

{"id":22380,"date":"2016-07-29T16:04:09","date_gmt":"2016-07-29T14:04:09","guid":{"rendered":"http:\/\/ricom-web.com\/gestions-hospitalieres\/?p=22380"},"modified":"2018-03-06T16:45:30","modified_gmt":"2018-03-06T15:45:30","slug":"le-pyjama-a-lhopital","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ricom-web8.com\/gestions\/le-pyjama-a-lhopital\/","title":{"rendered":"Le pyjama \u00e0 l\u2019h\u00f4pital"},"content":{"rendered":"<span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture\u00a0: <\/span> <span class=\"rt-time\"> 17<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span><p>Dans tous les services m\u00e9dicaux et dans toutes les sp\u00e9cialit\u00e9s, il s\u2019agit d\u2019une sc\u00e8ne de la vie hospitali\u00e8re marqu\u00e9e par l\u2019\u00e9vidence\u2009: une fois install\u00e9s dans l\u2019unit\u00e9 de soins, puis dans leur chambre, les malades ne tardent pas \u00e0 se mettre en pyjama ou \u00e0 enfiler une robe de chambre ou une blouse de papier tiss\u00e9. Le plus souvent sur l\u2019invitation du personnel. Mais aussi sans que l\u2019on ait \u00e0 le leur demander. Ils quitteront en effet rarement leur lit et leur chambre pendant leur s\u00e9jour en hospitalisation compl\u00e8te, devront se pr\u00eater \u00e0 des examens m\u00e9dicaux successifs, aussi ces tenues d\u2019int\u00e9rieur s\u2019imposent-elles naturellement.<\/p>\n<p>Cette situation peu contest\u00e9e de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale prend une autre tournure dans les unit\u00e9s psychiatriques, o\u00f9 les patients n\u2019ont pas lieu d\u2019\u00eatre confin\u00e9s dans leur chambre. Sauf en situation de crise ou pour une autre raison m\u00e9dicale, rien ne devrait en principe s\u2019opposer \u00e0 ce que ces patients re\u00e7oivent leurs soins, s\u2019occupent ou se divertissent dans la journ\u00e9e dans d\u2019autres locaux de l\u2019h\u00f4pital. Et qu\u2019ils le fassent dans leurs habits \u00abde ville\u2009\u00bb.<\/p>\n<p>Pourtant, circuler de jour dans les all\u00e9es, pavillons et couloirs de nos structures psychiatriques permet de constater que nombre de patients y d\u00e9ambulent encore dans des v\u00eatements de nuit fournis par l\u2019h\u00f4pital. Les repr\u00e9sentations traditionnelles des personnes malades ou handicap\u00e9es mentales en pyjama ou en robe de chambre, dont le cin\u00e9ma a souvent rendu compte\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(1)<\/sup>, correspondent \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 bien vivace. Le port en permanence de ces v\u00eatements, <i>a priori <\/i>r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 la chambre et \u00e0 l\u2019intimit\u00e9 de la vie domestique, est tr\u00e8s souvent un \u00e9l\u00e9ment impos\u00e9 de leur vie quotidienne et collective.<\/p>\n<p>Questions\u2009: l\u2019h\u00f4pital d\u2019aujourd\u2019hui peut-il l\u00e9gitimement r\u00e9gir la fa\u00e7on dont les patients se v\u00eatissent\u2009? Existe-t-il des arguments m\u00e9dicaux ou s\u00e9curitaires qui justifient qu\u2019une tenue sp\u00e9cifique, le plus souvent un pyjama, soit encore impos\u00e9e \u00e0 certains malades\u2009? Peut-on encore admettre, alors que les textes proclament les droits de la \u00ab\u2009personne\u2009\u00bb malade, que les plus vuln\u00e9rables des patients soient rendus imm\u00e9diatement identifi\u00e9s comme tels par le port oblig\u00e9 de v\u00eatements sp\u00e9cifiques\u2009? En diff\u00e9rentes circonstances, ces questions ont \u00e9t\u00e9 pos\u00e9es au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. L\u2019usage de faire porter syst\u00e9matiquement une tenue de lit aux malades \u00ab\u2009debout\u2009\u00bb a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9 par des instances, corps d\u2019inspection et associations d\u2019usagers. Les unit\u00e9s psychiatriques \u00ab\u2009ferm\u00e9es\u2009\u00bb sont particuli\u00e8rement concern\u00e9es.<\/p>\n<p>Ce sujet peut para\u00eetre anachronique. Pour l\u2019historien de l\u2019h\u00f4pital, il a \u00e9t\u00e9 en grande partie tranch\u00e9 il y a une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es, lorsque les r\u00e8glements hospitaliers ont commenc\u00e9 \u00e0 autoriser les patients \u00e0 porter des v\u00eatements \u00ab\u2009civils\u2009\u00bb\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(2)<\/sup>, avant que cette pratique se g\u00e9n\u00e9ralise.<\/p>\n<p>L\u2019h\u00f4pital se mettait alors au diapason de la soci\u00e9t\u00e9. Dans nos pays, c\u2019est depuis cette p\u00e9riode que la libert\u00e9 de s\u2019habiller \u00e0 sa guise s\u2019est clairement affirm\u00e9e comme une forme de libert\u00e9 individuelle\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(3)<\/sup>. Traduite entre autres par la quasi-disparition des blouses scolaires, puis de la \u00ab\u2009tenue p\u00e9nale\u2009\u00bb des prisonniers\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(4)<\/sup>. Le v\u00eatement, choisi et non impos\u00e9, est depuis lors consid\u00e9r\u00e9 en quelque sorte comme une modalit\u00e9 d\u2019expression de la personnalit\u00e9, \u00e9minemment respectable.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui comme hier, la symbolique du v\u00eatement demeure consid\u00e9rable, car l\u2019habit comme la fa\u00e7on de s\u2019habiller sont des langages\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(5)<\/sup>. Enfin, la sociologie et aussi tout simplement le regard que chacun d\u2019entre nous porte sur son entourage d\u00e9busquent de multiples subtilit\u00e9s dans les choix et fa\u00e7ons de s\u2019habiller.