

{"id":46449,"date":"2023-04-01T15:36:12","date_gmt":"2023-04-01T13:36:12","guid":{"rendered":"https:\/\/gestions-hospitalieres.fr\/?p=46449"},"modified":"2023-05-09T10:56:45","modified_gmt":"2023-05-09T08:56:45","slug":"les-enjeux-de-la-visualisation-des-cliches-dimagerie-medicale-chez-les-patients","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ricom-web8.com\/gestions\/les-enjeux-de-la-visualisation-des-cliches-dimagerie-medicale-chez-les-patients\/","title":{"rendered":"Les enjeux de la visualisation des clich\u00e9s d\u2019imagerie m\u00e9dicale chez les patients"},"content":{"rendered":"<span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture\u00a0: <\/span> <span class=\"rt-time\"> 11<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span><p><i>Les r\u00e9sultats pr\u00e9sent\u00e9s ici sont issus d\u2019une enqu\u00eate de terrain r\u00e9alis\u00e9e hebdomadairement dans un service de radiologie parisien entre f\u00e9vrier et mai\u202f2022. Le terrain, immersif et non participant, s\u2019attachait \u00e0 observer le travail des professionnels du service au quotidien, \u00e0 la fois en salle d\u2019examen, de contr\u00f4le et d\u2019interpr\u00e9tation. Des observations ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es au cours d\u2019une vingtaine de consultations en \u00e9chographie (ost\u00e9oarticulaire et visc\u00e9rale, le service ne faisant pas d\u2019obst\u00e9trique). Quatre entretiens qualitatifs ont par ailleurs \u00e9t\u00e9 conduits pour enrichir ces donn\u00e9es ethnographiques\u2009<\/i><sup><sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(1)<\/sup><\/sup><i>.<\/i><i> <\/i><i>Encore exploratoires, ces r\u00e9sultats font l\u2019objet d\u2019un m\u00e9moire de master 2 \u00e0 l\u2019\u00c9cole des hautes \u00e9tudes en sciences sociales (EHESS) dont la soutenance est pr\u00e9vue en juin\u202f2023.<\/i><\/p>\n<h1>L\u2019imagerie\u2009: un examen avec ou sans effet sur le patient\u2009?<\/h1>\n<p>Selon l\u2019Institut fran\u00e7ais de l\u2019exp\u00e9rience patient (Ifep), chaque Fran\u00e7ais ou Fran\u00e7aise passera au moins un examen d\u2019imagerie m\u00e9dicale dans sa vie<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(2)<\/sup>. Pour certains, cela a commenc\u00e9 avant la naissance avec l\u2019\u00e9chographie obst\u00e9tricale\u2009; pour d\u2019autres, plus \u00e2g\u00e9s et n\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s dans l\u2019enfance \u00e0 des techniques d\u2019imagerie, la fr\u00e9quentation de ces technologies imageantes survient avec l\u2019avanc\u00e9e en \u00e2ge, la survenue de vuln\u00e9rabilit\u00e9s ou l\u2019entr\u00e9e dans des pathologies chroniques. La rencontre avec les examens d\u2019imagerie m\u00e9dicale ponctue ainsi d\u00e9sormais notre parcours de patient. \u00c0 chaque nouvel examen, c\u2019est une image de soi qui s\u2019ajoute, comme une photo de plus dans un album ou dans la galerie de notre t\u00e9l\u00e9phone. Comme une photo\u2009: <i>a priori<\/i> sans effet, sans cons\u00e9quence, sans r\u00e9elle incidence\u2009: cela ne reste apr\u00e8s tout \u00ab\u2009qu\u2019une radio ou qu\u2019un scanner\u2009\u00bb.<\/p>\n<p>On se rend compte pourtant, si on tend bien l\u2019oreille, que ces images sont parfois l\u2019objet de conflits ou de discussions. \u00ab\u2009J\u2019ai vu le m\u00e9decin, il a dit qu\u2019il ne voit rien sur la radio\u2009! Tu te rends compte\u2009? pourtant j\u2019ai mal\u2026\u2009\u00bb Ces remarques fourmillent dans nos \u00e9changes au quotidien avec notre entourage, mais aussi avec le milieu m\u00e9dical. Elles mettent en lumi\u00e8re une discordance, c\u2019est-\u00e0-dire un \u00e9cart notable entre ce qui est vu (ou non) et ce qui est v\u00e9cu par le patient. Ces discordances peuvent advenir dans un sens ou dans l\u2019autre\u2009: se faire diagnostiquer une tumeur au cerveau que l\u2019on ne ressent pas, ou \u00e0 l\u2019inverse ressentir une douleur ou une g\u00eane dont la cause n\u2019est pas trouv\u00e9e pendant l\u2019examen.