

{"id":15763,"date":"2015-03-01T00:00:00","date_gmt":"2015-02-28T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/ricom-web.com\/gestions-hospitalieres\/les-nouveaux-horizons-des-chu\/"},"modified":"2019-01-23T14:19:18","modified_gmt":"2019-01-23T13:19:18","slug":"loi-de-sante-territoires-espace-international","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ricom-web8.com\/gestions\/loi-de-sante-territoires-espace-international\/","title":{"rendered":"Loi de sant\u00e9, territoires, espace international\u2026"},"content":{"rendered":"<span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture\u00a0: <\/span> <span class=\"rt-time\"> 22<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span><p>Le rayonnement des centres hospitaliers universitaires (CHU) \u00e0 l\u2019\u00e9chelon international est, selon le mot du Pr Jean-Pierre Vinel, pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des doyens de facult\u00e9 de m\u00e9decine, dans son propos introductif, la \u00ab\u2009<em>dimension n\u00e9cessaire de la recherche<\/em>\u2009\u00bb\u2009; l\u2019internationalisation des CHU ne doit plus \u00eatre le \u00ab<em>\u2009suppl\u00e9ment d\u2019\u00e2me<\/em>\u2009\u00bb b\u00e9n\u00e9vole des CHU, alors que les \u00e9tablissements de sant\u00e9 \u00e9trangers m\u00e8nent des politiques d\u2019internationalisation ambitieuses et volontaires. La nouvelle loi de sant\u00e9 porte un message clair \u00e0 cet \u00e9gard\u2009: les CHU doivent s\u2019ouvrir \u00e0 leurs territoires. Philippe Domy, pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des directeurs g\u00e9n\u00e9raux de CHU, estime qu\u2019\u00ab\u2009<em>il n\u2019y a pas d\u2019action pertinente port\u00e9e par la structure hospitali\u00e8re sans un lien fort avec les autres acteurs de sant\u00e9, il faut donc travailler sur le positionnement du CHU comme t\u00eate de r\u00e9seau au sein d\u2019un territoire<\/em>\u2009\u00bb. Les facult\u00e9s de m\u00e9decine, associ\u00e9es aux CHU, incarnent cette id\u00e9e selon laquelle les CHU ne doivent pas \u00eatre pens\u00e9s comme des \u00ab\u2009citadelles\u2009\u00bb mais bien comme des \u00ab\u2009structures de rayonnement\u2009\u00bb, rayonnement qui se doit d\u2019\u00eatre r\u00e9gional et international.<\/p>\n<p>Les CHU sont des structures plurielles\u2009: ils jouent un r\u00f4le d\u2019expert et sont fer de lance de la recherche et de l\u2019innovation m\u00e9dicale. Pourtant, ils assurent le r\u00f4le d\u2019h\u00f4pital de proximit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard des patients de leurs territoires. En exigeant des CHU qu\u2019ils s\u2019inscrivent dans leurs territoires, il ne s\u2019agit pas de remettre en cause leur fonction d\u2019expert mais, au contraire, comme l\u2019affirme le Pr Guy Moulin, pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des pr\u00e9sidents de commission m\u00e9dicale d\u2019\u00e9tablissement (CME), de \u00ab\u2009<em>lutter contre le nivellement et respecter l\u2019expertise des CHU<\/em>\u2009\u00bb. Le positionnement comme \u00e9tablissement de proximit\u00e9 est d\u2019autant plus important que les CHU incarnent, selon le Dr Ladislas Polski, repr\u00e9sentant du conseil r\u00e9gional, \u00ab\u2009<em>la promesse r\u00e9publicaine d\u2019acc\u00e8s de tous \u00e0 des soins d\u2019excellence<\/em>\u2009\u00bb. Les CHU doivent donc r\u00e9pondre \u00e0 cette double attente\u2009: la proximit\u00e9 et l\u2019excellence des soins.<\/p>\n<p>Les Assises hospitalo-universitaires ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9coup\u00e9es en trois temps\u2009: la place des CHU dans la nouvelle loi de sant\u00e9, l\u2019inscription des CHU dans leurs territoires et le positionnement des CHU dans l\u2019espace international.<\/p>\n<h1>Les CHU dans la nouvelle loi de sant\u00e9<\/h1>\n<p>La nouvelle loi de sant\u00e9 poursuit la tendance d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9e par les pr\u00e9c\u00e9dentes r\u00e9formes hospitali\u00e8res\u2009: la volont\u00e9 de sortir le syst\u00e8me fran\u00e7ais de l\u2019hospitalo\u00ad-centrisme et la volont\u00e9 d\u2019ouvrir les \u00e9tablissements de sant\u00e9 en les int\u00e9grant pleinement \u00e0 leurs territoires.<\/p>\n<button data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#5246\">le programme<\/button><div id=\"5246\" class=\"encadre collapse\"><h1>le programme<\/h1>\n<h2>Mardi 2 d\u00e9cembre (matin\u00e9e)<\/h2>\n<h4>Allocutions d\u2019ouverture<\/h4>\n<p>Pr&nbsp;Guy MOULIN <em>Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des pr\u00e9sidents de CME de CHU<\/em><\/p>\n<p>Jean-Claude Gaudin <em>S\u00e9nateur-maire de la ville de Marseille<\/em><\/p>\n<p>Dr&nbsp;Ladislas Polski<em> Conseiller r\u00e9gional Paca<\/em><\/p>\n<p>Philippe DOMY <em>Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des directeurs g\u00e9n\u00e9raux de CHRU<\/em><\/p>\n<p>Pr&nbsp;Jean-Pierre VINEL<em> Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des doyens des facult\u00e9s de m\u00e9decine<\/em><\/p>\n<p>Paul Castel<em> Directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ARS Paca<\/em><\/p>\n<p>Pr&nbsp;Beno\u00eet VALLET <em>Directeur g\u00e9n\u00e9ral de la sant\u00e9, repr\u00e9sentant Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Sant\u00e9 et des Droits des femmes<\/em><\/p>\n<h4>Introduction<\/h4>\n<p>Philippe Vigouroux<em> Coordonnateur des Assises hospitalo-universitaires, directeur g\u00e9n\u00e9ral du CHU de Bordeaux<\/em><\/p>\n<h3>Le CHU, pilier de la nouvelle loi de sant\u00e9<\/h3>\n<p>Philippe DOMY<em> Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des directeurs g\u00e9n\u00e9raux de CHRU<\/em><\/p>\n<h5>Les commentaires de la loi et les compl\u00e9ments n\u00e9cessaires \u00e0 la loi<\/h5>\n<p>Pr&nbsp;Guy MOULIN <em>Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des pr\u00e9sidents de CME de CHU<\/em><\/p>\n<p>Philippe DOMY <em>Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des directeurs g\u00e9n\u00e9raux de CHRU<\/em><\/p>\n<p>Pr&nbsp;Jean-Pierre VINEL <em>Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des doyens des facult\u00e9s de m\u00e9decine<\/em><\/p>\n<h5>Flash d\u2019actualit\u00e9 : les CHU face aux grandes crises sanitaires internationales<\/h5>\n<p>Pr&nbsp;Beno\u00eet VALLET <em>Directeur g\u00e9n\u00e9ral de la sant\u00e9<\/em><\/p>\n<\/div>\n<p>Alors que les \u00e9tablissements priv\u00e9s ont adopt\u00e9 une posture tr\u00e8s offensive \u00e0 l\u2019\u00e9gard de cette loi, les trois conf\u00e9rences hospitalo-universitaires essaient de porter un message homog\u00e8ne et constructif en accompagnant et en proposant d\u2019\u00e9ventuelles \u00e9volutions que la loi pourrait int\u00e9grer.<\/p>\n<h2>L\u2019int\u00e9gration des politiques de pr\u00e9vention dans le champ de comp\u00e9tence des CHU<\/h2>\n<p>La nouvelle loi de sant\u00e9 offre aux CHU une nouvelle perspective\u2009: la possibilit\u00e9 de contribuer aux politiques de pr\u00e9vention. C\u2019est un v\u00e9ritable renversement de paradigme que vivent les \u00e9tablissements de sant\u00e9\u2009: il s\u2019agit de passer d\u2019une vision de la sant\u00e9 essentiellement curative \u00e0 une vision plus globale de la sant\u00e9 incitant \u00e0 participer aux politiques de sant\u00e9 publiques qui sont d\u00e9ploy\u00e9es. La Strat\u00e9gie nationale de sant\u00e9 annon\u00e7ait, pour le Pr Beno\u00eet Vallet, directeur g\u00e9n\u00e9ral de la sant\u00e9, \u00ab\u2009<em>le d\u00e9cloisonnement entre le soin et la pr\u00e9vention<\/em>\u2009\u00bb. Si la pr\u00e9vention faisait d\u00e9j\u00e0 partie des missions du service public hospitalier en 1970, les CHU ne s\u2019en sont pas v\u00e9ritablement saisis, notamment pour des raisons financi\u00e8res. Pour Philippe Domy, les CHU doivent trouver \u00ab<em>\u2009comment placer le curseur entre activit\u00e9s d\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral et activit\u00e9s de soin \u00e0 proprement parler<\/em>\u2009\u00bb. La conjugaison des parcours de soin (un des <em>leitmotive<\/em> de la loi) et de la pr\u00e9vention peut \u00eatre notamment pens\u00e9e dans le cadre du service territorial de sant\u00e9 au public.<\/p>\n<h2>Le d\u00e9veloppement de la coop\u00e9ration infrar\u00e9gionale entre \u00e9tablissements publics de sant\u00e9<\/h2>\n<p>Au-del\u00e0 de la pr\u00e9vention, la nouvelle loi de sant\u00e9 incite les CHU \u00e0 concevoir leur politique de sant\u00e9 en collaboration avec les autres \u00e9tablissements de leur territoire<em> a minima<\/em> r\u00e9gional. Les groupements hospitaliers de territoire (GHT) sont \u00e0 cet \u00e9gard les nouveaux cadres dans lesquels les \u00e9tablissements doivent s\u2019inscrire pour mettre en \u0153uvre leurs politiques de sant\u00e9.<\/p>\n<p>La multiplicit\u00e9 des institutions porteuses des politiques de recherche en France ne facilite pas la visibilit\u00e9 et la clart\u00e9 n\u00e9cessaires pour mener une politique nationale de recherche lisible et coh\u00e9rente.<br \/>\nLe Pr Vinel estime toutefois qu\u2019il faut veiller \u00e0 ce que les GHT ne contribuent pas \u00e0 la \u00ab\u2009<em>balkanisation de la r\u00e9gion<\/em>\u2009\u00bb, car les CHU ne peuvent, en l\u2019\u00e9tat actuel des textes, faire partie que d\u2019un seul GHT. Or, l\u2019appartenance des CHU \u00e0 plusieurs GHT est n\u00e9cessaire pour que ces \u00e9tablissements puissent irriguer l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du territoire r\u00e9gional en termes de praticiens, d\u2019innovations et de partage des ressources humaines ou logistiques. La possibilit\u00e9 pour les \u00e9tablissements d\u2019int\u00e9grer plusieurs GHT est donc une demande forte, qui sera r\u00e9p\u00e9t\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises par les intervenants<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(1)<\/sup>.