<\/p>\n<h1>Un peu d\u2019histoire\u2026<\/h1>\n<p>Le v\u00eatement des patients hospitalis\u00e9s a fait l\u2019objet de diff\u00e9rents travaux d\u00e9crivant pour l\u2019essentiel la situation du milieu du xix<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle \u00e0 la Seconde Guerre mondiale. Les malades, quelles que soient leurs pathologies, sont alors syst\u00e9matiquement v\u00eatus par l\u2019h\u00f4pital\u2009: dans les h\u00f4pitaux parisiens, le \u00ab\u2009trousseau\u2009\u00bb pour chaque patient se compose de quelques chemises, d\u2019une capote pour d\u00e9ambuler et sortir, de bonnets ou de toques en molleton, d\u2019espadrilles\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(6)<\/sup>\u2026 Par ailleurs, \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, encore r\u00e9serv\u00e9 aux pauvres et aux indigents, des consid\u00e9rations hygi\u00e9nistes entrent en ligne de compte, car fournir le v\u00eatement au patient est aussi le moyen de contr\u00f4ler sa propret\u00e9 et l\u2019absence de risque infectieux\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(7)<\/sup>.<\/p>\n<p>Le pyjama appara\u00eet \u00e0 l\u2019h\u00f4pital apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(8)<\/sup>, dans une p\u00e9riode o\u00f9 ce dernier s\u2019ouvre enfin \u00e0 tous les malades, et n\u2019est plus seulement r\u00e9serv\u00e9 aux plus pauvres. Le pyjama remplace alors progressivement les chemises, pourtant elles aussi confortables et pratiques, et qui constituaient le v\u00eatement de la nuit, \u00e0 la maison comme \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. Parall\u00e8lement, les capotes de drap bleu marine disparaissent pour des \u00ab\u2009robes de chambre am\u00e9ricaines\u2009\u00bb, plus l\u00e9g\u00e8res.<\/p>\n<p>Contemporain des premi\u00e8res actions d\u2019humanisation des h\u00f4pitaux de l\u2019Assistance publique de Paris, un r\u00e8glement de 1958\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(9)<\/sup> supprime certains v\u00eatements jusqu\u2019alors fournis aux malades valides (pantalons et jupons de toile, chaussettes, sandales ou espadrilles), invoquant le v\u0153u des malades de pouvoir circuler dans l\u2019enceinte de l\u2019h\u00f4pital avec leurs effets personnels. Les malades sont alors officiellement autoris\u00e9s \u00e0 utiliser leur linge personnel. L\u2019utilisation de v\u00eatements personnels, qui n\u2019\u00e9tait en 1958 qu\u2019une d\u00e9rogation, se g\u00e9n\u00e9ralise progressivement. Aujourd\u2019hui, l\u2019AP-HP ne fournit de v\u00eatements, et en quantit\u00e9s d\u2019ailleurs modestes, qu\u2019aux malades d\u00e9munis ainsi qu\u2019\u00e0 certains patients \u00ab\u2009psychiatriques\u2009\u00bb soign\u00e9s contre leur gr\u00e9.<\/p>\n<h1>Le regard des sciences humaines<\/h1>\n<p>Le port impos\u00e9 d\u2019un \u00ab\u2009uniforme\u2009\u00bb de patient au sein des unit\u00e9s psychiatriques, serait-il aujourd\u2019hui le lot d\u2019une minorit\u00e9 de malades, renvoie \u00e0 des champs de r\u00e9flexion classiques en sociologie et dans ses disciplines connexes. Il suffit ici de faire r\u00e9f\u00e9rence en la mati\u00e8re \u00e0 des auteurs majeurs. Leur regard est globalement critique\u2009: les uniformes, m\u00eame port\u00e9s avec l\u2019adh\u00e9sion spontan\u00e9e des personnes, y sont per\u00e7us comme l\u2019expression de pratiques coercitives\u2009; \u00e0 leurs yeux, l\u2019obligation de se v\u00eatir d\u2019un pyjama ne r\u00e9pond pas \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 fonctionnelle de s\u2019habiller de fa\u00e7on plus confortable, mais d\u2019abord \u00e0 celle de se conformer \u00e0 la tenue indiff\u00e9renci\u00e9e stigmatisant le malade priv\u00e9 de libert\u00e9.<\/p>\n<ul>\n<li>Ainsi, l\u2019ouvrage d\u2019Erwin Goffman sur l\u2019h\u00f4pital psychiatrique asilaire\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(10)<\/sup> identifie le v\u00eatement comme un \u00e9l\u00e9ment important de cette \u00ab\u2009institution totale\u2009\u00bb, r\u00e9unissant des individus reclus dans un lieu unique et ferm\u00e9, soumis \u00e0 une m\u00eame autorit\u00e9 et unis par une m\u00eame caract\u00e9ristique. Le port d\u2019une tenue sp\u00e9cifique s\u2019y place \u00e0 la crois\u00e9e de diff\u00e9rents processus r\u00e9currents et propres \u00e0 ces organisations, que sont notamment les techniques de mortification et de d\u00e9personnalisation, par lesquelles les intern\u00e9s changent de statut et d\u2019identit\u00e9 (r\u00e9duction de leur personnalit\u00e9 \u00e0 un visage unique, celui du \u00ab\u2009malade\u2009\u00bb), pour se mouler dans un r\u00f4le attribu\u00e9 par l\u2019institution\u2009; les c\u00e9r\u00e9monies d\u2019admission, fond\u00e9es d\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e de la personne sur l\u2019adoption de v\u00eatements caract\u00e9risant le malade et impliquant un \u00ab\u2009d\u00e9shabillage\u2009\u00bb\u2009; les attitudes de soumission \u00e0 l\u2019autorit\u00e9.<\/li>\n<li>Les travaux de Pierre Bourdieu sur la notion de distinction insistent pour leur part sur la d\u00e9valorisation r\u00e9sultant du port de v\u00eatements de nuit. Apr\u00e8s avoir soulign\u00e9 paradoxalement que le pyjama est un v\u00eatement qui, comme la robe de chambre, est initialement un attribut typiquement bourgeois<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(11)<\/sup>, Bourdieu note que, hors le contexte \u00ab\u2009priv\u00e9\u2009\u00bb du domicile (o\u00f9 il est synonyme de libert\u00e9\u2009: <i>je m\u2019habille comme je l\u2019entends<\/i>), le port de ce v\u00eatement est un \u00e9l\u00e9ment p\u00e9joratif de la \u00ab\u2009pr\u00e9sentation de soi\u2009\u00bb, autrement dit un \u00e9l\u00e9ment d\u2019inf\u00e9riorisation de l\u2019image de la personne vis-\u00e0-vis de ceux, en habits \u00ab\u2009civils\u2009\u00bb ou professionnels, qu\u2019il est amen\u00e9 \u00e0 c\u00f4toyer ou \u00e0 rencontrer. Plus g\u00e9n\u00e9ralement, Bourdieu pointe l\u2019absence de \u00ab\u2009tenue\u2009\u00bb du pyjama (selon <i>Le<\/i> <i>Petit Robert<\/i>, la tenue se caract\u00e9rise par la dignit\u00e9 de la conduite et la correction des mani\u00e8res).