<\/p>\n<p>Ces situations de conflit, interne (psychologique) ou externe (avec le personnel soignant), ont questionn\u00e9 plusieurs champs de recherche. Des travaux mettent en avant le potentiel sensible des images en m\u00e9decine. Bien loin d\u2019\u00eatre de simples repr\u00e9sentations passivement regard\u00e9es, les clich\u00e9s radiologiques s\u2019incorporent. L\u2019anthropologue Margitta Zimmermann a d\u00e9montr\u00e9 dans sa th\u00e8se<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(3)<\/sup> l\u2019existence d\u2019une \u00ab\u2009sensibilit\u00e9 somatique<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(4)\u2009<\/sup>\u00bb \u00e9veill\u00e9e chez les patients par la confrontation avec leur image de l\u2019examen. Elle appelle \u00e0 consid\u00e9rer l\u2019esth\u00e9tique des images au sens \u00e9tymologique du terme \u03b1\u1f30\u03c3\u03b8\u03b7\u03c4\u03b9\u03ba\u03cc\u03c2, <i>aisth\u00eatik\u00f3s<\/i> \u00ab\u2009qui a la facult\u00e9 de sentir\u2009; sensible, perceptible\u2009\u00bb. Pour elle, la confrontation avec les clich\u00e9s d\u2019imagerie ne se r\u00e9sume pas \u00e0 une visualisation, mais implique une exp\u00e9rience sensible internalis\u00e9e, corporalis\u00e9e. Ces r\u00e9sultats sont \u00e9tay\u00e9s par ceux d\u2019une autre anthropologue, C\u00e9cile Estival (2008)<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(5)<\/sup>, dont les recherches montrent que la visualisation des clich\u00e9s en oncologie permet de mat\u00e9rialiser, comprendre, localiser et prendre conscience de la maladie chez les patients. Elle rel\u00e8ve un int\u00e9r\u00eat plus pr\u00e9gnant chez les femmes, les jeunes et les classes hautes ou moyennes de la population vis-\u00e0-vis des images. \u00c0 l\u2019inverse, les hommes, les personnes \u00e2g\u00e9es et les personnes peu \u00e9duqu\u00e9es sont plus prompts \u00e0 se d\u00e9tacher de leur examen, soit par d\u00e9go\u00fbt de la mati\u00e8re anatomique, soit parce qu\u2019ils estiment qu\u2019ils n\u2019y entendront rien et qu\u2019ils consid\u00e8rent, en tant que patients, ne pas avoir \u00e0 y entendre quoi que ce soit.<\/p>\n<p>La psychanalyse s\u2019est aussi questionn\u00e9e sur l\u2019influence de ces images sur notre inconscient, en \u00e9coutant les plaintes des patients en consultation. On peut citer, par exemple, les travaux de Paul-Laurent Assoun<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(6)<\/sup>, C\u00e9line Masson<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(7)<\/sup> ou R\u00e9my\u00a0Potier<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(8)<\/sup>. Certains psychanalystes estiment que les patients ne devraient pas recevoir leur examen d\u2019imagerie de peur que cela ne provoque un bouleversement psychique trop important, rappelant que leur aspect \u00ab\u2009fantomal\u2009\u00bb peut \u00e9voquer la mort<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(9)<\/sup>. D\u2019autres insistent simplement sur l\u2019influence que peuvent exercer ces images dans et sur la vie des patients, qu\u2019elle soit positive ou n\u00e9gative\u2009: \u00ab\u2009Il s\u2019agit d\u2019entendre ce que l\u2019inconscient a pu y former \u00e0 partir d\u2019exp\u00e9riences personnelles v\u00e9cues dans un corps \u00e0 corps avec ces techniques, le plus souvent \u00e0 partir d\u2019une ignorance totale du fonctionnement et des implications de celles-ci.