<\/p>\n<h2>Quel positionnement pour le CHU dans une logique de fili\u00e8re\u2009?<\/h2>\n<p>La concurrence public\/priv\u00e9, particuli\u00e8rement vive sur certains territoires, occulte parfois qu\u2019une comp\u00e9tition tout aussi forte peut exister entre acteurs publics. Il est alors important que les dirigeants hospitaliers prennent conscience de cet \u00e9tat de fait et adoptent un comportement plus responsable en privil\u00e9giant la coop\u00e9ration. Pour Philippe Domy, il y a n\u00e9cessit\u00e9 de \u00ab\u2009resserrer les rangs\u2009\u00bb et d\u2019\u00ab\u2009assainir\u2009\u00bb la concurrence afin que celle-ci n\u2019ait pas lieu entre les \u00e9tablissements publics pour lesquels les ressources sont rares et ch\u00e8res. Les CHU peuvent \u00eatre les chefs de file de cette politique afin d\u2019organiser la compl\u00e9mentarit\u00e9 des offres propos\u00e9es par les \u00e9tablissements publics.<\/p>\n<p>L\u2019agence r\u00e9gionale de sant\u00e9 (ARS) assurerait la supervision de la construction de ces GHT, auxquels les \u00e9tablissements auront l\u2019obligation d\u2019adh\u00e9rer. Les modalit\u00e9s de la concertation sont laiss\u00e9es \u00e0 la discr\u00e9tion de chacune des ARS et peuvent donc \u00eatre diff\u00e9rentes selon les r\u00e9gions.<\/p>\n<p>Le regroupement et la mise en commun des moyens sont par ailleurs une tendance majeure de la structuration du secteur priv\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Les intervenants refusent pour le moment l\u2019int\u00e9gration des \u00e9tablissements priv\u00e9s lucratifs \u00e0 ces coop\u00e9rations en estimant que l\u2019on doit d\u2019abord construire des partenariats solides entre \u00e9tablissements publics. Il est envisageable <em>a contrario<\/em> d\u2019int\u00e9grer les \u00e9tablissements de sant\u00e9 priv\u00e9s d\u2019int\u00e9r\u00eat collectif (Espic).<\/p>\n<p>Dans une logique de fili\u00e8re, ou de parcours, le CHU pourrait \u00eatre envisag\u00e9 comme le dernier maillon de la cha\u00eene ou comme le dernier recours. Or, le CHU doit prendre part aux politiques men\u00e9es tout au long du parcours, en participant par exemple aux politiques de pr\u00e9vention ou au d\u00e9ploiement de l\u2019\u00e9ducation th\u00e9rapeutique. Par ailleurs, le CHU assure un r\u00f4le de proximit\u00e9 qui l\u2019int\u00e8gre tout au long du parcours de soin. \u00c0 cet \u00e9gard, il est envisageable de d\u00e9passer la notion de parcours de soin pour s\u2019orienter, selon le Pr Vinel, vers \u00ab\u2009un parcours de vie\u2009\u00bb\u2009: les CHU sortiraient en cela du paradigme curatif dans lequel ils sont parfois enferm\u00e9s pour avoir une approche plus globale de la sant\u00e9 des patients. Le Pr Vinel estime que le principe du parcours de soin doit \u00e9galement amener une r\u00e9orientation de la formation des personnels soignants vers davantage d\u2019apprentissage du travail en \u00e9quipe pluriprofessionnelle.<\/p>\n<h2>Quelle place pour la recherche au sein de la nouvelle loi de sant\u00e9\u2009?<\/h2>\n<p>La recherche clinique est assez peu pr\u00e9sente dans la nouvelle loi de sant\u00e9. Pourtant, il existe de v\u00e9ritables besoins en termes de structuration de la recherche clinique en France et elle reste le principal facteur d\u2019am\u00e9lioration de la prise en charge des patients. Alors qu\u2019il existe pour le Pr Vinel un \u00ab\u2009<em>lien consubstantiel<\/em>\u2009\u00bb entre la recherche et le soin, la recherche clinique reste trop enferm\u00e9e au sein des CHU. Il est important que celle-ci s\u2019exporte davantage vers les centres hospitaliers (avec d<em>e facto<\/em> un accroissement cons\u00e9quent de la taille des cohortes disponibles). Pour le Pr Vinel, la recherche clinique peut m\u00eame aller jusqu\u2019au \u00ab\u2009<em>lit du malade \u00e0 domicile\u2009<\/em>\u00bb en int\u00e9grant les structures de recherche de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>Le cloisonnement trop fort entre les diff\u00e9rents types de recherche, lui aussi regrett\u00e9, et la recherche translationnelle constituent le lien entre recherche clinique et recherche fondamentale. Le statut des m\u00e9decins peut \u00e9galement \u00eatre repens\u00e9 pour \u00eatre plus propice aux activit\u00e9s de recherche. En effet, un chef de clinique, initialement bi-appartenant et assurant des activit\u00e9s de soin et de recherche, perd toute activit\u00e9 de recherche une fois devenu PH, <em>a fortiori<\/em> si celui-ci n\u2019int\u00e8gre pas un CHU.<\/p>\n<p>Les pr\u00e9sidents des trois Conf\u00e9rences s\u2019accordent par ailleurs sur le fait que le Comit\u00e9 national de coordination de la recherche (CNCR) reste une institution pleinement autonome. Pour cela, ils pr\u00e9conisent notamment de ne pas financer le CNCR par une partie de l\u2019objectif national des d\u00e9penses d\u2019assurance maladie (Ondam), au-del\u00e0 des trois ann\u00e9es de fonds d\u2019amor\u00e7age par la DGOS, mais de le financer directement par les cotisations des CHU et CH concern\u00e9s. Le CNCR devra ensuite faire correspondre strat\u00e9gie nationale de sant\u00e9 et strat\u00e9gie nationale de recherche, actuellement asynchrones.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019image des CHU qui jouent \u00e0 la fois le r\u00f4le d\u2019h\u00f4pital de proximit\u00e9 et celui de p\u00f4le d\u2019excellence international, la recherche doit \u00eatre diffus\u00e9e au niveau des territoires r\u00e9gionaux (et les CHU peuvent \u00eatre fer de lance d\u2019une telle politique), mais le territoire principal de la recherche \u00e0 conqu\u00e9rir reste l\u2019espace europ\u00e9en voire l\u2019espace international. La multiplicit\u00e9 des institutions porteuses des politiques de recherche en France ne facilite cependant pas la visibilit\u00e9 et la clart\u00e9 n\u00e9cessaires pour mener une politique nationale de recherche lisible et coh\u00e9rente.<\/p>\n<h2>Les contrats de gouvernance et les coll\u00e8ges de p\u00f4le<\/h2>\n<p>Le Pr Moulin estime \u00ab\u2009<em>qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019\u00e9volutions en profondeur \u00e0 ce propos. Il faut cependant clarifier la position du pr\u00e9sident de CME vis-\u00e0-vis des chefs de p\u00f4le<\/em>\u2009\u00bb. Il est important que la r\u00e9partition des comp\u00e9tences au sein de l\u2019\u00e9tablissement soit claire et qu\u2019il n\u2019y ait pas de doublons, par exemple entre CME et coll\u00e8ge de p\u00f4les (nouvelle structure propos\u00e9e par la loi).<\/p>\n<p>Par ailleurs, il faut veiller \u00e0 ce que les r\u00e8gles de gouvernance des institutions publiques de sant\u00e9 ne soient pas repens\u00e9es trop fr\u00e9quemment. Une r\u00e9forme de la gouvernance n\u00e9cessite un temps relativement long pour entrer en pratique et pour que les professionnels puissent se l\u2019approprier. Comme l\u2019affirme Philippe Domy, \u00ab\u2009<em>c\u2019est par la pratique, plus que par le r\u00e8glement que l\u2019on rend la gouvernance efficiente. D\u2019autant plus quand on se trouve dans une entreprise o\u00f9 l\u2019autorit\u00e9 ne se d\u00e9cr\u00e8te pas mais se concerte\u2009<\/em>\u00bb.<\/p>\n<button data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#5247\">Notre commentaire<\/button><div id=\"5247\" class=\"encadre collapse\"><h1>Notre commentaire<\/h1>\n<p>Les enjeux soulev\u00e9s par la nouvelle loi de sant\u00e9 mettent en lumi\u00e8re les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par les \u00e9tablissements publics \u00e0 travailler ensemble, face \u00e0 un secteur priv\u00e9 qui se restructure et o\u00f9 les cliniques sont de plus en plus l\u2019\u00e9manation d\u2019une politique de groupe. On a parfois le sentiment que les \u00e9tablissements publics restent tr\u00e8s autonomes les uns vis-\u00e0-vis des autres et ne parviennent pas \u00e0 penser la sant\u00e9 en commun. Le mot d\u2019ordre devrait \u00eatre clair entre \u00e9tablissements publics\u2009: la coop\u00e9ration\u2009! Sur des territoires tr\u00e8s denses, o\u00f9 les offreurs de soin publics sont nombreux, il para\u00eet logique que la coop\u00e9ration et la concertation aboutissent \u00e0 une compl\u00e9mentarit\u00e9 de l\u2019offre hospitali\u00e8re publique. Il s\u2019agit de mettre en commun les ressources et de concentrer nos expertises.<\/p>\n<p>Les CHU sont s\u00fbrement les plus l\u00e9gitimes \u00e0 porter une telle politique, \u00e0 condition que cela se fasse en concertation avec les CH. \u00c0 l\u2019image des collectivit\u00e9s qui parviennent parfois \u00e0 mettre de c\u00f4t\u00e9 les guerres de clocher ancestrales pour mutualiser et optimiser les services rendus \u00e0 la population, nous devons travailler aux restructurations des offres hospitali\u00e8res quitte \u00e0 renoncer \u00e0 certains services, si cela peut permettre d\u2019am\u00e9liorer l\u2019offre publique de soin sur le territoire. Les directeurs d\u2019\u00e9tablissement doivent \u00eatre \u00e0 l\u2019initiative d\u2019une telle politique et il ne faut pas attendre que la tutelle d\u00e9cide de mani\u00e8re unilat\u00e9rale des choix que nous aurions pu porter.<\/p>\n<p>Comme jeunes directeurs, nous sommes \u00e9galement frapp\u00e9s par les difficult\u00e9s qui ont trait au syst\u00e8me d\u2019information hospitalier. Alors que cela devrait \u00eatre un outil facilitateur, notamment pour la construction de politiques communes, on constate au contraire que c\u2019est un frein majeur \u00e0 la mise en commun des ressources. Si la loi de sant\u00e9 consacre le r\u00f4le des CHU comme chef de file dans la construction des coop\u00e9rations territoriales, les CHU devront se saisir de cet enjeu majeur et pousser \u00e0 l\u2019homog\u00e9n\u00e9isation dans l\u2019utilisation des syst\u00e8mes d\u2019information au sein d\u2019un territoire.