<\/li>\n<li>Analyste embl\u00e9matique des lieux d\u2019enfermement, Michel Foucault a soulign\u00e9, parmi les manifestations du \u00ab\u2009contr\u00f4le des corps\u2009\u00bb, le port d\u2019un v\u00eatement imm\u00e9diatement identifiable, \u00ab\u2009uniforme\u2009\u00bb et instrument de surveillance\u2009: celui de l\u2019ali\u00e9n\u00e9 comme ceux du coll\u00e9gien interne, du prisonnier ou encore du bagnard\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(12)<\/sup>, induisant dans chaque cas un rapport de soumission\u2009; et ici la r\u00e9duction de l\u2019ali\u00e9n\u00e9 priv\u00e9 de libert\u00e9 \u00e0 un statut de \u00ab\u2009patient\u2009\u00bb et \u00e0 rien d\u2019autre\u2009: la g\u00e9n\u00e9ralisation du port du pyjama s\u2019inscrirait notamment dans la tradition de l\u2019h\u00f4pital universitaire, soucieux d\u2019examiner des patients abstraitement d\u00e9tach\u00e9s de leurs particularit\u00e9s autres que celles qui sont l\u2019objet de la pure m\u00e9decine\u2026<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(13)<\/sup><\/li>\n<\/ul>\n<h1>Observations des autorit\u00e9s de contr\u00f4le<\/h1>\n<p>C\u2019est davantage pour des pr\u00e9occupations de d\u00e9ontologie et d\u2019\u00e9thique m\u00e9dicales, et notamment par souci du respect de la dignit\u00e9 des malades que des corps d\u2019inspection ou des autorit\u00e9s administratives ont r\u00e9cemment d\u00e9nonc\u00e9, en plusieurs circonstances, le port contraint du pyjama dans certaines unit\u00e9s psychiatriques.<\/p>\n<p>Le Comit\u00e9 europ\u00e9en pour la pr\u00e9vention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou d\u00e9gradants (CPT) a ainsi pu contester, \u00e0 l\u2019occasion de visites d\u2019inspection, \u00ab\u2009la mise syst\u00e9matique (des patients) en pyjama ou en uniforme\u2009\u00bb. Il a point\u00e9 \u00e9galement, au sein d\u2019un \u00e9tablissement francilien, une situation tout aussi douteuse, consistant \u00e0 v\u00eatir les patients d\u2019un surv\u00eatement portant l\u2019inscription du nom de l\u2019\u00e9tablissement, cet uniforme, outre sa fonction \u00ab\u2009d\u00e9personnalisante\u2009\u00bb, venant <i>de facto<\/i> marquer une forme d\u2018appropriation par l\u2019h\u00f4pital des personnes qu\u2019il est cens\u00e9 soigner pour les rendre autonomes&#8230; Il a soulign\u00e9 que \u00ab\u2009la pratique consistant \u00e0 obliger les patients \u00e0 porter, en permanence et de mani\u00e8re prolong\u00e9e, un pyjama, une chemise de nuit ou un uniforme n\u2019est pas propice au renforcement du sentiment d\u2019identit\u00e9 personnelle et d\u2019estime de soi\u2009; l\u2019individualisation de l\u2019habillement fait partie du processus th\u00e9rapeutique\u2009\u00bb. Il a d\u00e9nonc\u00e9, \u00e0 l\u2019inverse, le fait de laisser totalement d\u00e9nud\u00e9e, pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, une patiente pr\u00e9sentant de fortes tendances suicidaires, alors m\u00eame que, par exemple, pouvaient lui \u00eatre fournis des pyjamas \u00e0 usage unique en papier, d\u00e9pourvus d\u2019\u00e9lastique\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(14)<\/sup>.<\/p>\n<blockquote><p>Lorsque son \u00e9tat s\u2019am\u00e9liore, le patient est transf\u00e9r\u00e9 au sein d\u2019une unit\u00e9 ouverte o\u00f9 le port de v\u00eatements de ville redevient la r\u00e8gle. Il est ainsi \u00ab\u2009replac\u00e9\u2009\u00bb dans une perspective de retour \u00e0 une vie sociale ordinaire, pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 sa sortie de l\u2019h\u00f4pital, \u00e0 une r\u00e9insertion dans son entourage familial et professionnel, etc.<\/p><\/blockquote>\n<p>Sur cette question du choix du port des v\u00eatements ou de son absence, le gouvernement fran\u00e7ais, r\u00e9pondant au CPT, a consid\u00e9r\u00e9 qu\u2019il relevait d\u2019une appr\u00e9ciation th\u00e9rapeutique m\u00e9dicale, ajoutant qu\u2019il ne peut \u00eatre syst\u00e9matique et doit d\u00e9pendre des besoins de chaque patient<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(15)<\/sup>.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-22613\" src=\"https:\/\/gestions-hospitalieres.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/ill_2016_377_01-300x200.png\" alt=\"ill_2016_377_01\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/www.ricom-web8.com\/gestions\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/ill_2016_377_01-300x200.png 300w, https:\/\/www.ricom-web8.com\/gestions\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/ill_2016_377_01.png 600w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Le Contr\u00f4leur g\u00e9n\u00e9ral des lieux de privation de libert\u00e9 (CGLPL) s\u2019est \u00e9galement exprim\u00e9 sur cette question, pour souligner que la plupart des patients affirmaient vivre le port du pyjama comme une humiliation. Il a r\u00e9cemment consid\u00e9r\u00e9 dans le m\u00eame sens qu\u2019il \u00ab<i>\u2009<\/i>devait \u00eatre strictement proportionn\u00e9 \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 des soins requis, [\u2026] cette pratique, si elle n\u2019est pas adapt\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tat du malade, (\u00e9tant) constitutive d\u2019un traitement pouvant \u00eatre qualifi\u00e9 de d\u00e9gradant, [\u2026] le port du pyjama se (justifiant) seulement \u00e0 l\u2019admission pour une dur\u00e9e br\u00e8ve et pour les p\u00e9riodes o\u00f9 le patient est mis en chambre d\u2019isolement.