<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(10)\u2009<\/sup>\u00bb<sup>\u2009<\/sup><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<h1>R\u00e9cup\u00e9rer, voir et comprendre l\u2019examen imag\u00e9<\/h1>\n<p>Car si l\u2019imagerie ne choque pas, ou plus, elle n\u2019est pas pour autant n\u00e9cessairement comprise. Le fonctionnement des diverses modalit\u00e9s (radio, IRM, scanner\u2026) et leur production sont parfois d\u00e9voy\u00e9s dans les articles ou \u00e9missions de vulgarisation scientifique. For\u00e7ant la publicit\u00e9 sur les progr\u00e8s de la m\u00e9decine, certains discours font porter aux examens d\u2019imagerie le poids de voir \u00e0 travers le corps, en induisant qu\u2019avec eux nous pouvons d\u00e9sormais tout voir, qu\u2019ils vont tout montrer. Prolongeant une longue tradition occidentale donnant primeur \u00e0 la vue sur les autres sens, ils alimentent ainsi une confiance exacerb\u00e9e envers la repr\u00e9sentation visuelle, une \u00ab\u2009preuve\u2009\u00bb difficilement contestable. Cet argument se niche dans l\u2019inconscient collectif. Il explique en partie l\u2019exigence des patients pour passer ces examens compl\u00e9mentaires. Il explique aussi leur possible d\u00e9ception lorsqu\u2019ils ne sont pas prescrits. On en oublie, dans ce type de discours, l\u2019ensemble du travail d\u2019interpr\u00e9tation des images, le r\u00f4le d\u00e9terminant de la question clinique dans le param\u00e9trage de la machine, celui des radiologues, des manipulateurs et des manipulatrices en \u00e9lectroradiologie m\u00e9dicale, le choix m\u00eame de la modalit\u00e9 (IRM, \u00e9cho, scanner) ou de l\u2019incidence qui aboutissent, <i>in fine<\/i>, \u00e0 l\u2019image et au compte-rendu.<\/p>\n<p>Lorsque le fonctionnement de la machine est trop complexe pour permettre aux patients de savoir comment sont produites les IRM ou les images issues de scanner, ceux-ci peuvent soit admettre, soit tenter de donner du sens en comblant les \u00ab\u2009vides\u2009\u00bb de connaissance par ce qui va faire le plus de sens pour elles et eux. Certains vont chercher sur Internet, retapant les mots cl\u00e9s mal compris de leur radiodiagnostic<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(11)<\/sup>. D\u2019autres vont solliciter des proches travaillant dans le milieu m\u00e9dical. D\u2019autres encore se font une interpr\u00e9tation qui peut \u00eatre bien loin de la r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9crite. Ce qui est s\u00fbr, c\u2019est que se saisir de son examen n\u2019est pas si facile que cela semble l\u2019\u00eatre. Ces tentatives de renseignement, fructueuses ou non, d\u00e9montrent que la confrontation avec l\u2019image ne reste pas sans effet.<\/p>\n<blockquote><p>Bien loin d\u2019\u00eatre de simples repr\u00e9sentations passivement regard\u00e9es, les clich\u00e9s radiologiques s\u2019incorporent.<\/p><\/blockquote>\n<h1>Se reconna\u00eetre dans l\u2019image<\/h1>\n<p>Dans la premi\u00e8re confrontation entre le patient et son image se joue, en quelques secondes, une recomposition des repr\u00e9sentations de soi. Dans la mesure o\u00f9 les clich\u00e9s d\u2019imagerie d\u00e9voilent des corps qui se ressemblent, en s\u00e9rie, sans identit\u00e9, les patients doivent eux-m\u00eames se d\u00e9tacher de leur identit\u00e9 au moment de voir leur clich\u00e9 pour accepter de devenir \u00ab\u2009juste\u2009\u00bb des corps photographi\u00e9s, scann\u00e9s<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(12)<\/sup>. Ils tentent ensuite de se r\u00e9approprier leur corps en dehors de leurs marqueurs habituels (la couleur des cheveux, une cicatrice au bras, etc.). Il y a dissociation entre le corps physique, r\u00e9el, v\u00e9cu, avec ses marques et ses cicatrices, et le corps imag\u00e9 par l\u2019imagerie m\u00e9dicale, un \u00ab\u2009corps d\u00e9nu\u00e9 de toute subjectivit\u00e9 qui n\u00e9cessite un savoir sp\u00e9cifique que les patients n\u2019ont pas<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(13)<\/sup>\u2009\u00bb toujours.