<\/p>\n<p>L\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des syst\u00e8mes d\u2019information r\u00e9sonne en \u00e9cho avec l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des structures d\u00e9volues \u00e0 la recherche. La recherche fondamentale et la recherche clinique fran\u00e7aises gagneront \u00e0 disposer d\u2019une institution unique, capable de d\u00e9terminer les grandes orientations de la recherche en France, grandes orientations dans lesquelles les \u00e9quipes des CHU pourraient s\u2019inscrire.<\/p>\n<\/div>\n<h1>Le CHU, h\u00f4pital territorial<\/h1>\n<h2>Des exemples locaux de coop\u00e9ration r\u00e9gionale r\u00e9ussie<\/h2>\n<h3>La R\u00e9union\u2009: coordonner et synchroniser la direction du groupe hospitalier Est-R\u00e9union (GHER) et du CHU<\/h3>\n<p>Autour d\u2019un objectif de prise en charge globale du patient, les \u00e9quipes ont privil\u00e9gi\u00e9 une approche d\u2019optimisation des ressources, une concertation active et pluriprofessionnelle qui s\u2019inscrivaient dans le projet H\u00f4pital num\u00e9rique. Les travaux ont commenc\u00e9 par des sessions communes des deux commissions m\u00e9dicales d\u2019\u00e9tablissement (CME) pour les deux \u00e9tablissements, structurant le travail par grandes fili\u00e8res prioritaires (chirurgie, urgences\u2026) avec une recherche de mutualisation et de compl\u00e9mentarit\u00e9.<\/p>\n<button data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#5248\">le programme<\/button><div id=\"5248\" class=\"encadre collapse\"><h1>le programme<\/h1>\n<h2>Mardi 2 d\u00e9cembre (apr\u00e8s-midi)<\/h2>\n<h3>Le CHU, h\u00f4pital territorial<\/h3>\n<p>Pr&nbsp;Guy MOULIN <em>Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des pr\u00e9sidents de CME de CHU<\/em><\/p>\n<h4>Conf\u00e9rence introductive sur la place des CHU dans les territoires<\/h4>\n<p>Pr Jacques&nbsp;BRINGER <em>Doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine de Montpellier<\/em><\/p>\n<h4>1re table ronde - Regards crois\u00e9s sur l\u2019organisation territoriale des soins hospitaliers<\/h4>\n<p>Pr&nbsp;Guy MOULIN <em>Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des pr\u00e9sidents de CME de CHU<\/em><\/p>\n<p>Philippe DOMY <em>Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des directeurs g\u00e9n\u00e9raux de CHRU<\/em><\/p>\n<h5>Un projet de territoire bas\u00e9 sur une direction commune CHU-CHG : la prise en charge du patient sur le territoire Nord-Est, \u00e0 La R\u00e9union<\/h5>\n<p>Pr&nbsp;Tawfiq HENNI <em>Pr\u00e9sident de la CME du CHU de La R\u00e9union<\/em><\/p>\n<p>David GRUSON <em>Directeur g\u00e9n\u00e9ral du CHU de La R\u00e9union<\/em><\/p>\n<h5>De la CHT au GHT, autour du CHU de Clermont-Ferrand<\/h5>\n<p>Alain MEUNIER <em>Directeur g\u00e9n\u00e9ral du CHU de Clermont-Ferrand<\/em><\/p>\n<h5>Le r\u00f4le des CHU dans les d\u00e9serts m\u00e9dicaux<\/h5>\n<p>Hamid SIAHMED <em>Directeur g\u00e9n\u00e9ral du CHU de Limoges<\/em><\/p>\n<p>Jean-Jacques ROMATET <em>Directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019AP-HM<\/em><\/p>\n<p>Pr Jean-Yves ARTIGOU <em>Membre de la CME de l\u2019AP-HP<\/em><\/p>\n<h5>Les enjeux du parcours de soins : p\u00e9rim\u00e8tre, coordination et financement dans le territoire<\/h5>\n<p>Pr&nbsp;Alain Vergnen\u00e8gre <em>Pr\u00e9sident de la CME du CHU de Limoges<\/em><\/p>\n<h4>2e table ronde - Territorialit\u00e9 de la recherche<\/h4>\n<p>Pr&nbsp;Guy MOULIN <em>Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des pr\u00e9sidents de CME de CHU<\/em><\/p>\n<p>Jean-Jacques ROMATET <em>Directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019AP-HM<\/em><\/p>\n<h5>La r\u00e9gionalisation de la recherche<\/h5>\n<p>Pr&nbsp;Jean SIBILIA<em> Pr\u00e9sident du CNCR, doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine de Strasbourg<\/em><\/p>\n<p>Philippe VIGOUROUX <em>Directeur g\u00e9n\u00e9ral du CHU de Bordeaux, vice-pr\u00e9sident du CNCR<\/em><\/p>\n<h5>Un exemple de recherche clinique r\u00e9gionale en Midi-Pyr\u00e9n\u00e9es<\/h5>\n<p>Pr Bernard&nbsp;PRADERE <em>Pr\u00e9sident de la CME du CHU de Toulouse<\/em><\/p>\n<h5>Les d\u00e9partements hospitalo-universitaires (DHU) et les f\u00e9d\u00e9rations hospitalo-universitaires (FHU)<\/h5>\n<p>Pr&nbsp;Olivier CLARIS <em>Pr\u00e9sident de la CME des Hospices civils de Lyon<\/em><\/p>\n<p>Pr&nbsp;Marie-Christine WORONOFF-LEMSI <em>Pr\u00e9sidente de la DRCI du CHU de Besan\u00e7on<\/em><\/p>\n<h4>3e table ronde : Nouvelles formations et parcours r\u00e9gional du patient<\/h4>\n<p>Pr Guy&nbsp;MOULIN <em>Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des pr\u00e9sidents de CME de CHU<\/em><\/p>\n<p>Pr Georges&nbsp;LEONETTI <em>Doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine de Marseille<\/em><\/p>\n<h5>Quelles nouvelles comp\u00e9tences en r\u00e9gion au service du patient ?<\/h5>\n<p>Pr&nbsp;Michel CLAUDON <em>Pr\u00e9sident de la CME du CHU de Nancy<\/em><\/p>\n<h5>Un parcours r\u00e9gional de formation pour les jeunes m\u00e9decins<\/h5>\n<p>Pr&nbsp;Jean-Luc DUMAS <em>Doyen de l\u2019UFR de m\u00e9decine, universit\u00e9 Paris-XIII<\/em><\/p>\n<p>Pr&nbsp;Emmanuel SAMAIN <em>Doyen de l\u2019UFR sciences m\u00e9dicales et pharmaceutiques, universit\u00e9 de Franche-Comt\u00e9<\/em><\/p>\n<h5>Vers un parcours universitaire pour les soignants apr\u00e8s la licence<\/h5>\n<p>Pr&nbsp;Henry COUDANE <em>Doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine, ma\u00efeutique et sciences de sant\u00e9 de la Lorraine<\/em><\/p>\n<\/div>\n<p>L\u2019absence de logique concurrentielle entre les deux \u00e9tablissements a pr\u00e9valu et fortement contribu\u00e9 \u00e0 la r\u00e9ussite de cette op\u00e9ration, qui a permis de r\u00e9duire l\u2019endettement du GHER sans pour autant nuire \u00e0 la situation financi\u00e8re du CHU. Cela a \u00e9galement permis de r\u00e9ussir la mutualisation des ressources en management (contr\u00f4le de gestion, direction financi\u00e8re et DSSI) et d\u2019am\u00e9liorer le parcours de soins destin\u00e9 au patient, notamment par le d\u00e9ploiement des prises en charges compl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>Ce succ\u00e8s ouvre des perspectives, notamment en mati\u00e8re d\u2019export et de partage du savoir-faire acquis dans la zone oc\u00e9an indien avec les Comores, les Seychelles, l\u2019Afrique du Sud, Mayotte, Madagascar\u2026 Cette expertise permet au CHU de La R\u00e9union de rayonner dans cette zone.<\/p>\n<h3>Clermont-Ferrand\u2009: de la CHT au GHT, l\u2019union fait la force<\/h3>\n<p>Comme le souligne Alain Meunier, directeur g\u00e9n\u00e9ral du CHU de Clermont-Ferrand, le GHT repr\u00e9sente un potentiel, dont les CHU seraient une force \u00e0 certaines conditions. La r\u00e9ussite du GHT d\u00e9pend de deux enjeux forts.<\/p>\n<p>En premier lieu, la coop\u00e9ration est indispensable entre CHU et h\u00f4pitaux de proximit\u00e9, qui connaissent souvent des difficult\u00e9s \u00e0 trouver les ressources m\u00e9dicales suffisantes\u2009: les difficult\u00e9s de recrutement des ressources m\u00e9dicales constituent souvent le d\u00e9but de la coop\u00e9ration, en la rendant absolument n\u00e9cessaire pour les \u00e9tablissements p\u00e9riph\u00e9riques.<\/p>\n<p>Le second enjeu repose sur l\u2019organisation des fili\u00e8res de soin. Dans le projet clermontois, cinq centres hospitaliers sont concern\u00e9s, et la forme de coop\u00e9ration qui pr\u00e9existait avant la loi H\u00f4pital, patients, sant\u00e9, territoire (HPST), notamment m\u00e9dicale et de direction commune, a permis d\u2019avancer plus rapidement.<\/p>\n<p>La recherche est le c\u0153ur de m\u00e9tier des CHU. Elle constitue un \u00e9l\u00e9ment d\u2019attractivit\u00e9 tr\u00e8s fort pour les praticiens hospitaliers, contribue au recrutement des patients et est un levier d\u2019am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 des soins.<\/p>\n<p>Finalement, le GHT est devenu l\u2019occasion d\u2019approfondir ce qui avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 et de parvenir \u00e0 un projet m\u00e9dical commun (et non unique), partiellement r\u00e9alis\u00e9 sous forme de protocoles\u2009; de cr\u00e9er des p\u00f4les interhospitaliers dans trois disciplines\u2009: g\u00e9rontologie, urgences, sant\u00e9 mentale\u2009; et enfin de mettre en place des syst\u00e8mes d\u2019information interop\u00e9rables.<\/p>\n<p>Les facteurs cl\u00e9s de r\u00e9ussite ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s comme suit\u2009:<\/p>\n<ul>\n<li>des d\u00e9cisions fond\u00e9es sur l\u2019unanimit\u00e9\u2009;<\/li>\n<li>un cadre institutionnel obligatoire, mais souple, adaptable et repr\u00e9sentatif (pas de personne morale)\u2009;<\/li>\n<li>un p\u00e9rim\u00e8tre locor\u00e9gional adaptable aux besoins et situations particuli\u00e8res\u2009;<\/li>\n<li>des comp\u00e9tences obligatoires d\u00e9finies par l\u2019ARS et facultatives \u00e0 soumettre au GHT\u2009: le d\u00e9veloppement de canaux de liaison avec les autres GHT.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le CHU de Clermont-Ferrand reconna\u00eet toutefois que ce dispositif souffre de sa capacit\u00e9 de d\u00e9cision limit\u00e9e. Par ailleurs, il reste \u00e0 ce jour des questions en suspens\u2009: <em>quid<\/em> du transfert des autorisations, compte tenu du fait que la structure ne le pr\u00e9voyait pas\u2009? Quel positionnement avec les centres de lutte contre le cancer priv\u00e9s\u2009? Quelle symbiose avec les GHT voisins\u2009?<\/p>\n<p>Et Alain Meunier de conclure que les CHU doivent jouer un r\u00f4le moteur\u2009: \u00ab\u2009<em>Si le GHT est le vaisseau spatial de la coop\u00e9ration hospitali\u00e8re, le CHU peut en \u00eatre le moteur principal pour le GHT qu\u2019il pilote et le moteur auxiliaire des autres GHT<\/em>.