\u2009\u00bb Il a par ailleurs consid\u00e9r\u00e9 que \u00ab\u2009les modalit\u00e9s actuelles de recherche d\u2019une \u00e9tiologie somatique ne justifient pas en g\u00e9n\u00e9ral la mise en pyjama [\u2026]. Outre le fait que cette tenue est indigne ailleurs que dans un lit, elle induit \u00e9videmment une relation d\u2019in\u00e9galit\u00e9\u2009: le pyjama face \u00e0 la blouse blanche\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(16)<\/sup>\u00bb.<\/p>\n<p>Un rapport de l\u2019Inspection g\u00e9n\u00e9rale des affaires sociales (Igas) a, en sus, exprim\u00e9 des doutes s\u00e9rieux sur l\u2019usage forc\u00e9 de demeurer en pyjama comme moyen de dissuasion des fugues\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(17)<\/sup>.<\/p>\n<h1>Les r\u00e9ticences des patients et des proches<\/h1>\n<p>Peu de t\u00e9moignages de patients sont disponibles sur cette question\u2009: leur point de vue sur leurs conditions de prise en charge, \u00e0 tort ou \u00e0 raison pr\u00e9sum\u00e9 difficilement exploitable, est rarement recueilli, dans un contexte o\u00f9 l\u2019avis des professionnels est le plus souvent privil\u00e9gi\u00e9.<\/p>\n<p>Une th\u00e8se de m\u00e9decine a apport\u00e9 toutefois en 2012 une contribution d\u00e9taill\u00e9e sur le port du pyjama en structure psychiatrique, qualifi\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ment embl\u00e9matique de l\u2019usage de la contrainte en soins psychiatriques, en parall\u00e8le notamment avec le placement en chambre d\u2019isolement et la pose d\u2019entraves\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(18)<\/sup>.<\/p>\n<p>Se fondant sur des observations faites au centre hospitalier Alpes-Is\u00e8re \u00e0 Saint-Egr\u00e8ve (Is\u00e8re), l\u2019\u00e9tude a port\u00e9 sur 45\u00a0patients distingu\u00e9s en 7\u00a0groupes de 5 \u00e0 8\u00a0personnes. Elle s\u2019est fond\u00e9e sur leurs r\u00e9ponses, recueillies dans le cadre d\u2019un entretien, \u00e0 un questionnaire comportant 11\u00a0questions semi-ouvertes.<\/p>\n<p>Il ressort principalement de ce travail (qui, r\u00e9alis\u00e9 sur une seule unit\u00e9 de soins, ne peut certes sans pr\u00e9cautions donner lieu \u00e0 extrapolation), le constat que les patients seraient loin d\u2019\u00eatre indiff\u00e9rents \u00e0 l\u2019obligation qui leur est faite de \u00ab\u2009se mettre en pyjama\u2009\u00bb : ils \u00e9voquent notamment la pr\u00e9gnance d\u2019organisations de service distinguant les \u00ab\u2009pyjamas\u2009\u00bb et des \u00ab\u2009pas pyjamas\u2009\u00bb et au sein desquelles \u00ab\u2009il y a ceux qui sont en civil, pantalon et chemise et peuvent aller dans le jardin (et) ceux qui sont en pyjama, \u00e7a veut dire qu\u2019ils restent dans leur chambre [\u2026]\u2009\u00bb. Certains ressentent le pyjama comme un \u00ab\u2009bonnet d\u2019\u00e2ne\u2009\u00bb, d\u2019autres s\u2019insurgent (<i>un pyjama pour dormir, mais pas un pyjama pour toute la journ\u00e9e\u2009!<\/i>). Au-del\u00e0 de ce premier travail, la parole des malades, qui sont les premiers int\u00e9ress\u00e9s, m\u00e9riterait manifestement d\u2019\u00eatre davantage document\u00e9e.<\/p>\n<p>Un autre regard est celui des repr\u00e9sentants des usagers, et donc des familles, dont t\u00e9moignent certains h\u00f4pitaux et qui est notamment exprim\u00e9 au sein des commissions des usagers (CDU)\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(19)<\/sup>. Parall\u00e8lement aux quelques articles consacr\u00e9s \u00e0 cette question dans la presse nationale\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(20)<\/sup>, il converge avec le sentiment des organismes de contr\u00f4le, selon lequel le port syst\u00e9matique du pyjama est une pratique contestable.<\/p>\n<p>Les atteintes \u00e0 la dignit\u00e9 des patients en constituent l\u2019\u00e9l\u00e9ment principal\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(21)<\/sup>. Hors le contexte domestique, comme cela a \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9, le pyjama est l\u2019arch\u00e9type de la tenue n\u00e9glig\u00e9e, celle que l\u2019on \u00e9vite de livrer au regard des tiers ext\u00e9rieurs au cercle des intimes. Il n\u2019est donc pas surprenant que familles et visiteurs puissent \u00eatre frapp\u00e9s par le spectacle des malades ainsi v\u00eatus dans ce lieu collectif et de passage qu\u2019est l\u2019h\u00f4pital. Ou qu\u2019un journaliste s\u2019\u00e9tonne, tandis que la loi pr\u00e9voyait encore de transporter les patients au tribunal pour le contr\u00f4le syst\u00e9matique du juge, qu\u2019ils s\u2019y pr\u00e9sentent en pyjama <sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(22)<\/sup>\u2026\u2009On ajoutera que cette tenue se caract\u00e9rise, au-del\u00e0 de sa fonction de stigmatisation et de rep\u00e9rage (induisant le sentiment d\u2019\u00eatre \u00ab\u2009un malade plus malade que les autres\u2009\u00bb), comme une entrave aux d\u00e9placements\u2009: ample, insuffisante pour affronter le froid en hiver, elle s\u2019associe en sus, le plus souvent, \u00e0 des chaussons, pantoufles et tongs, inadapt\u00e9s \u00e0 la marche rapide ou aux surfaces difficiles. Cela sans \u00e9voquer un inconfort parfois mentionn\u00e9 par les patients\u2009: le \u00ab\u2009pyjama\u2009\u00bb en papier tiss\u00e9 gratte, il n\u2019est pas toujours \u00e0 la bonne taille, il ne tient pas chaud, etc. Enfin, le port du pyjama (et les habillages et d\u00e9shabillages contraints qu\u2019il induit) est associ\u00e9, dans le fonctionnement quotidien des services, \u00e0 une pratique humiliante pour toute personne, qu\u2019elle soit ou non malade, celle de la fouille au corps, ici effectu\u00e9e souvent, pour les meilleures raisons s\u00e9curitaires du monde, de fa\u00e7on minutieuse.