<\/p>\n<p>Tout l\u2019enjeu va donc \u00eatre de trouver des rep\u00e8res auxquels s\u2019accrocher pour s\u2019approprier cette repr\u00e9sentation anonyme de soi et se r\u00e9identifier \u00e0 travers elle. Certains patients vont m\u00e9dicaliser leur regard pour y arriver\u2009: leur exp\u00e9rience d\u00e9veloppe chez eux une habitude des examens, des images et du vocabulaire m\u00e9dical. Certains signes pathologiques ou anatomiques peuvent aussi faciliter cette r\u00e9identification \u00e0 travers de nouveaux marqueurs\u00a0(\u00ab\u00a0l\u00e0, il manque un rein sur l\u2019image parce qu\u2019on me l\u2019a retir\u00e9 en\u2026\u2009\u00bb, \u00ab\u2009ah l\u00e0 c\u2019est mon kyste\u2009\u00bb). Certains dispositifs m\u00e9dicaux implant\u00e9s aident \u00e0 faire le lien entre le corps physique et le corps imag\u00e9 (\u00ab\u2009ah, voil\u00e0 mon pacemaker\/le prolongement de mon cath\u00e9ter\u2009\u00bb, etc.).<\/p>\n<p>La r\u00e9identification qui suit s\u2019av\u00e8re plus ou moins facile en fonction de la technique d\u2019imagerie mobilis\u00e9e et des vues utilis\u00e9es. Elle demande au pr\u00e9alable un minimum de connaissances en anatomie. Plus l\u2019examen se rapproche d\u2019une repr\u00e9sentation anatomique avec des bases relativement connues de tous (le cerveau, l\u2019os), plus l\u2019identification est facile. C\u2019est pourquoi certaines radios et certaines IRM\/scanners sont plus ais\u00e9ment interpr\u00e9tables par les patients que d\u2019autres. \u00c0 l\u2019inverse, plus l\u2019examen est \u00e9loign\u00e9 des repr\u00e9sentations traditionnelles du corps humain, plus cette r\u00e9identification demande au patient de se distancier de lui-m\u00eame et de mobiliser sa r\u00e9flexion pour se voir et se comprendre.<\/p>\n<h1>Des secondes inutiles, des secondes o\u00f9 tout se joue\u2009: impact de la visualisation sur l&#8217;\u00ab\u2009image de soi\u2009\u00bb<\/h1>\n<p>La visualisation du clich\u00e9, m\u00eame rapide ou exp\u00e9ditive, constitue un moment intense de d\u00e9connexion et de reconnexion \u00e0 soi, de sollicitation du savoir, dans lequel nous greffons de nouvelles informations tr\u00e8s rapidement. D\u00e8s la premi\u00e8re visualisation, les patients doivent sortir d\u2019eux-m\u00eames pour se voir et se comprendre anatomiquement. Ils doivent ensuite comprendre que ce clich\u00e9 est le leur<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(14)<\/sup>, qu\u2019il les repr\u00e9sente, ce que ne manquera pas de leur faire comprendre le personnel soignant avec des expressions telles que \u00ab\u2009sur votre \u00e9chographie\/votre irm\/votre examen\u2009\u00bb. S\u2019annonce ensuite ce qu\u2019\u00ab\u2009il y a\u2009\u00bb ou \u00ab\u2009ce qu\u2019il n\u2019y a pas\u2009\u00bb, deuxi\u00e8me temps de la confrontation avec l\u2019image. Son commentaire vient remanier l\u2019image du corps du patient et donc, en bout de file, l\u2019image qu\u2019il se fait de lui-m\u00eame comme personne. En psychologie, l\u2019image du corps et l\u2019image de soi sont deux concepts fondamentaux extr\u00eamement li\u00e9s<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(15)<\/sup>. Entendu au d\u00e9but du 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle comme une sorte de proprioception ou de kinesth\u00e9sie, le concept d\u2019image du corps s\u2019affine progressivement avec Paul Schilder dans les ann\u00e9es 1970<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(16)<\/sup> pour renvoyer \u00e0 un entendement du corps comme si\u00e8ge des sensations, des exp\u00e9riences, abritant le v\u00e9cu singulier de chacun. Cette image du corps vient alimenter directement l\u2019image de soi, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019id\u00e9e que nous nous faisons de nous-m\u00eame, tant physiquement que psychologiquement (qui je suis).