\u2009\u00bb<\/p>\n<h3>L\u2019h\u00f4pital hors les murs\u2009: les exemples de Limoges, Marseille et de l\u2019AP-HP<\/h3>\n<p>Ces territoires sont tr\u00e8s diff\u00e9rents, mais leurs probl\u00e9matiques sont \u00e0 bien des \u00e9gards identiques\u2009: d\u00e9sertification m\u00e9dicale, probl\u00e8mes d\u2019acc\u00e8s aux soins, ancrage territorial du CHU. Les r\u00e9ponses apport\u00e9es par les \u00e9quipes ont elles aussi des points communs, tels que la proximit\u00e9 avec le patient\u2009: installation des soins dans un centre commercial et accompagnement par des \u00e9quipes mobiles \u00e0 Marseille, mise en place d\u2019un r\u00e9seau de t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine \u00e0 Limoges ou encore gouvernance partenariale\u2009: ville, \u00c9tat (mise en \u0153uvre d\u2019un contrat local de sant\u00e9 pour Limoges), conseil g\u00e9n\u00e9ral et conseil r\u00e9gional. Ces initiatives prouvent que le CHU gagne \u00e0 renforcer son ouverture pour que les besoins de chaque type de structure (CH, UFR, CHU) trouvent une r\u00e9ponse \u00e0 leurs besoins dans le r\u00e9seau.<\/p>\n<h2>Le parcours\u2009: point cl\u00e9 de l\u2019avenir de l\u2019organisation des soins<\/h2>\n<p>La question se pose de l\u2019articulation GHT\/parcours. D\u00e9finir le r\u00f4le du GHT par rapport au parcours du patient semble pertinent, compte tenu du fait que le CHU est le garant du continuum des soins selon la trinit\u00e9 pr\u00e9vention\/soins\/r\u00e9adaptation.<\/p>\n<p>La question est de disposer des bonnes comp\u00e9tences au bon moment et au bon endroit, ce qui conduit \u00e0 se demander\u2009: qui doit se d\u00e9placer\u2009? Faut-il se d\u00e9placer\u2009? Quelle place pour la t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine\u2009? La France observe un retard consid\u00e9rable sur cette derni\u00e8re technologie\u2009: un livre blanc 2013, qui reste largement perfectible, et seulement quatre exp\u00e9rimentations dans le projet de loi de financement de la s\u00e9curit\u00e9 sociale (PLFSS) 2014. Il convient en premier lieu d\u2019identifier les acteurs, de d\u00e9finir le parcours du patient avant de figer le curseur du r\u00f4le de chacun avec, \u00e0 la cl\u00e9, des questions fondamentales telles que l\u2019\u00e9largissement du champ des comp\u00e9tences, l\u2019\u00e9volution des conditions et des sites d\u2019activit\u00e9 des m\u00e9decins et de la d\u00e9l\u00e9gation des t\u00e2ches. Le Pr Michel Claudon, pr\u00e9sident de la CME du CHU de Nancy, estime ainsi que \u00ab<em>\u2009la mise en place d\u2019une gestion pr\u00e9visionnelle des comp\u00e9tences m\u00e9dicales et soignantes r\u00e9gionale permettrait d\u2019apporter des r\u00e9ponses<\/em>\u2009\u00bb.<\/p>\n<p>Le GHT appara\u00eet comme un bon outil du traitement en r\u00e9seau des maladies chroniques, le CHU se positionnant comme acteur de la formation et comme moteur de la recherche sur le territoire, \u00e0 condition que les syst\u00e8mes d\u2019information soient partag\u00e9s et accessibles, accompagn\u00e9s par des incitations pour les professionnels \u00e0 participer aux dossiers partag\u00e9s et qu\u2019une implication forte des acteurs r\u00e9gionaux soit pr\u00e9gnante.<\/p>\n<p>Toutefois, \u00e0 l\u2019heure actuelle, l\u2019interrogation reste forte quant au financement. \u00c0 tout le moins, il doit \u00eatre incitatif, transparent et suffisant. Une piste de travail propose un contrat investissement-financement\/parcours \u00e0 n\u00e9gocier avec l\u2019ARS.<\/p>\n<h2>La recherche, fleuron des CHU, doit occuper une place sp\u00e9cifique<\/h2>\n<p>La recherche est le c\u0153ur de m\u00e9tier des CHU. Elle constitue un \u00e9l\u00e9ment d\u2019attractivit\u00e9 tr\u00e8s fort pour les praticiens hospitaliers, contribue au recrutement des patients et est un levier d\u2019am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 des soins au service du patient. Il existe une forte marge de d\u00e9veloppement\u2009: sur l\u2019ensemble des GHS trait\u00e9s par les CHU et CH, 5\u2009% seulement sont inclus dans les essais et les protocoles. \u00c0 ce titre, elle doit \u00eatre organis\u00e9e par une r\u00e9gulation nationale et par une coordination r\u00e9gionale. Le CHU peut \u00eatre t\u00eate de r\u00e9seau sur le plan r\u00e9gional, avec une coop\u00e9ration \u00ab\u2009gagnant\/gagnant\u2009\u00bb.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la recherche interroge les liens entretenus par l\u2019h\u00f4pital avec l\u2019ext\u00e9rieur\u2009: quel impact sur le potentiel industriel\u2009? Comment la recherche interagit-elle avec les dynamiques soci\u00e9tales\u2009?<\/p>\n<p>Une plateforme r\u00e9gionale permettrait un meilleur acc\u00e8s \u00e0 la formation, \u00e0 la mutualisation des comp\u00e9tences rares, \u00e0 la diffusion d\u2019analyses juridiques, cartographiques, bibliographiques, etc. Une d\u00e9marche d\u2019\u00e9valuation sera ensuite n\u00e9cessaire pour mesurer la pertinence d\u2019une telle structure.<\/p>\n<p>L\u2019action mise en \u0153uvre \u00e0 Toulouse sur la g\u00e9rontologie est \u00e0 cet \u00e9gard int\u00e9ressante\u2009: une \u00e9quipe r\u00e9gionale de recherche sur le vieillissement a \u00e9t\u00e9 mise en place, dont le r\u00e9seau est anim\u00e9 par huit \u00e9quipes territoriales qui fonctionnent \u00e0 l\u2019aide d\u2019outils tels que\u2009: la t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine, des r\u00e9unions, une \u00e9quipe mobile, une newsletter\u2026 Le Pr Bernard Prad\u00e8re, pr\u00e9sident de CME du CHU de Toulouse, conclut \u00e0 un \u00ab\u2009apport ind\u00e9niable de la recherche en termes d\u2019enrichissement pour les \u00e9tudes cliniques, qui r\u00e9pond \u00e9galement \u00e0 la demande des m\u00e9decins en CH\u2009\u00bb et pr\u00e9conise des actions destin\u00e9es \u00e0 favoriser et d\u00e9velopper cette culture.<\/p>\n<h3>D\u00e9partements hospitalo-universitaires et f\u00e9d\u00e9rations hospitalo-universitaires\u2009: quelle place dans le paysage\u00a0?<\/h3>\n<p>Les instituts hospitalo-universitaires (IHU) \u00e9taient annonc\u00e9s dans la loi HPST, les d\u00e9partements hospitalo-universitaires (DHU) en sont la traduction \u00e0 une moindre \u00e9chelle selon le mod\u00e8le hospitalo-universitaire. Suivant le mod\u00e8le nantais (2012-2013), l\u2019AP-HP lance son programme DHU en 2013 avec seize projets retenus en deux vagues. Il n\u2019existe pas de diff\u00e9rence notable entre les DHU et les f\u00e9d\u00e9rations hospitalo-universitaires (FHU).<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, d\u00e8s 2012, des d\u00e9bats minist\u00e9riels et des r\u00e9unions de concertation sont organis\u00e9s, le CNCR est charg\u00e9 d\u2019une mission de r\u00e9flexion. Les op\u00e9rations sont lanc\u00e9es par interr\u00e9gion (Bourgogne et Franche-Comt\u00e9, Rh\u00f4ne-Alpes, h\u00f4pitaux universitaires du Grand Ouest [HUGO]), \u00e0 l\u2019issue de la phase de r\u00e9flexion, deux mod\u00e8les sont retenus\u2009: intra-CHU et inter-CHU. Pour que le mod\u00e8le connaisse le succ\u00e8s, il est toutefois n\u00e9cessaire que cela ne consiste pas uniquement en la superposition des services d\u2019une m\u00eame discipline dans une grande r\u00e9gion. La labellisation repose sur un certain nombre d\u2019interrogations\u2009: en quoi le projet est-il structurant\u2009? Quelle est sa faisabilit\u00e9\u2009? Comment celui-ci sera financ\u00e9\u2009? Qu\u2019apportera la labellisation\u2009? Quelle sera la gouvernance du projet\u2009?<\/p>\n<p>\u00c0 ce jour, six IHU sont labellis\u00e9s. Les CHU appellent donc \u00e0 une p\u00e9rennisation des FHU-DHU, via une appellation, un cahier des charges et des modalit\u00e9s de financement uniques, et sont en attente de la mise en place d\u2019une r\u00e9elle \u00e9valuation. Ce processus de labellisation aura eu <em>a minima<\/em> le m\u00e9rite selon le Pr Olivier Claris, pr\u00e9sident de la CME des Hospices civils de Lyon, de \u00ab\u2009<em>lancer une dynamique et de susciter une mobilisation scientifique importante<\/em>\u2009\u00bb.<\/p>\n<h2>La formation professionnelle des m\u00e9decins et soignants\u2009: maintenons encore l\u2019effort<\/h2>\n<p>La responsabilit\u00e9 de l\u2019universit\u00e9 comprend la formation, l\u2019\u00e9ducation des patients, la mise en place de moyens territoriaux afin de r\u00e9aliser les enjeux qui peuvent se r\u00e9sumer \u00e0 recruter de \u00ab\u2009bons\u2009\u00bb \u00e9tudiants, proposer de \u00ab\u2009bons\u2009\u00bb cursus et organiser de \u00ab\u2009bons\u2009\u00bb parcours.<\/p>\n<p>Cette formation s\u2019appuie sur le socle de la structure universitaire du DES de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale qui doit proposer l\u2019ensemble des \u00e9tapes\u2009: des stages en alternance en fili\u00e8re ambulatoire, un agr\u00e9ment en fili\u00e8re hospitali\u00e8re, le post-internat avec soins ambulatoires et des missions universitaires d\u2019encadrement.<\/p>\n<p>Selon les Pr Jean-Luc Dumas et Emmanuel Samain, respectivement doyen de l\u2019UFR de m\u00e9decine \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Paris-XIII et doyen de l\u2019UFR sciences m\u00e9dicales et pharmaceutiques \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Franche-Comt\u00e9, \u00ab\u2009<em>le contenu de la formation initiale rel\u00e8ve de la responsabilit\u00e9 sociale et doit permettre \u00e0 cette formation initiale d\u2019\u00eatre tout \u00e0 la fois adapt\u00e9e, ins\u00e9r\u00e9e et diversifi\u00e9e<\/em>\u2009\u00bb\u2009: adapt\u00e9e \u00e0 la prise en charge des patients, elle permet de d\u00e9velopper des qualit\u00e9s indispensables et de former des m\u00e9decins communicateurs, coordonnateurs, promoteurs d\u2019une d\u00e9marche clinicienne, acteurs de sant\u00e9 publique, \u00e9thiques r\u00e9flexifs, experts tout au long de la vie\u2009; ins\u00e9r\u00e9e dans les structures territoriales afin de contribuer \u00e0 la construction d\u2019une d\u00e9mographie m\u00e9dicale efficace\u2009; et enfin diversifi\u00e9e dans ses objectifs\u2009: acc\u00e8s des \u00e9tudiants aux cursus exp\u00e9rimentation Paces (premi\u00e8re ann\u00e9e commune des \u00e9tudes de sant\u00e9), aide \u00e0 la r\u00e9ussite territoriale CESP, \u00e9changes entre fili\u00e8res universitaires passerelles (LMD, Ifsi), d\u00e9l\u00e9gation aux soignants, \u00e9ducation en sant\u00e9.