<\/p>\n<p>Des consid\u00e9rations comparables ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de la pol\u00e9mique suscit\u00e9e en 2012 par les blouses des malades hospitalis\u00e9s dans les h\u00f4pitaux \u00ab\u2009g\u00e9n\u00e9raux\u2009\u00bb et qui a conduit \u00e0 des annonces gouvernementales. Dans une p\u00e9tition \u00ab\u2009contre les chemises d\u2019h\u00f4pital ouvertes dans le dos\u2009\u00bb lanc\u00e9e en ligne fin juillet 2012 et sign\u00e9e par pr\u00e8s de 10\u2009000\u00a0personnes, il \u00e9tait notamment d\u00e9nonc\u00e9 que \u00ab\u2009dans la plupart des \u00e9tablissements hospitaliers, les patients sont affubl\u00e9s de la m\u00eame chemise. Taille unique, ouverte dans le dos, quelques boutons-pressions \u00e0 l\u2019arri\u00e8re, et le plus souvent, d\u00e9couvrant leurs fesses au moindre mouvement\u2009\u00bb.<\/p>\n<p>Des \u00e9changes accessibles sur Internet, il ressortait toutefois que de nombreux soignants, hospitaliers ou pas, ne partageaient pas l\u2019opinion de leur ministre de tutelle. Certains d\u00e9fendaient notamment haut et fort le port hospitalier de cette chemise l\u00e9g\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9chancrure invers\u00e9e, unisexe et sans taille, invoquant g\u00e9n\u00e9ralement les facilit\u00e9s qu\u2019elle fournit quand il s\u2019agit de d\u00e9nuder la personne alit\u00e9e pour des raisons d\u2019hygi\u00e8ne ou th\u00e9rapeutiques\u2009; ou soutenant, exp\u00e9riences v\u00e9cues au quotidien \u00e0 l\u2019appui, que la \u00ab\u2009blouse\u2009\u00bb facilite la r\u00e9alisation collective des gestes soignants dans l\u2019univers hospitalier et qu\u2019elle participe en r\u00e9alit\u00e9 au respect de la dignit\u00e9 des hospitalis\u00e9s\u2009: tr\u00e8s pratiques pour le personnel hospitalier, elles permettent de changer les patients rapidement, de leur placer un bassin facilement en cas de n\u00e9cessit\u00e9 et de les soigner sans les d\u00e9v\u00eatir enti\u00e8rement. Les partisans du <i>statu quo<\/i> mentionnaient aussi le confort des soins pour toutes les personnes tr\u00e8s malades ou gri\u00e8vement bless\u00e9es, la priorit\u00e9 \u00e9tant souvent de ne pas les bouger inutilement pour \u00e9viter les souffrances.<\/p>\n<p>Depuis, nombreux sont les h\u00f4pitaux qui fournissent des blouses plus respectueuses de la pudeur des patients. Soit superpos\u00e9es, soit ferm\u00e9es sur le c\u00f4t\u00e9, dot\u00e9es de boutons-pressions suppl\u00e9mentaires, elles ont semble-t-il mis fin \u00e0 la discussion.<\/p>\n<h1>Le point de vue m\u00e9dical<\/h1>\n<p>Une s\u00e9rie d\u2019entretiens que nous avons men\u00e9s avec des psychiatres des h\u00f4pitaux parisiens, et plus g\u00e9n\u00e9ralement de l\u2019AP-HP, a mis en \u00e9vidence de fa\u00e7on quasi unanime une approche m\u00e9dicale de cette question, diff\u00e9rente et finalement \u00ab\u2009d\u00e9complex\u00e9e\u2009\u00bb par rapport \u00e0 ce qui pr\u00e9c\u00e8de\u2009: le port du pyjama, loin d\u2019\u00eatre regard\u00e9 comme une pratique archa\u00efque, illustrant une conception paternaliste et autoritaire de la relation aux patients, peu ou prou indiff\u00e9rente aux droits des malades, y est au contraire assum\u00e9 comme une n\u00e9cessit\u00e9 m\u00e9dicale, r\u00e9fl\u00e9chie, fond\u00e9e sur l\u2019int\u00e9r\u00eat v\u00e9ritable des patients et sur une s\u00e9rie d\u2019arguments objectifs\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(23)<\/sup>. Une contrainte indispensable, devant \u00eatre proportionn\u00e9e et, autant que possible, respectueusement impos\u00e9e.<\/p>\n<p>La mise en pyjama y est compar\u00e9e \u00e0 celle ordinairement requise \u00e0 l\u2019h\u00f4pital pour les soins somatiques, notamment chirurgicaux, et qui est semble-t-il g\u00e9n\u00e9ralement accept\u00e9e sans aucune difficult\u00e9 par les patients\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(24)<\/sup>. Sous la r\u00e9serve qu\u2019elle s\u2019inscrit g\u00e9n\u00e9ralement en psychiatrie dans un processus de soins sans consentement.<\/p>\n<h2>Un \u00e9l\u00e9ment du processus d\u2019admission<\/h2>\n<p>La mise d\u2019office en pyjama est principalement en usage dans les premiers moments de l\u2019hospitalisation contrainte en psychiatrie, dans cette p\u00e9riode pour laquelle le l\u00e9gislateur a pr\u00e9vu un examen somatique obligatoire et o\u00f9 il n\u2019est pas rare que les \u00e9quipes hospitali\u00e8res organisent une coupure du patient d\u2019avec son milieu ext\u00e9rieur\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(25)<\/sup>.<\/p>\n<p>De nombreuses \u00e9quipes en font une \u00e9tape indispensable du processus de prise en charge de patients non compliants, en raison m\u00eame de leur pathologie, et spontan\u00e9ment r\u00e9tifs aux examens de diagnostic ou \u00e0 l\u2019engagement des premiers soins.<\/p>\n<p>Ainsi en t\u00e9moignent par exemple les \u00e9quipes de plusieurs \u00e9tablissements psychiatriques bretons\u2009: \u00ab\u2009Le premier contact avec le patient hospitalis\u00e9 sans son consentement repr\u00e9sente un temps fort qui s\u2019av\u00e8re g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9terminant pour la prise en charge ult\u00e9rieure [\u2026]. Le protocole d\u2019admission (mise en pyjama, inventaire, retrait du portable, du briquet\u2026) peut \u00eatre v\u00e9cu comme agressif, (mais) c\u2019est aussi un temps fort de l\u2019hospitalisation, qui permet d\u2019informer, de renseigner, de d\u00e9dramatiser avec la mise en place des entretiens d\u2019aide.