<\/p>\n<p>L\u2019examen, en infirmant ou confirmant un ressenti corporel souvent motif de la visite, met l\u2019image du corps du patient \u00e0 l\u2019\u00e9preuve. En radiologie diagnostique, l\u2019examen peut r\u00e9v\u00e9ler l\u2019existence de tumeur, d\u2019arthrose, d\u2019anomalies et malformations cong\u00e9nitales non ressenties par le patient, ce qui peut cr\u00e9er un conflit avec l\u2019image de soi d\u2019un patient qui se vivrait comme totalement sain, ou \u00e0 l\u2019inverse ne trouver aucune explication \u00e0 une g\u00eane ou un ressenti d\u00e9sagr\u00e9able. Si l\u2019annonce reste ce qui bouleverse le patient, l\u2019image vient lui donner les informations cl\u00e9s pour conscientiser \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de lui-m\u00eame cette annonce. Comme \u00e9voqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, l\u2019examen imag\u00e9 va permettre de localiser, de donner une forme, de conscientiser somatiquement et intellectuellement l\u2019information. C\u2019est l\u00e0 que se situe toute une tension sous-jacente expliquant qu\u2019un patient ne soit pas d\u2019accord avec son r\u00e9sultat d\u2019examen\u2009: l\u2019image de lui faite par la machine et qu\u2019on lui impose n\u2019est pas en accord avec l\u2019image qu\u2019il se fait de lui-m\u00eame. Ce conflit int\u00e9rieur, cette discordance, peut ensuite \u00eatre verbalis\u00e9 aupr\u00e8s de son m\u00e9decin ou de sa famille.<\/p>\n<p>Il est donc important de m\u00e9nager la r\u00e9ception des examens radiologiques. En fonction du genre, du parcours de soin ou du parcours de vie, certains examens demandent une r\u00e9ception am\u00e9nag\u00e9e, anticip\u00e9e par le corps m\u00e9dical pour ne pas \u00eatre trop d\u00e9stabilisante. La consultation de radiodiagnostic en est une forme. Le radiologue fait la m\u00e9diation entre le patient et son image et doit venir prendre le temps de r\u00e9pondre \u00e0 toutes les questions que le patient peut se poser vis-\u00e0-vis de cette image qu\u2019on lui impose de l\u2019ext\u00e9rieur. Cela peut d\u00e9jouer certains ph\u00e9nom\u00e8nes de discordances. Ainsi, en consultation d\u2019\u00e9chographie ou salle de radiographie (seuls endroits o\u00f9 patients et soignants partagent la m\u00eame salle durant l\u2019examen), nous avons pu observer des patients dans une d\u00e9marche active de questionnement du radiologue ou du manipulateur radio (\u00ab\u2009est-ce qu\u2019il y a quelque chose\u2009? Qu\u2019est-ce que vous voyez\u2009?\u2009\u00bb). En \u00e9chographie, puisque le patient est en face de l\u2019\u00e9cran en temps r\u00e9el, il peut interpeller directement le radiologue. Dans une d\u00e9marche p\u00e9dagogique, le radiologue explique\u2009: \u00ab\u2009Ici, c\u2019est le tendon, vu en coupe. Et l\u00e0, c\u2019est le petit nodule, on va le mesurer.\u2009\u00bb M\u00e9decins comme patients r\u00e9ussissent par l\u2019image \u00e0 entrer en interaction et se mettent d\u2019accord\u2009: pointer du doigt un ph\u00e9nom\u00e8ne sur l\u2019\u00e9chographe, le palper sur le corps pour retrouver ce ph\u00e9nom\u00e8ne cliniquement, en interroger la signification, potentiellement corriger l\u2019interpr\u00e9tation, etc. L\u2019extrait d\u2019observation suivant en t\u00e9moigne\u2009:<br \/>\n\u00ab\u2009En consultation d\u2019\u00e9chographie ost\u00e9oarticulaire, une femme d\u2019une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es, professeure de th\u00e9\u00e2tre, consultant pour une douleur \u00e0 l\u2019\u00e9paule, questionne la radiologue car elle est surprise de la voir se concentrer sur la face ant\u00e9rieure de son \u00e9paule (c\u00f4t\u00e9 buste) plut\u00f4t que la face post\u00e9rieure (dans le dos) o\u00f9 elle a mal. Elle demande\u2009: \u201cDonc ce n\u2019est pas derri\u00e8re\u00a0[le probl\u00e8me]\u2009?