<\/p>\n<p>Le Pr Henry Coudane, doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine, ma\u00efeutique et sciences de sant\u00e9 de la Lorraine, dans son focus sur le processus de reconnaissance universitaire des infirmiers engag\u00e9 par la France indique que, concernant le grade licence, \u00ab\u2009<em>les choses sont dor\u00e9navant \u00e9tablies, mais il reste du chemin \u00e0 parcourir pour le grade master<\/em>\u2009\u00bb. Certains existent, tel le master en sciences cliniques infirmi\u00e8res qui offre ensuite des sp\u00e9cialit\u00e9s (psychiatrie, douleurs et soins palliatifs\u2026), mais lors des derni\u00e8res campagnes, des demandes de master en pratiques avanc\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 refus\u00e9es. La directive europ\u00e9enne 2013-55 implique toutefois que ce dispositif soit mis en place au plus tard en 2017, et la Direction g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019offre de soins (DGOS) travaille actuellement sur la question des pratiques avanc\u00e9es\u2026<\/p>\n<h1>Le CHU, h\u00f4pital international<\/h1>\n<p>Les enjeux de la coop\u00e9ration internationale se posent aujourd\u2019hui dans des termes diff\u00e9rents. Il ne s\u2019agit plus de concevoir la coop\u00e9ration internationale sous le prisme du paternalisme et de l\u2019assistance. Il faut d\u00e9sormais la concevoir comme une r\u00e9elle collaboration. Pour le Dr Denis Labayle, pr\u00e9sident de l\u2019association Sud-Francilien Afrique et auteur de <em>Noirs en blanc<\/em> <sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(2)<\/sup>, le <em>leitmotiv<\/em> dominant des pays en d\u00e9veloppement est d\u00e9sormais\u2009: \u00ab <em>Reprenez vos ONG et rendez-nous nos m\u00e9decins<\/em> \u00bb. En effet, la politique d\u2019immigration choisie pratiqu\u00e9e dans la plupart des pays europ\u00e9ens alimente le d\u00e9ficit structurel de m\u00e9decins dont souffre le continent africain. On compte ainsi 15 m\u00e9decins pour 100\u2009000 habitants en moyenne en Afrique contre 248 en France.<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse qui doit \u00eatre apport\u00e9e selon le Dr Labayle est de mettre un terme au dogme lib\u00e9ral et de r\u00e9gir l\u2019installation des m\u00e9decins. Par ailleurs, il ne doit plus s\u2019agir de \u00ab\u2009faire du soin\u2009\u00bb, mais de permettre aux h\u00f4pitaux sur place de s\u2019organiser pour assurer eux-m\u00eames les soins. Par exemple, l\u2019envoi de mat\u00e9riel sur place doit \u00eatre conditionn\u00e9 \u00e0 la dispensation de formations ad\u00e9quates et adapt\u00e9es aux infrastructures existantes.<\/p>\n<button data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#5249\">Notre commentaire<\/button><div id=\"5249\" class=\"encadre collapse\"><h1>Notre commentaire<\/h1>\n<p>Il est plut\u00f4t rassurant pour nous de constater que la concertation territoriale n\u2019est pas seulement un concept intellectuel et th\u00e9orique. D\u2019aucuns pourraient consid\u00e9rer cette nouvelle incitation comme un frein, mais la majorit\u00e9 le voient comme un levier, et r\u00e9ussissent, \u00e0 force de n\u00e9gociations, de partenariats \u00e9quilibr\u00e9s et de participation de tous les acteurs, \u00e0 mettre en place des syst\u00e8mes vertueux, qui profitent au final au patient. \u00c0 ce titre, nous constatons la diff\u00e9rence entre un projet ancr\u00e9 sur une coop\u00e9ration de long terme, solidifi\u00e9e peu \u00e0 peu, et un projet fond\u00e9 sur une ambition qui voudrait aller trop vite ou trop loin. La th\u00e9orie des petits pas (coop\u00e9rations partielles, modestes pour commencer) fonctionne mieux car elle ne brusque pas les professionnels.<\/p>\n<p>Nous retenons \u00e9galement que, plut\u00f4t que de tenter des strat\u00e9gies top down, il est plus productif d\u2019associer les professionnels tant internes qu\u2019externes afin de coconstruire au lieu d\u2019imposer une vision manag\u00e9riale descendante, qui ne saurait s\u2019enrichir de la participation de tous. Il nous semble que le territoire peut \u00eatre un angle de r\u00e9flexion int\u00e9ressant, un point de d\u00e9part du rayonnement du CHU, et que ce dernier, bien assis sur des fondements locaux solides, n\u2019en sera que plus fort pour rayonner \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. En compl\u00e9ment, les relais externes\u2009: les partenaires institutionnels et associatifs doivent \u00eatre associ\u00e9s pleinement, au b\u00e9n\u00e9fice de toutes les parties. Le territoire devient ainsi maill\u00e9 par un r\u00e9seau dense et vivant, dont le CHU est un des piliers.<\/p>\n<p>Nous sommes cependant plus perplexes concernant la marge de man\u0153uvre dont disposent les chefs d\u2019\u00e9tablissement vis-\u00e0-vis de l\u2019ARS. Il nous semblerait plus logique et plus pertinent que les \u00e9tablissements d\u2019un territoire fa\u00e7onnent un GHT selon des modalit\u00e9s et \u00e0 l\u2019\u00e9gard de comp\u00e9tences qu\u2019ils sont libres de d\u00e9finir. L\u2019ARS n\u2019interviendrait alors que comme la garantie d\u2019une certaine homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 r\u00e9gionale, et ferait la promotion des bonnes pratiques.<\/p>\n<p>La question du financement reste \u00e9galement pendante, notamment pour les aspects impactant le \u00ab\u2009parcours patient\u2009\u00bb ou la recherche. En effet, m\u00eame si ce volet de l\u2019activit\u00e9 hospitalo-universitaire nous est moins familier, nous avons nettement conscience qu\u2019il ouvre une porte sur une dimension internationale \u00e0 condition d\u2019en r\u00e9ussir l\u2019organisation sur les plans r\u00e9gional et national.<\/p>\n<p>Enfin, la formation des m\u00e9decins et des soignants nous para\u00eet peut-\u00eatre le pan le moins impact\u00e9 par les GHT et l\u2019aspect territorial de l\u2019organisation des soins. Nous en avons une vision parcellaire, puisque, finalement, on ne c\u00f4toie les \u00e9tudiants que lorsqu\u2019ils mettent un pied dans la structure hospitali\u00e8re (stages, internat\u2026), ce qui est dommage, \u00e0 notre sens. Cette s\u00e9paration trop nette nous para\u00eet pr\u00e9judiciable \u00e0 une bonne entente entre gestionnaires et acteurs du soin, qui ne parlent pas un langage commun. Nous sommes intimement persuad\u00e9s que la formation des deux corps gagnerait \u00e0 dispenser des modules qui rapprocheraient les m\u00e9decins des \u00e9quipes de direction pour asseoir un socle commun de connaissances partag\u00e9es sur le fonctionnement des h\u00f4pitaux et les enjeux de leur management.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Le CHU, made in France<\/h2>\n<h3>Le duo CHU\/facult\u00e9 de m\u00e9decine, une association intangible \u00e0 pr\u00e9server<\/h3>\n<p>Alors qu\u2019en 2000 l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS) classait le syst\u00e8me fran\u00e7ais comme le plus performant au monde, ce m\u00eame syst\u00e8me est aujourd\u2019hui r\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9cri\u00e9 par la presse. On \u00e9voque une crise de l\u2019h\u00f4pital, des p\u00e9nuries de m\u00e9decins et la multiplication des d\u00e9serts m\u00e9dicaux, la Paces est parfois d\u00e9cri\u00e9e, comme le rappelle le Pr Ahmed Maherzi, doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine de Tunis, comme un v\u00e9ritable \u00ab\u2009g\u00e2chis humain\u2009\u00bb.<\/p>\n<blockquote><p>Le syst\u00e8me hospitalier fran\u00e7ais dispose de nombreux atouts qui devraient lui permettre de mieux r\u00e9pondre \u00e0 la demande \u00e9trang\u00e8re : l\u2019excellence et la r\u00e9putation de nos \u00e9tablissements, le r\u00e9seau diplomatique fran\u00e7ais qui est l\u2019un des plus \u00e9tendus au monde, les tarifs attractifs\u2026<\/p><\/blockquote>\n<p>La triple mission (\u00e9ducation\/recherche\/soins) et l\u2019association des CHU avec les facult\u00e9s de m\u00e9decine sont des \u00e9l\u00e9ments qui s\u2019exportent. Le Pr Maherzi interroge alors le rapport que doit entretenir le duo facult\u00e9\/CHU avec la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise. Il souligne l\u2019importance de la responsabilit\u00e9 sociale des \u00e9tablissements, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019obligation d\u2019orienter la formation, la recherche et le soin vers les principaux probl\u00e8mes de sant\u00e9 de la communaut\u00e9.