\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(26)<\/sup>\u2009\u00bb<\/p>\n<p>Afin que le patient l\u2019accepte plus facilement et se sente \u00e0 l\u2019aise dans ses v\u00eatements, l\u2019usage du pyjama personnel du patient est alors privil\u00e9gi\u00e9 d\u00e8s qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une tenue correcte et respectueuse des autres et qu\u2019il ne peut \u00eatre confondu avec des \u00ab\u2009v\u00eatements de jour\u2009\u00bb.<\/p>\n<p>En pratique, la plupart des \u00e9quipes soignantes utilisent un pyjama fourni par l\u2019h\u00f4pital pour des questions s\u00e9curitaires \u2009:un pyjama en tissu qui, souvent, n\u2019est autre que la tenue de bloc op\u00e9ratoire, ignifug\u00e9e et impropre aux initiatives suicidaires, ou tout simplement la chemise ou \u00ab\u2009blouse\u2009\u00bb hospitali\u00e8re dont il a \u00e9t\u00e9 fait \u00e9tat ci-dessus. Ces pyjamas sont en tout \u00e9tat de cause fournis aux patients qui en ont besoin au regard de leur \u00e9tat de sant\u00e9, ainsi qu\u2019\u00e0 ceux qui arrivent sans v\u00eatement de rechange.<\/p>\n<p>Pour la plupart des praticiens interrog\u00e9s, le port du pyjama est un \u00e9l\u00e9ment fonctionnel d\u2019une bonne pratique \u00ab\u2009technique\u2009\u00bb des soins et est peu contestable \u00e0 certains \u00e9pisodes de la maladie mentale\u2009: le patient se pr\u00e9sente en effet souvent \u00e0 l\u2019h\u00f4pital dans un \u00e9tat de crise tel qu\u2019il est directement hospitalis\u00e9 au sein d\u2019une unit\u00e9 ferm\u00e9e\u2009; il n\u2019a pas dormi depuis plusieurs jours, est \u00e9puis\u00e9 physiquement et mentalement, etc. Son \u00e9tat psychiatrique impose donc cette tenue, sans trop d\u2019\u00e9tats d\u2019\u00e2me. Lorsque son \u00e9tat s\u2019am\u00e9liore, le patient est transf\u00e9r\u00e9 au sein d\u2019une unit\u00e9 ouverte o\u00f9 le port de v\u00eatements de ville redevient la r\u00e8gle. Il est ainsi \u00ab\u2009replac\u00e9\u2009\u00bb dans une perspective de retour \u00e0 une vie sociale ordinaire, pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 sa sortie de l\u2019h\u00f4pital, \u00e0 une r\u00e9insertion dans son entourage familial et professionnel, etc.<\/p>\n<p>Cette question peut prendre un tour diff\u00e9rent selon les circonstances et le lieu de la prise en charge, en service d\u2019accueil des urgences (SAU) ou dans l\u2019unit\u00e9 psychiatrique.<\/p>\n<ul>\n<li>Aux urgences psychiatriques des SAU, une mise en pyjama est souvent syst\u00e9matiquement effectu\u00e9e\u2009: le d\u00e9shabillage du patient permet tout d\u2019abord un premier examen m\u00e9dical, notamment au plan somatique (pour rep\u00e9rer par exemple d\u2019\u00e9ventuelles marques sur son corps\u2009: bleus ou blessures diverses), et de proc\u00e9der \u00e0 un bilan clinique initial. Il facilite l\u2019acc\u00e8s au corps du patient, permet la r\u00e9alisation technique des actes et investigations m\u00e9dicales imm\u00e9diatement n\u00e9cessaires (pose d\u2019un brassard, prise des constantes, \u00e9lectrocardiogramme, traitements constants invasifs, etc.). Il participe \u00e9galement d\u2019un contr\u00f4le comportemental indispensable \u00e0 une mise en \u0153uvre des soins structur\u00e9e. Dans le cadre des soins intensifs psychiatriques aux urgences, la mise en pyjama contribue enfin \u00e0 la s\u00e9curisation des diff\u00e9rentes \u00e9tapes de l\u2019attente, de transport ou de transfert du patient. Il facilite le contr\u00f4le visuel et la pr\u00e9vention des tentatives de fugue. Pr\u00e9occupation qui n\u2019est d\u2019ailleurs pas propre \u00e0 ces unit\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les psychiatres urgentistes interrog\u00e9s soulignent qu\u2019en pratique courante, le d\u00e9shabillage\/habillage du patient ne pose pas de difficult\u00e9s particuli\u00e8res \u00e0 leurs \u00e9quipes, dans une prise en charge de toute fa\u00e7on toujours d\u00e9licate s\u2019agissant de patients en crise, tr\u00e8s agit\u00e9s.<\/p>\n<ul>\n<li>Si certaines unit\u00e9s ferm\u00e9es de soins psychiatriques imposent \u00e0 tout nouveau patient le port du pyjama\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(27)<\/sup>, nombreuses sont celles qui n\u2019en font plus aujourd\u2019hui un pr\u00e9alable \u00ab\u2009syst\u00e9matique\u2009\u00bb\u2009: le port du pyjama y d\u00e9coule d\u2019une prescription m\u00e9dicale, formul\u00e9e au cas par cas et r\u00e9vis\u00e9e quotidiennement. Sa mise en \u0153uvre a ainsi largement \u00e9volu\u00e9, en raison de l\u2019\u00e9volution des fa\u00e7ons de soigner et de pratiques m\u00e9dicales plus attentives aux droits des personnes. Un point essentiel est qu\u2019elle doit \u00eatre syst\u00e9matiquement expliqu\u00e9e au patient, qui doit en conna\u00eetre les motifs et le sens. L\u2019accord du patient est de m\u00eame recherch\u00e9, du moins dans tous les cas o\u00f9 son \u00e9tat de sant\u00e9 le permet.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il en est ainsi de m\u00eame lorsque le port de ce v\u00eatement est jug\u00e9 n\u00e9cessaire pour un patient en unit\u00e9 ouverte, tout particuli\u00e8rement dans un contexte d\u2019intention suicidaire chronique. Dans cette situation, le refus de porter cette tenue peut venir exprimer une absence de compliance du patient \u00e0 son traitement et de refus du contrat de soins qui lui est propos\u00e9. Dans les cas de risques av\u00e9r\u00e9s pour le patient, l\u2019\u00e9quipe m\u00e9dicale pourra juger prudent de transformer les modalit\u00e9s de soins en une prise en charge sans consentement, accompagn\u00e9e le cas \u00e9ch\u00e9ant de son transfert en unit\u00e9 ferm\u00e9e.