et 2005 en France sur le mod\u00e8le des USA. J\u2019explique toujours que je ne travaille pas avec les m\u00e9dicaments car les parents sont en demande. On devrait peut-\u00eatre le faire. J\u2019explique que le m\u00e9dicament pourrait calmer leur enfant. Dans notre CMPP, nous trouvons que \u00e7a ne va pas aider \u00e0 parler du probl\u00e8me, donc nous pr\u00e9f\u00e9rons prendre le temps. Les parents nous interrogent souvent : \u00ab <em>Pourquoi vous n\u2019y croyez pas, aux \u00e9tiquettes ? Il est hyperactif, non ?<\/em> \u00bb On rentre dans une discussion du style \u00ab <em>votre enfant n\u2019est pas quelque chose<\/em> \u00bb, il est comme \u00e7a \u00ab <em>en ce moment<\/em> \u00bb. On a ce type de discussion pour expliquer notre travail. Comprendre ce qui s\u2019est pass\u00e9. On essaie de ne pas faire de d\u00e9marche intellectuelle. Il faut d\u00e9m\u00ealer ce qui est emm\u00eal\u00e9 et prendre le temps. Cela appara\u00eet souvent comme une perte de temps. Or les parents viennent pour une demande d\u2019efficacit\u00e9 l\u00e9gitime. Il faut r\u00e9pondre, s\u2019en occuper. Ils nous demandent si on peut soigner \u00ab <em>rien qu\u2019en parlant<\/em> \u00bb. Nous leur r\u00e9pondons que ce n\u2019est pas \u00ab rien \u00bb de parler (de \u00e7a et du reste) ; \u00e7a para\u00eet facile, mais de toute fa\u00e7on vous n\u2019avez pas le temps d\u2019en parler ailleurs. Les parents, il faut aussi aller les chercher, car ils sont pris dans le travail au quotidien. Les parents sont souvent contents de trouver des endroits o\u00f9 \u00ab perdre \u00bb le temps \u00e0 parler comme \u00e7a.<\/p>\n<blockquote><p>Il faut sortir d\u2019une position de savoir pour que le patient puisse sortir des choses peu \u00ab entendables \u00bb socialement et issues des fantasmes.<\/p><\/blockquote>\n<p>Il faut aussi faire mieux conna\u00eetre la psychanalyse. Celle-ci est diff\u00e9rente des psychoth\u00e9rapies qui ont une logique adaptative. La psychanalyse vise une \u00ab gu\u00e9rison de surcro\u00eet \u00bb : elle ne prend pas le sympt\u00f4me de front, elle vise \u00e0 sa lev\u00e9e en passant par le rep\u00e9rage de sa logique. L\u2019\u00e9coute attentive, ce n\u2019est pas de l\u2019indiff\u00e9rence (\u00e7a c\u2019est la caricature du psy), il faut prendre le temps de ne pas comprendre, il faut prendre en compte tous les petits d\u00e9tails. Toutes les choses qui sont dites. Il y a des perches tendues par l\u2019inconscient. Il faut sortir d\u2019une position de savoir pour que le patient puisse sortir des choses peu \u00ab entendables \u00bb socialement et issues des fantasmes. Sinon il va passer sa vie \u00e0 les exprimer autrement avec des passages \u00e0 l\u2019acte. Il faut trouver la traduction du fantasme. Notre travail est de trouver l\u2019\u00e9nonciation de ce fantasme qui, indirectement, a un effet de soulagement, un r\u00e9sultat th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9sumer, il y a finalement un vrai danger aujourd\u2019hui \u00e0 \u00e9valuer les enfants et \u00e0 ranger leurs comportements dans des cases pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9es ou en y associant syst\u00e9matiquement une prise de m\u00e9dicament. Et m\u00eame pour nous, puisque les laboratoires cherchent actuellement une maladie avec les m\u00eames indications de trouble hyperactif avec inattention pour les adultes, en lien avec la mise sur le march\u00e9 d\u2019un \u00e9quivalent de la Ritaline.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><img decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-32057\" src=\"https:\/\/gestions-hospitalieres.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/on-agite-un-enfant-196x300.jpg\" alt=\"on agite un enfant\" width=\"196\" height=\"300\" \/><em>On agite un enfant. L\u2019\u00c9tat, les psychoth\u00e9rapeutes et les psychotropes<\/em><br \/>\n<\/strong>Un enfant qui continue \u00e0 faire pipi au lit est-il un handicap\u00e9 ? Celui qui refuse d\u2019ouvrir ses livres est-il un dyslexique ? Le gamin turbulent est-il atteint de trouble d\u00e9ficit de l\u2019attention avec hyperactivit\u00e9 (TDAH) ? Faut-il lui prescrire une cure de Ritaline ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles s\u2019attaque ce livre. Gr\u00e2ce \u00e0 une langue m\u00e9dico- sociale (LMS) \u00e9labor\u00e9e, en s\u2019appuyant sur une version totalement d\u00e9voy\u00e9e de la psychanalyse, l\u2019\u00c9tat normalise et \u00e9value \u00e0 tout-va tandis que l\u2019industrie pharmaceutique invente des maladies et des mol\u00e9cules pour les traiter. Ces deux forces conjugu\u00e9es, si on les laisse faire, finiront par abattre les lieux, cr\u00e9\u00e9s apr\u00e8s la Lib\u00e9ration, o\u00f9 un enfant peut encore parler de son sympt\u00f4me.<\/p>\n<p><strong>La Fabrique \u00e9ditions, 122 pages, septembre 2011<\/strong><\/p>\n<script>function PlayerjsAsync(){} if(window[\"Playerjs\"]){PlayerjsAsync();}<\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture\u00a0: <\/span> <span class=\"rt-time\"> 10<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span>\ufeffPsychanalyste, Yann Diener travaille, entre autres lieux d\u2019exercice, dans un centre m\u00e9dico-psychop\u00e9dagogique (CMPP) parisien.\u2008Il a publi\u00e9 en septembre 2011 un ouvrage intitul\u00e9 \u00ab On agite un enfant \u00bb dans lequel il d\u00e9crit son travail quotidien et sa confrontation aux demandes de l\u2019ensemble des institutions, en doute face aux difficult\u00e9s \u00e9prouv\u00e9es par les enfants et les adolescents.<\/p>\n","protected":false},"author":1202,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_relevanssi_hide_post":"","_relevanssi_hide_content":"","_relevanssi_pin_for_all":"","_relevanssi_pin_keywords":"","_relevanssi_unpin_keywords":"","_relevanssi_related_keywords":"","_relevanssi_related_include_ids":"","_relevanssi_related_exclude_ids":"","_relevanssi_related_no_append":"","_relevanssi_related_not_related":"","_relevanssi_related_posts":"","_relevanssi_noindex_reason":"","footnotes":""},"categories":[26,2],"tags":[5111,96,390,423,87,425,42,424],"class_list":["post-15316","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-dossier","category-gestions-hospitalieres","tag-centre-medico-psychopedagogique","tag-fonctionnement","tag-historique","tag-hyperactivite","tag-prise-en-charge","tag-ritaline","tag-role","tag-tdah"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v24.8.1 - 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