<\/p>\n<button data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#5250\">le programme<\/button><div id=\"5250\" class=\"encadre collapse\"><h1>le programme<\/h1>\n<h2>Mercredi 3 d\u00e9cembre (matin\u00e9e)<\/h2>\n<h3>Le CHU, h\u00f4pital international<\/h3>\n<p>Pr&nbsp;Jean-Pierre VINEL <em>Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des doyens des facult\u00e9s de m\u00e9decine<\/em><\/p>\n<h5>Conf\u00e9rence introductive<\/h5>\n<p>Dr&nbsp;Denis LABAYLE <em>\u00c9crivain, pr\u00e9sident de l\u2019Association Sud-Francilien Afrique<\/em><\/p>\n<h4>1re table ronde - Le CHU made in France<\/h4>\n<p>Pr Jean-Pierre&nbsp;VINEL <em>Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des doyens des facult\u00e9s de m\u00e9decine<\/em><\/p>\n<p>Pr Georges&nbsp;LEONETTI <em>Doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine de Marseille<\/em><\/p>\n<h5>Le mod\u00e8le fran\u00e7ais vu de l\u2019\u00e9tranger<\/h5>\n<p>Pr&nbsp;Ahmed MAHERZI <em>Doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine de Tunis<\/em><\/p>\n<h5>La coop\u00e9ration hors Union europ\u00e9enne dans le domaine de la formation<\/h5>\n<p>Pr&nbsp;Philippe DEVRED <em>AP-HM, ancien directeur r\u00e9gional du bureau Asie Pacifique de l\u2019Agence universitaire de la francophonie<\/em><\/p>\n<h5>Le patient \u00e9tranger dans nos CHU<\/h5>\n<p>Jean-Jacques ROMATET <em>Directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019AP-HM<\/em><\/p>\n<p>Pr&nbsp;Suzy DUFLO<em> Pr\u00e9sidente de la CME du CHU de Pointe-\u00e0-Pitre<\/em><\/p>\n<h5>Promouvoir le mod\u00e8le du CHU fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019\u00e9tranger<\/h5>\n<p>Martin HIRSCH <em>Directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019AP-HP<\/em><\/p>\n<h4>2e table ronde - Formation et recherche internationales<\/h4>\n<p>Pr&nbsp;Jean-Pierre VINEL <em>Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des doyens des facult\u00e9s de m\u00e9decine<\/em><\/p>\n<p>Pr&nbsp;Eric BELLISSANT <em>Doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine, universit\u00e9 Rennes-1<\/em><\/p>\n<h5>L\u2019accueil des m\u00e9decins \u00e9trangers<\/h5>\n<p>Pr&nbsp;Dominique PERROTIN <em>Ancien pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des doyens des facult\u00e9s de m\u00e9decine<\/em><\/p>\n<h5>La formation des m\u00e9decins fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019\u00e9tranger<\/h5>\n<p>Pr Isabelle&nbsp;RICHARD <em>Doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine d\u2019Angers<\/em><\/p>\n<h5>Les r\u00e9seaux internationaux de recherche<\/h5>\n<p>Pr&nbsp;Suzy DUFLO <em>Pr\u00e9sidente de la CME du CHU de Pointe-\u00e0-Pitre<\/em><\/p>\n<p>Pr&nbsp;Olivier RASCOL<em> Coordonnateur de l\u2019Infrastructure F-CRIN<\/em><\/p>\n<p>Pr&nbsp;Eric BELLISSANT <em>Doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine, universit\u00e9 Rennes-1<\/em><\/p>\n<h4>Cl\u00f4ture des 14es Assises hospitalo-universitaires<\/h4>\n<p>Marisol TOURAINE <em>Ministre des Affaires sociales, de la Sant\u00e9 et des Droits des femmes<\/em><\/p>\n<\/div>\n<p>Pour que la formation et le soin restent en ad\u00e9quation avec les probl\u00e8mes prioritaires de sant\u00e9, il est imp\u00e9ratif que les facult\u00e9s de m\u00e9decine et les CHU restent indissociables.<\/p>\n<h3>Le patient \u00e9tranger dans nos CHU<\/h3>\n<p>L\u2019accueil des patients \u00e9trangers dans les CHU ne fait l\u2019objet d\u2019aucune circulaire harmonis\u00e9e. Pourtant en fonction des territoires, cet accueil peut repr\u00e9senter des montants importants. L\u2019enjeu est donc fort pour les \u00e9tablissements publics, qui re\u00e7oivent 93\u2009% des patients \u00e9trangers (la Belgique \u00e9tant le premier pays d\u2019origine de ces patients).<\/p>\n<p>Pour accueillir un patient \u00e9tranger en situation de pr\u00e9carit\u00e9, les \u00e9tablissements se retrouvent au carrefour de r\u00e9flexions \u00e9thiques, morales, sanitaires et \u00e9conomiques. Les risques sanitaires doivent par ailleurs \u00eatre g\u00e9r\u00e9s en priorit\u00e9\u2009: patients qui arrivent avec des bact\u00e9ries multir\u00e9sistantes, virus \u00e9mergents\u2026<\/p>\n<p>Les d\u00e9partements d\u2019outre-mer sont particuli\u00e8rement confront\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9sence de patients \u00e9trangers, essentiellement pr\u00e9caires et sans assurance. L\u2019attractivit\u00e9 du plateau technique fran\u00e7ais contribue \u00e0 attirer des patients des \u00eeles avoisinantes. Cela n\u00e9cessite d\u2019organiser la fili\u00e8re en partenariat avec les pays d\u2019origine de ces patients.<\/p>\n<p>L\u2019Allemagne s\u2019est saisie de ces enjeux de mani\u00e8re volontariste, pour les patients \u00e9trangers ayant les moyens financiers leur permettant de se faire soigner hors de leur pays, en d\u00e9veloppant le tourisme m\u00e9dical. Elle a mis en place des chambres haut de gamme r\u00e9serv\u00e9es aux patients \u00e9trangers et inscrit son offre th\u00e9rapeutique dans une offre touristique. C\u2019est pourquoi l\u2019Allemagne est aujourd\u2019hui le quatri\u00e8me pays pour l\u2019accueil des patients \u00e9trangers.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des difficult\u00e9s \u00e9thiques, financi\u00e8res ou sanitaires que soul\u00e8ve potentiellement l\u2019accueil des patients \u00e9trangers, Jean-Jacques Romatet, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019AP-HM, ajoute les difficult\u00e9s \u00ab\u2009culturelles\u2009\u00bb. L\u2019accueil de patients \u00e9trangers serait un \u00ab\u2009<em>affront \u00e0 l\u2019id\u00e9al \u00e9galitaire de l\u2019h\u00f4pital\u2009<\/em>\u00bb, cela remettrait en cause notre vision de la sant\u00e9 comme un bien public et non comme un bien marchand. Selon Jean-Jacques Romatet, cette r\u00e9ticence expliquerait principalement le retard fran\u00e7ais dans l\u2019organisation de l\u2019accueil des patients \u00e9trangers. En effet, \u00e0 l\u2019exception de quelques \u00e9tablissements (AP-HP et institut Gustave-Roussy notamment), l\u2019offre fran\u00e7aise est globalement en retard sur la question. Pourtant, le syst\u00e8me hospitalier fran\u00e7ais dispose de nombreux atouts qui devraient lui permettre de mieux r\u00e9pondre \u00e0 la demande \u00e9trang\u00e8re\u00a0: l\u2019excellence et la r\u00e9putation de nos \u00e9tablissements, le r\u00e9seau diplomatique fran\u00e7ais qui est l\u2019un des plus \u00e9tendus au monde, les tarifs attractifs\u2026<\/p>\n<p>Pour d\u00e9ployer une politique pertinente d\u2019accueil des patients \u00e9trangers, il faut n\u00e9cessairement que les \u00e9tablissements s\u2019approprient la d\u00e9marche d\u2019internationalisation et les techniques qui en d\u00e9coulent\u2009: qualit\u00e9 h\u00f4teli\u00e8re adapt\u00e9e, nouvelle relation avec le patient, apprentissage des langues et des cultures\u2026 Des cliniques d\u2019Aix-en-Provence ont par exemple mis en place un projet qui m\u00eale tourisme et r\u00e9\u00e9ducation.<\/p>\n<h3>Promouvoir le mod\u00e8le du CHU fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019\u00e9tranger<\/h3>\n<p>Les \u00e9volutions internationales de l\u2019environnement sanitaire ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s marqu\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Avec la transition d\u00e9mographique, de nombreux pays sont confront\u00e9s \u00e0 la fois \u00e0 des masses de population tr\u00e8s jeunes, mais aussi \u00e0 des cohortes de plus en plus importantes de populations \u00e2g\u00e9es. \u00c0 ce facteur d\u00e9mographique, s\u2019ajoute une transition \u00e9pid\u00e9miologique\u2009: les maladies cardio-vasculaires sont devenues la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 dans le monde, 80\u2009% des cas de diab\u00e8te se trouvent dans les pays en d\u00e9veloppement\u2026 Par ailleurs de nombreux pays \u00e9mergents connaissent \u00e9galement une transition \u00e9conomique, avec la mont\u00e9e en puissance des classes moyennes. Pour Martin Hirsch, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019AP-HP, on constate un ph\u00e9nom\u00e8ne mondial de \u00ab\u2009<em>solvabilisation de la demande<\/em>\u2009\u00bb\u2009: \u00e0 titre d\u2019exemple, la Chine a int\u00e9gr\u00e9, en dix ans, 800 millions d\u2019habitants \u00e0 l\u2019assurance maladie.<\/p>\n<p>Ces trois transitions (d\u00e9mographique, \u00e9conomique et \u00e9pid\u00e9miologique) suscitent un \u00ab\u2009<em>app\u00e9tit plus grand pour les techniques et les organisations de sant\u00e9<\/em>\u2009\u00bb. Le mod\u00e8le des CHU g\u00e9n\u00e8re donc une demande forte en termes d\u2019organisation. En effet, les CHU disposent de nombreux atouts\u2009: excellence de la recherche m\u00e9dicale fran\u00e7aise, \u00e9cole de m\u00e9decine reconnue, haut niveau de comp\u00e9tences des param\u00e9dicaux, formation sp\u00e9cifique des directeurs d\u2019h\u00f4pital\u2026 Ces atouts rendent le mod\u00e8le fran\u00e7ais tr\u00e8s attractif et donc susceptible d\u2019\u00eatre export\u00e9.<\/p>\n<p>Pourtant, il existe des difficult\u00e9s qui rendent ce mod\u00e8le organisationnel difficile \u00e0 exporter\u2009: la disparition d\u2019une offre industrielle fran\u00e7aise compl\u00e8te, l\u2019absence d\u2019op\u00e9rateurs priv\u00e9s capables de porter de grands projets internationaux, l\u2019absence de la Haute Autorit\u00e9 de sant\u00e9 (HAS) \u00e0 l\u2019international dans le secteur de l\u2019accr\u00e9ditation. Par ailleurs, le syst\u00e8me hospitalier fran\u00e7ais se caract\u00e9rise par des lourdeurs r\u00e9glementaires importantes et des niveaux de pratiques linguistiques h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes.<\/p>\n<p>L\u2019AP-HP fait partie des \u00e9tablissements en pointe pour l\u2019exportation du \u00ab\u2009mod\u00e8le CHU\u2009\u00bb \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Ainsi, l\u2019AP-HP contribue \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019une \u00e9tude pour le projet m\u00e9dical du futur CHU d\u2019Hano\u00ef. Elle participe aussi \u00e0 un consortium qui r\u00e9alise un CHU de 500 lits pour le gouvernement alg\u00e9rien. Des contrats de gr\u00e9 \u00e0 gr\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9s pour la formation \u00e0 la m\u00e9decine de catastrophe dans l\u2019\u00c9tat du Minas G\u00e9rais, au Br\u00e9sil, et un partenariat a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 avec l\u2019\u00c9cole des hautes \u00e9tudes en sant\u00e9 publique (EHESP) pour l\u2019accueil de directeurs d\u2019h\u00f4pital chinois.