<\/p>\n<h2>Un usage n\u00e9cessaire pour la s\u00e9curit\u00e9 du patient<\/h2>\n<p>Tous les m\u00e9decins interrog\u00e9s par les auteurs s\u2019accordent sur la prescription syst\u00e9matique du port du pyjama en situation d\u2019isolement th\u00e9rapeutique. Ils la justifient pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9\u2009: elle permet en effet un contr\u00f4le des objets dangereux que pourraient dissimuler le patient, un acc\u00e8s rapide au corps du patient en cas de besoin, et une pr\u00e9vention du passage \u00e9ventuel \u00e0 un acte auto-agressif (la plupart des \u00e9quipes affirment utiliser un pyjama \u00ab\u2009antisuicide\u2009\u00bb). Cette tenue pr\u00e9vient par ailleurs les effets secondaires li\u00e9s \u00e0 l\u2019usage de la contention physique ou de certains traitements\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(28)<\/sup>. En somme, il s\u2019inscrit ainsi dans un ensemble de privations de libert\u00e9s incontournables m\u00e9dicalement, \u00e9l\u00e9ments d\u2019une contrainte provisoirement n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>La mise en pyjama est alors un \u00e9l\u00e9ment de la \u00ab\u2009mise en s\u00e9curit\u00e9\u2009\u00bb du patient, appropri\u00e9e aux patients d\u00e9lirants, suicidaires ou \u00e0 risque de fugue. Elle permet notamment le contr\u00f4le des objets potentiellement dangereux, les \u00e9quipes soignantes pouvant ainsi s\u2019assurer que le patient n\u2019est pas porteur d\u2019objets pointus, de m\u00e9dicaments, de stup\u00e9fiants, etc. Elle contribue \u00e0 l\u2019objectif qualitatif retenu en 1998 par l\u2019Agence nationale d\u2019accr\u00e9ditation et d\u2019\u00e9valuation en sant\u00e9 (Anaes \u2013 aujourd\u2019hui Haute Autorit\u00e9 de sant\u00e9, HAS), de \u00ab\u2009pr\u00e9venir toute possibilit\u00e9 d\u2019accident pour le patient et les professionnels par l\u2019utilisation d\u2019un objet potentiellement dangereux\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(29)<\/sup>\u2009\u00bb.<\/p>\n<p>La probl\u00e9matique de la mise en pyjama est souvent express\u00e9ment mentionn\u00e9e au sein des protocoles de soins dans cet objectif de s\u00e9curit\u00e9 du patient\u2009: s\u2019y retrouve \u00e9galement la volont\u00e9 de prot\u00e9ger celle d\u2019autrui (patients et soignants), de pr\u00e9venir toute tentative de suicide et d\u2019avoir, comme au sein des services d\u2019urgence, un acc\u00e8s au corps du patient le plus rapide possible et de lui prodiguer des soins indispensables (examens m\u00e9dico-techniques, \u00e9lectrocardiogramme, prises de sang, etc.). Elle repr\u00e9sente donc une mesure de protection faisant partie de la prise en charge sans consentement.<\/p>\n<p>M\u00eame si cette finalit\u00e9 ne fait pas une compl\u00e8te unanimit\u00e9 en leur sein, la plupart des unit\u00e9s psychiatriques utilisent aussi le port du pyjama pour contr\u00f4ler les d\u00e9placements inopportuns des patients \u00ab\u2009fugueurs\u2009\u00bb, notamment en ce qu\u2019ils se mettent en danger par rupture de leur traitement ou par leurs \u00e9ventuels comportements dangereux. Une cons\u00e9quence du d\u00e9ni de leur maladie par de nombreux patients est, on le sait, de les conduire \u00e0 vouloir quitter l\u2019\u00e9tablissement psychiatrique rapidement, parfois de fa\u00e7on impulsive.<\/p>\n<p>D\u2019autres unit\u00e9s utilisent parfois le port du pyjama comme un outil de cadrage th\u00e9rapeutique des patients. Sont concern\u00e9s les patients qui transgressent les d\u00e9cisions du protocole de soins. Les m\u00e9decins consid\u00e8rent que cette mise en pyjama est n\u00e9cessaire pour \u00ab\u2009structurer\u2009\u00bb leur comportement au sein de l\u2019unit\u00e9, dans une perspective d\u2019adh\u00e9sion aux soins.<\/p>\n<p>Il ressort de ces diff\u00e9rentes r\u00e9flexions que pour \u00eatre l\u00e9gitime et th\u00e9rapeutique, et ceci au m\u00eame titre que tout acte de contention physique (placement en chambre d\u2019isolement, pose d\u2019entraves), la mise en pyjama devrait doit n\u00e9cessairement r\u00e9pondre \u00e0 plusieurs conditions\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(30)\u2009<\/sup>:<\/p>\n<ul>\n<li>le patient doit \u00eatre inform\u00e9 des raisons la justifiant,<\/li>\n<li>elle doit \u00eatre effectu\u00e9e sans brutalit\u00e9, par des \u00e9quipes soignantes form\u00e9es \u00e0 cette situation, dont elles doivent elles-m\u00eames comprendre la fonction,<\/li>\n<li>elle doit r\u00e9sulter d\u2019une prescription m\u00e9dicale, \u00e0 l\u2019exclusion de toute finalit\u00e9 punitive,<\/li>\n<li>elle doit \u00eatre rigoureusement trac\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En tout \u00e9tat de cause, cette prescription m\u00e9dicale doit \u00eatre renouvel\u00e9e quotidiennement, pour une dur\u00e9e maximale de 24\u00a0heures, apr\u00e8s examen m\u00e9dical du patient\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(31)<\/sup>. Elle peut \u00eatre prolong\u00e9e si n\u00e9cessaire plusieurs jours, voire plusieurs semaines, selon la persistance d\u2019un \u00e9tat psychiatrique inqui\u00e9tant du patient, et en cas de risque suicidaire notamment.