<\/p>\n<h2>Formation et recherche internationale<\/h2>\n<h3>Coop\u00e9ration hors UE dans le domaine de la formation<\/h3>\n<p>Il existe diff\u00e9rentes modalit\u00e9s de formation pour des \u00e9tudiants \u00e9trangers hors Union europ\u00e9enne. Certains r\u00e9alisent l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de leur cursus en France, soit parce que leur pays d\u2019origine ne propose pas de formation (Vanuatu), soit par pr\u00e9f\u00e9rence pour le syst\u00e8me fran\u00e7ais (Maurice, Vietnam). Par ailleurs, des cursus en fran\u00e7ais peuvent \u00eatre dispens\u00e9s dans des facult\u00e9s \u00e9trang\u00e8res (Maghreb et Afrique, Vietnam, Cambodge et Laos, Chine\u2026). Quand le cursus de formation est assur\u00e9 partiellement en fran\u00e7ais, la collaboration avec la France peut prendre des formes vari\u00e9es\u2009: formation des formateurs, appui \u00e0 l\u2019enseignement du fran\u00e7ais, accueil pour des stages de courte dur\u00e9e\u2026<\/p>\n<p>Par ailleurs, il est possible pour un \u00e9tudiant \u00e9tranger (hors UE) de r\u00e9aliser ses \u00e9tudes de m\u00e9decine en France. Toutefois, le ph\u00e9nom\u00e8ne reste relativement marginal\u2009: seuls quatre postes y \u00e9taient consacr\u00e9s lors des \u00e9preuves nationales classantes en 2013.<\/p>\n<p>Le Pr Philippe Devred, ancien directeur r\u00e9gional du bureau Asie Pacifique de l\u2019Agence universitaire de la francophonie, pose alors la question de l\u2019int\u00e9r\u00eat que peut avoir la France \u00e0 contribuer \u00e0 ces formations. Il s\u2019agit d\u2019accro\u00eetre le rayonnement de la France et de sa m\u00e9decine mais ce sont aussi \u00ab\u2009<em>des personnalit\u00e9s qui prennent ensuite des responsabilit\u00e9s importantes et peuvent nous renvoyer l\u2019ascenseur\u2009<\/em>\u00bb. Le Pr Devred cite notamment Nguyen Thi Kim Tien, ancienne faisant fonction d\u2019interne (FFI), devenue ministre de la Sant\u00e9 du Vietnam. Il regrette par ailleurs le manque de continuit\u00e9 dans les politiques de coop\u00e9ration m\u00e9dicale qui sont d\u00e9ploy\u00e9es. Ainsi le minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res met r\u00e9guli\u00e8rement en avant la coop\u00e9ration m\u00e9dicale, pourtant les programmes de coop\u00e9ration s\u2019inscrivent rarement dans le long terme (\u00e0 l\u2019exception notable d\u2019un programme au Vietnam qui a dur\u00e9 vingt ans).<\/p>\n<h2>L\u2019accueil des m\u00e9decins \u00e9trangers<\/h2>\n<p>Il existe trois conditions pour pouvoir exercer la m\u00e9decine en France\u2009: nationalit\u00e9, dipl\u00f4me et inscription \u00e0 l\u2019ordre des m\u00e9decins. Or, parmi les 200\u2009000 m\u00e9decins inscrits \u00e0 l\u2019ordre des m\u00e9decins, 10,6\u2009% sont dipl\u00f4m\u00e9s hors de France, avec une tendance sensiblement \u00e0 la hausse parmi les nouveaux inscrits (24% de dipl\u00f4mes hors France). La r\u00e9partition des m\u00e9decins \u00e9trangers est assez h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne sur le territoire. Le Pr Dominique Perrotin, ancien pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence des doyens de facult\u00e9s de m\u00e9decine, estime que \u00ab\u00a0<em>dans les villes de moins de 30\u2009000 habitants, o\u00f9 l\u2019on trouve un h\u00f4pital, alors il y a souvent moins de 50\u00a0% des m\u00e9decins qui sont fran\u00e7ais<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pour exercer en France avec un dipl\u00f4me \u00e9tranger, il existe diff\u00e9rentes possibilit\u00e9s\u2009: le m\u00e9decin peut obtenir une proc\u00e9dure d\u2019autorisation d\u2019exercice, il peut acqu\u00e9rir le statut de praticien attach\u00e9 associ\u00e9, il peut avoir une autorisation temporaire d\u2019exercice ou il peut exercer en tant que stagiaire associ\u00e9 sur statut faisant fonction d\u2019interne (FFI). Les m\u00e9decins peuvent \u00eatre form\u00e9s en France dans le cadre du contingent national de la coop\u00e9ration qui aboutit au dipl\u00f4me de formation m\u00e9dicale sp\u00e9cialis\u00e9e (DFMS) pour obtenir ensuite le statut FFI. Toutefois, le Pr Perrotin regrette que cette formation soit trop sp\u00e9cialis\u00e9e, que le dipl\u00f4me obtenu ne soit pas reconnu \u00e0 l\u2019\u00e9tranger et qu\u2019il reste \u00e0 la charge des h\u00f4pitaux.<\/p>\n<p>Depuis 2006, il existe un partenariat particulier entre la France et les pays du Golfe. La formation aboutit alors \u00e0 l\u2019obtention d\u2019un dipl\u00f4me d\u2019\u00e9tude sp\u00e9cialis\u00e9e (DES)-dipl\u00f4me d\u2019\u00e9tudes sp\u00e9cialis\u00e9es compl\u00e9mentaires (DESC). Le recrutement se fait selon des quotas nationaux (environ 50\/60 personnes par an) \u00e0 l\u2019aide de financements fl\u00e9ch\u00e9s par les pays du Golfe.<\/p>\n<p>Le Pr Perrotin pr\u00e9conise que les formations potentielles de m\u00e9decine \u00e0 l\u2019adresse des m\u00e9decins \u00e9trangers soient simplifi\u00e9es pour aboutir \u00e0 une formation dipl\u00f4mante unique\u2009: un DES (en quatre-six ans). Ce dispositif devrait \u00eatre adoss\u00e9 \u00e0 une offre de formation de qualit\u00e9 et tenir compte des capacit\u00e9s d\u2019accueil variable selon les sp\u00e9cialit\u00e9s. Il conclut par ailleurs que l\u2019on doit d\u00e9sormais viser \u00e0 \u00ab\u2009<em>exporter de la formation m\u00e9dicale de qualit\u00e9 et ne plus importer de m\u00e9decins<\/em>\u2009\u00bb.<\/p>\n<h3>La formation des m\u00e9decins fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019\u00e9tranger<\/h3>\n<p>Il y a environ 1\u2009000 \u00e9tudiants fran\u00e7ais aujourd\u2019hui en formation dans des universit\u00e9s europ\u00e9ennes. Ce sont essentiellement des \u00e9tudiants qui ont \u00e9chou\u00e9 \u00e0 deux reprises au Paces. Or, les r\u00e8gles communautaires permettent de passer les \u00e9preuves nationales classantes ou de s\u2019installer en France pour ces \u00e9tudiants. Selon le mot du Pr Isabelle Richard, doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine d\u2019Angers, la situation ne peut plus \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme \u00ab\u2009anecdotique\u2009\u00bb, car ces \u00e9tudiants contournent le numerus clausus fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>La validation d\u2019un deuxi\u00e8me cycle \u00e0 l\u2019examen national classant (ENC) ne suffit pas \u00e0 garantir un niveau minimal d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019internat. La m\u00eame probl\u00e9matique se pose au niveau de l\u2019inscription au conseil de l\u2019ordre, qui n\u2019atteste pas selon le Pr Richard d\u2019une \u00ab\u2009<em>certification des comp\u00e9tences<\/em>\u2009\u00bb. Elle consid\u00e8re donc que la question du niveau des \u00e9tudiants ne doit pas \u00eatre \u00e9lud\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour autant, la France ne peut pas s\u2019exclure du mouvement d\u2019internationalisation de l\u2019enseignement m\u00e9dical et doit s\u2019organiser pour accueillir des \u00e9tudiants \u00e9trangers dont les frais de formation seront support\u00e9s par eux-m\u00eames ou leurs gouvernements. Les \u00e9tudes de m\u00e9decine fran\u00e7aises peuvent \u00eatre repens\u00e9es pour s\u2019adapter aux contraintes de l\u2019internationalisation du savoir m\u00e9dical. \u00c0 cet \u00e9gard, la facult\u00e9 d\u2019Angers a mis en place un semestre anglophone commun avec les facult\u00e9s de Nantes, Cluj et Timisoara (Roumanie), Szeged (Hongrie) et Amsterdam (Pays-Bas).<\/p>\n<h3>Les r\u00e9seaux internationaux de recherche<\/h3>\n<p>L\u2019espace pertinent pour envisager la recherche aujourd\u2019hui est \u00e9videmment l\u2019espace mondial. Le Pr Suzy Duflo, pr\u00e9sidente de la CME du CHU de Pointe-\u00e0-Pitre, \u00e9voque une \u00ab\u2009<em>comp\u00e9tition mondiale permanente<\/em>\u2009\u00bb. Elle estime qu\u2019il est plus difficile aujourd\u2019hui d\u2019envisager des coop\u00e9rations pour lesquelles l\u2019affiche est \u00ab\u00a0<em>opaque et les th\u00e9matiques restreintes<\/em>\u2009\u00bb. La France se situe aujourd\u2019hui au sixi\u00e8me rang mondial en termes de publications scientifiques (3,2\u2009% des publications contre 22\u2009% pour les \u00c9tats-Unis, 12,6\u2009% pour la Chine et environ 5\u2009% pour le Royaume-Uni, l\u2019Allemagne et le Japon).<\/p>\n<p>Pour accro\u00eetre la visibilit\u00e9 internationale de la recherche fran\u00e7aise, le minist\u00e8re de l\u2019Enseignement sup\u00e9rieur et de la Recherche a lanc\u00e9 un appel \u00e0 projets en 2006. Les projets \u00e9taient \u00e9valu\u00e9s en fonction de leur excellence, leur originalit\u00e9 scientifique et leur visibilit\u00e9 internationale. Le minist\u00e8re a retenu treize projets et a cr\u00e9\u00e9 les r\u00e9seaux th\u00e9matiques de recherche avanc\u00e9e (RTRA). En ont d\u00e9coul\u00e9 neuf r\u00e9seaux th\u00e9matiques de recherche et de soins (RTRS), des projets montrant une continuit\u00e9 entre la recherche fondamentale, la recherche clinique et les soins innovants. La dotation \u00e9tait de 48 millions dont 62\u2009% financ\u00e9s par l\u2019\u00c9tat. Ces structures permettent de rassembler une masse critique de chercheurs de tr\u00e8s haut niveau et reposent sur des unit\u00e9s de recherche g\u00e9ographiquement proches.<\/p>\n<p>L\u2019Institut national de la sant\u00e9 et de la recherche m\u00e9dicale (Inserm) cherche \u00e0 mettre en ad\u00e9quation la recherche en France avec les \u00e9chelons europ\u00e9ens et internationaux. Il participe ainsi \u00e0 la construction de l\u2019espace europ\u00e9en de la recherche.