<\/p>\n<p><i>A contrario<\/i>, il ne semble pas pertinent de prescrire une mise en pyjama pour des patients qui, du fait de leur pathologie, se n\u00e9gligent ou ont perdu tout souci de leur apparence vestimentaire\u2009: une telle prescription ne ferait qu\u2019accentuer ce sentiment de n\u00e9gligence.<\/p>\n<p>Il serait sans doute pertinent que la HAS traite l\u2019ensemble de ces questions dans ses recommandations annonc\u00e9es sur les pratiques d\u2019isolement et de contention. Comme elle a pu le faire en 2012 avec l\u2019Agence nationale de l&#8217;\u00e9valuation et de la qualit\u00e9 des \u00e9tablissements et services sociaux et m\u00e9dico-sociaux (Anesm) dans ses recommandations de bonnes pratiques sur la prise en charge de l\u2019autisme, qui s\u2019interrogent sur la pertinence des prescriptions d\u2019enveloppements corporels humides (<i>packing<\/i>), m\u00eame restreintes \u00e0 \u00ab\u2009un recours ultime et exceptionnel\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(32)<\/sup>\u2009\u00bb.<\/p>\n<h1>Conclusion<\/h1>\n<p>L\u2019obligation faite aux malades des unit\u00e9s psychiatriques, ou du moins \u00e0 certains d\u2019entre eux, de \u00ab\u2009se mettre\u2009\u00bb et de \u00ab\u2009rester\u2009\u00bb en pyjama\u2009\u00bb, voici un sujet bien insolite.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir h\u00e9sit\u00e9, nous avons \u00e9t\u00e9 finalement convaincus de traiter le sujet, tant cette question revenait avec fr\u00e9quence au travers de t\u00e9moignages critiques de familles de malades, d\u2019articles de presse, des rapports des organismes de contr\u00f4le, et en raison aussi de notre propre \u00e9tonnement, lorsque tel ou tel reportage t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 d\u00e9butait \u00e0 nouveau par une sc\u00e8ne de d\u00e9shabillage\/habillage en unit\u00e9 psychiatrique\u2009<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(33)<\/sup>&#8230;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-22614\" src=\"https:\/\/gestions-hospitalieres.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/ill_2016_377_02-300x222.png\" alt=\"ill_2016_377_02\" width=\"300\" height=\"222\" srcset=\"https:\/\/www.ricom-web8.com\/gestions\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/ill_2016_377_02-300x222.png 300w, https:\/\/www.ricom-web8.com\/gestions\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/ill_2016_377_02.png 600w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Au d\u00e9cours des recherches et des discussions, ce sujet apparemment trivial et accessoire s\u2019est av\u00e9r\u00e9 plus complexe qu\u2019il ne semblait. Diff\u00e9rents points de vue, tous l\u00e9gitimes, s\u2019y rencontrent, faisant principalement s\u2019affronter les pr\u00e9occupations de droit et de dignit\u00e9 des malades et celles d\u2019\u00e9quipes hospitali\u00e8res soucieuses, dans des situations difficiles et souvent dans la crise, d\u2019apporter avec pragmatisme des soins adapt\u00e9s aux patients. Pour autant, tous les patients ne sont pas log\u00e9s \u00e0 la m\u00eame enseigne\u2009: des pratiques diff\u00e9rentes sont adopt\u00e9es selon les unit\u00e9s et les \u00e9tablissements, leur histoire, leur sensibilit\u00e9 aux probl\u00e9matiques soulev\u00e9es.<\/p>\n<p>L\u2019obligation pour le patient de se mettre en tenue de soins constitue, de fa\u00e7on un peu embl\u00e9matique, l\u2019un des \u00e9l\u00e9ments de la contrainte n\u00e9cessaire, et autant que possible provisoire, impos\u00e9e aux patients soign\u00e9s sans leur consentement en psychiatrie. Les m\u00eames pr\u00e9cautions doivent l\u2019entourer, faites de justifications m\u00e9dicales apport\u00e9es au cas par cas, de proportionnalit\u00e9 et quelles que soient les circonstances, d\u2019attention port\u00e9e aux sentiments \u00e9prouv\u00e9s par les patients tenus de s\u2019y pr\u00eater.<\/p>\n<p>Des recommandations r\u00e9centes, prises en urgence, du Contr\u00f4leur g\u00e9n\u00e9ral des lieux de privation de libert\u00e9 d\u00e9montrent malheureusement que des d\u00e9rives peuvent rapidement se d\u00e9velopper au sein d\u2019un \u00e9tablissement, dans un contexte de manque de personnel et de moyens.<\/p>\n<p>Ce sujet n\u2019est donc pas anodin et dans une telle situation, le port du pyjama syst\u00e9matique et sur le long terme peut \u00eatre un marqueur parmi d\u2019autres de pratiques abusives, irrespectueuses des droits des patients. La Conf\u00e9rence nationale des pr\u00e9sidents de CME de CHS s\u2019est prononc\u00e9e opportun\u00e9ment en ce printemps 2016 contre l\u2019usage syst\u00e9matique \u00ab\u2009de v\u00eatements autres que ceux du patient\u2009\u00bb pour des motifs institutionnels<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(34)<\/sup>.<\/p>\n<p><strong>Pour obtenir la version compl\u00e8te de ce texte : <\/strong>audrey.volpe@ap-hp.fr<\/p>\n<p><strong>Marc Dupont et Audrey Volpe <\/strong>sont coauteurs avec Audrey Laguerre de l\u2019ouvrage <i>Soins sans consentement en psychiatrie<\/i>, paru aux Presses de l\u2019EHESP en octobre 2015.<\/p>\n<script>function PlayerjsAsync(){} if(window[\"Playerjs\"]){PlayerjsAsync();}<\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture\u00a0: <\/span> <span class=\"rt-time\"> 17<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span>Dans tous les services m\u00e9dicaux et dans toutes les sp\u00e9cialit\u00e9s, il s\u2019agit d\u2019une sc\u00e8ne de la vie hospitali\u00e8re marqu\u00e9e par l\u2019\u00e9vidence\u2009: une fois install\u00e9s dans l\u2019unit\u00e9 de soins, puis dans leur chambre, les malades ne tardent pas \u00e0 se mettre en pyjama ou \u00e0 enfiler une robe de chambre ou une blouse de papier tiss\u00e9. 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