<\/p>\n<p>Au niveau europ\u00e9en, l\u2019infrastructure de coordination de la recherche clinique European Clinical Research Infrastructures Network (ECRIN) a pour objectif de promouvoir et faciliter les \u00e9tudes cliniques multinationales \u00e0 l\u2019\u00e9chelle europ\u00e9enne. Sa composante fran\u00e7aise, French Clinical Research Infrastructure Network (F-CRIN), soutient les investigateurs et promoteurs fran\u00e7ais pour les aider \u00e0 r\u00e9pondre aux nouveaux crit\u00e8res internationaux d\u2019attractivit\u00e9 et d\u2019efficacit\u00e9 et a ainsi labellis\u00e9 quatre plates-formes de service capables d\u2019aider \u00e0 la mise en place, \u00e0 la gestion et \u00e0 l\u2019analyse des essais cliniques de grande envergure et huit r\u00e9seaux th\u00e9matiques d\u2019investigation clinique d\u2019excellence.<\/p>\n<p>Au plan national, l\u2019Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la sant\u00e9 (Aviesan) est n\u00e9e de la volont\u00e9 d\u2019accro\u00eetre les performances de la recherche fran\u00e7aise, en favorisant sa coh\u00e9rence, sa cr\u00e9ativit\u00e9 et son excellence. Cette mission appelle une coordination scientifique des grandes th\u00e9matiques de recherche, transversales \u00e0 tous les organismes de recherche, et une coordination op\u00e9rationnelle des projets, des ressources et des moyens. Aviesan a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e, au plus haut niveau de l\u2019\u00c9tat, de coordonner la programmation en sant\u00e9 et sa mise en \u0153uvre op\u00e9rationnelle.<\/p>\n<p>Par ailleurs, inscrite dans la loi du 22 juillet 2013, la Strat\u00e9gie nationale de recherche (SNR) est \u00e9labor\u00e9e en coh\u00e9rence avec celle de l\u2019Union europ\u00e9enne dans le but d\u2019identifier un nombre limit\u00e9 de priorit\u00e9s scientifiques, technologiques,environnementales et soci\u00e9tales permettant de r\u00e9pondre aux d\u00e9fis majeurs auxquels la France devra faire face dans les prochaines d\u00e9cennies.<\/p>\n<p>Le Pr Olivier Rascol, coordonnateur de l\u2019infrastructure F-CRIN, estime que la recherche fran\u00e7aise dispose d\u2019atouts importants. Cependant, l\u2019une des grandes faiblesses de la recherche reste la multiplicit\u00e9 des r\u00e9seaux et de facto la dispersion des moyens. Par ailleurs, il d\u00e9nonce l\u2019existence d\u2019un budget de recherche clinique national, qui \u00ab\u2009<em>cr\u00e9e une habitude \u00e0 s\u2019en contenter, alors que les N\u00e9erlandais, par exemple, sont pouss\u00e9s \u00e0 percevoir et \u00e0 chercher les investissements europ\u00e9ens<\/em>\u2009\u00bb. F-CRIN doit permettre de renforcer la visibilit\u00e9 et la comp\u00e9titivit\u00e9 de la France dans le domaine de la recherche clinique en rassemblant tous les acteurs institutionnels de la recherche clinique.<\/p>\n<p>Le Pr \u00c9ric Belissant, doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine Rennes-I, interroge la volont\u00e9 d\u2019internationaliser\u2009: il estime d\u2019une part que \u00ab\u2009<em>nombre de sujets sont d\u00e9j\u00e0 trait\u00e9s en France et compliqu\u00e9s \u00e0 mettre en \u0153uvre<\/em>\u2009\u00bb, mais que d\u2019autre part \u00ab\u2009<em>un plus grand nombre de patients permet une repr\u00e9sentativit\u00e9 plus forte des r\u00e9sultats<\/em>\u2009\u00bb. La mise en place d\u2019un guichet unique est un \u00e9l\u00e9ment important pour rendre visible et reconnaissable la recherche en France.<\/p>\n<button data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#5251\">Notre commentaire<\/button><div id=\"5251\" class=\"encadre collapse\"><h1>Notre commentaire<\/h1>\n<h3>La capacit\u00e9 d\u2019exportation des CHU<\/h3>\n<p>Nous estimons que la volont\u00e9 d\u2019exporter le mod\u00e8le organisationnel des CHU doit \u00eatre soutenue. Cette volont\u00e9 s\u2019inscrit dans la perspective dress\u00e9e par le Dr&nbsp;Denis&nbsp;Labayle d\u2019un passage de l\u2019aide humanitaire paternaliste vers une v\u00e9ritable collaboration d\u2019\u00e9gal \u00e0 \u00e9gal. Exporter le mod\u00e8le des CHU, ce n\u2019est plus apporter une aide ponctuelle pour faire face \u00e0 une urgence humanitaire grave (bien que cela doive \u00eatre \u00e9videmment maintenu en cas d\u2019urgence sanitaire), mais il s\u2019agit au contraire d\u2019inscrire dans le long terme l\u2019organisation des structures hospitali\u00e8res des pays qui font appel aux institutions fran\u00e7aises.<\/p>\n<p>Exporter le mod\u00e8le des CHU, c\u2019est aussi un moyen d\u2019accro\u00eetre le rayonnement de la France en termes m\u00e9dicaux et d\u2019\u00e9tendre la vision fran\u00e7aise de la sant\u00e9 comme un bien public et non comme un bien marchand. Cependant, le mod\u00e8le CHU s\u2019est construit en accord avec un ensemble de param\u00e8tres propres \u00e0 la France\u2009; reproduire tel quel le mod\u00e8le des CHU dans d\u2019autres pays n\u2019aurait pas un grand int\u00e9r\u00eat. Il doit plut\u00f4t s\u2019agir de fournir \u00e0 ceux qui le demandent une bo\u00eete \u00e0 outils organisationnelle que ceux-ci devront ensuite s\u2019approprier pour mettre le mod\u00e8le du CHU fran\u00e7ais en ad\u00e9quation avec les particularismes \u00e9conomiques, politiques, sociaux et soci\u00e9taux locaux.<\/p>\n<h3>L\u2019accueil des m\u00e9decins \u00e9trangers<\/h3>\n<p>Nous sommes frapp\u00e9s par les diff\u00e9rences qui existent \u00e0 ce titre entre les probl\u00e9matiques des CHU et celles des CH. En effet les CHU sont tr\u00e8s demand\u00e9s par les praticiens \u00e9trangers, et l\u2019enjeu du CHU sera de mieux harmoniser et de rendre compatibles les cursus fran\u00e7ais et les dipl\u00f4mes \u00e9trangers. Au regard de ces pr\u00e9occupations, de trop nombreux CH ont des difficult\u00e9s \u00e0 recruter des praticiens, ce qui renvoie au d\u00e9bat sur la territorialit\u00e9 de l\u2019offre de soin. Par ricochet, les CH ont des difficult\u00e9s \u00e0 attirer les internes et voient leur taux de recrutement de praticiens \u00e9trangers augmenter fortement, sans que naissent une coop\u00e9ration et un \u00e9change fructueux entre praticiens nationaux et \u00e9trangers.<\/p>\n<h3>L\u2019accueil de patients \u00e9trangers<\/h3>\n<p>On peut \u00eatre interpell\u00e9 face au mod\u00e8le \u00e9conomique de certaines cliniques qui m\u00eale soin et tourisme. Est-il du ressort des \u00e9tablissements publics de sant\u00e9 de mettre en place des circuits touristiques pour attirer l\u2019attention du patient \u00e9tranger\u2009? Si nous pensons qu\u2019il est essentiel que les \u00e9tablissements s\u2019ouvrent au monde international et accueillent dans les meilleures conditions les patients \u00e9trangers, pour autant, les h\u00f4pitaux fran\u00e7ais n\u2019ont pas vocation \u00e0 devenir des agences de voyage.<\/p>\n<p>L\u2019offre faite aux patients \u00e9trangers ne doit pas remettre en cause l\u2019id\u00e9al \u00e9galitaire r\u00e9publicain mais doit au contraire pleinement s\u2019y inscrire. Il n\u2019est pas souhaitable de penser une sant\u00e9 \u00e0 deux vitesses\u2009: pour les Fran\u00e7ais et pour les \u00e9trangers, voire un syst\u00e8me \u00e0 trois vitesses qui distinguerait les \u00e9trangers solvables des \u00e9trangers insolvables. On peut ensuite concevoir que des prestations compl\u00e9mentaires, en termes d\u2019h\u00f4tellerie notamment, puissent \u00eatre factur\u00e9es, \u00e0 condition qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019entrave au bon fonctionnement de l\u2019\u00e9tablissement pour les autres patients.<\/p>\n<p>Par ailleurs, il convient de rappeler, comme le fait Martin Hirsch, que l\u2019accueil des patients tr\u00e8s fortun\u00e9s doit rester une ressource relativement \u00ab\u2009marginale\u2009\u00bb de nos \u00e9tablissements et il ne peut donc pas s\u2019agir d\u2019une manne de financement majeure en fonction de laquelle nous devons construire nos structures et penser nos organisations.<\/p>\n<h3>L\u2019internationalisation de la recherche<\/h3>\n<p>Dans le cadre de l\u2019Union europ\u00e9enne, en inscrivant dans les orientations dessin\u00e9es par la strat\u00e9gie de Lisbonne\u2009(3) en 2000, la volont\u00e9 de favoriser la coop\u00e9ration entre les institutions de recherche nationales doit \u00eatre salu\u00e9e. Cependant, il est parfois difficile de constater que les \u00c9tats peinent \u00e0 sortir de l\u2019incantatoire pour entrer dans la mise en \u0153uvre concr\u00e8te de politiques communes de recherche. \u00c0 ce titre, l\u2019outil ECRIN nous para\u00eet \u00eatre un bon moyen de mettre en r\u00e9seau les diff\u00e9rents centres de recherche europ\u00e9ens.<\/p>\n<p>L\u2019autre enjeu majeur soulev\u00e9 lors de ces d\u00e9bats concerne l\u2019attribution des moyens. Les pouvoirs publics oscillent r\u00e9guli\u00e8rement entre le principe de concentration et le principe de dispersion dans la r\u00e9partition des moyens. Les moyens doivent-ils \u00eatre concentr\u00e9s dans les grands CHU ou au contraire doit-on valoriser la recherche dans tous les \u00e9tablissements y compris les \u00e9tablissements de moindre taille? Nous pensons que les moyens doivent \u00eatre distribu\u00e9s et r\u00e9partis en fonction des th\u00e9matiques de recherche qui sont abord\u00e9es\u2009: une instance nationale doit \u00e9tablir les grandes orientations de la recherche et d\u00e9cider ensuite de financements fl\u00e9ch\u00e9s vers les laboratoires s\u2019inscrivant dans ces th\u00e9matiques. L\u2019existence d\u2019une telle instance doit permettre d\u2019\u00e9viter une comp\u00e9tition parfois st\u00e9rile entre laboratoires de recherche qui travailleraient sur les m\u00eames th\u00e9matiques et aboutiraient aux m\u00eames r\u00e9sultats.<\/p>\n<\/div>\n<script>function PlayerjsAsync(){} if(window[\"Playerjs\"]){PlayerjsAsync();}<\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Assises hospitalo-universitaires de Marseille, les 2 et 3 d\u00e9cembre 2014, ont \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion pour les repr\u00e9sentants du monde hospitalo-universitaire de s\u2019interroger sur les enjeux actuels auxquels font face les CHU. 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