\u201d, ce \u00e0 quoi la radiologue r\u00e9pond\u2009: \u201cAlors, le propre des l\u00e9sions \u00e0 l\u2019\u00e9paule, c\u2019est que la l\u00e9sion est quelque part mais on a mal ailleurs.\u201d\u2009\u2009\u00bb<\/p>\n<p>Tous les patients qui re\u00e7oivent leur examen n\u2019entrent toutefois pas n\u00e9cessairement en conflit ouvert avec leur praticien. D\u00e8s lors, comment expliquer la diversit\u00e9 des r\u00e9actions des patients\u2009? De mon terrain comme des pr\u00e9c\u00e9dents travaux se d\u00e9gage un impact diff\u00e9renci\u00e9 de la visualisation des clich\u00e9s d\u2019imagerie selon cinq crit\u00e8res\u2009:<\/p>\n<ul>\n<li>le degr\u00e9 de gravit\u00e9 de la pathologie, qui oblige le patient \u00e0 s\u2019en souvenir, parfois \u00e0 ressortir ce r\u00e9sultat dans un parcours th\u00e9rapeutique long. Par exemple, il est ais\u00e9 de se rem\u00e9morer une fracture particuli\u00e8rement s\u00e9v\u00e8re, m\u00eame sans support\u2009;<\/li>\n<li>le r\u00e9sultat\u2009: on se souviendra plus facilement d\u2019un r\u00e9sultat \u00ab\u2009n\u00e9gatif\u2009\u00bb (il y a quelque chose) que \u00ab\u2009positif\u2009\u00bb (il n\u2019y a rien)\u2009;<\/li>\n<li>la partie du corps atteinte\u2009: les examens des organes forts en symbolique (organes sexuels associ\u00e9s \u00e0 la f\u00e9minit\u00e9 et\/ou \u00e0 la masculinit\u00e9\u2009; le cerveau, si\u00e8ge de l\u2019intelligence) risquent de venir miner nos repr\u00e9sentations et de d\u00e9ranger l\u2019image de soi<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(17)<\/sup>\u2009;<\/li>\n<li>la fr\u00e9quence\u2009: plus on passe d\u2019examens, moins ils nous marquent car ils finissent g\u00e9n\u00e9ralement par tous se ressembler\u2009;<\/li>\n<li>les contrastes importants\/choquants, par exemple des proth\u00e8ses de hanche.<\/li>\n<\/ul>\n<h1>De l\u2019image du corps au sch\u00e9ma corporel<\/h1>\n<p>En psychanalyse et en psychologie, le sch\u00e9ma corporel renvoie \u00e0 une \u00ab\u2009repr\u00e9sentation non consciente du corps, repr\u00e9sentation qui permet un ajustement automatique de nos mouvements \u00e0 notre environnement spatial<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(18)<\/sup>\u2009\u00bb. Si l\u2019image du corps a \u00e0 voir avec la fa\u00e7on dont nous habitons notre corps en premi\u00e8re personne, le sch\u00e9ma corporel renvoie \u00e0 notre mani\u00e8re de nous mouvoir dans notre environnement. Or, il semble qu\u2019une modification de l\u2019image de soi et de l\u2019image du corps peut entra\u00eener une modification dans la mani\u00e8re de se sentir et de se mouvoir, donc du sch\u00e9ma corporel. Par exemple, une patiente de 49 ans, agente SNCF, op\u00e9r\u00e9e pour une proth\u00e8se de hanche m\u2019expliquait en entretien que depuis son op\u00e9ration, elle sentait comme une \u00ab\u2009g\u00eane\u2009\u00bb au niveau de sa hanche\u2009:<\/p>\n<p>\u2022 [Enqu\u00eatrice] <i>Et vos membres de la famille, ils sont \u00e9tonn\u00e9s quand ils voient \u00e7a (la radio)\u2009?<\/i><\/p>\n<p>\u2022 [Enqu\u00eat\u00e9e] <i>Oui. \u00c7a fait\u2026 \u00e7a fait vraiment une image\u2026 comme une quille en fait, une esp\u00e8ce de bout rond qui est dans l\u2019articulation de la hanche [&#8230;] C\u2019est assez incroyable de voir \u00e7a, de se dire qu\u2019on arrive \u00e0 faire des choses comme \u00e7a aujourd\u2019hui [\u2026]. <\/i><i>En fait depuis que j\u2019ai cette proth\u00e8se\u2026 je sens une g\u00eane dans ma cuisse, en fait. [silence] Je sais o\u00f9 est la proth\u00e8se exactement parce que quand j\u2019appuie l\u00e0, sur la cuisse, j\u2019ai comme une g\u00eane. \u00c7a me fait une esp\u00e8ce de bleu. Le chirurgien ne s\u2019inqui\u00e8te pas de \u00e7a, moi\u2026, moi, par moments, j\u2019ai une g\u00eane. Voil\u00e0. La proth\u00e8se me g\u00eane. Je n\u2019ai pas de mal pour marcher parce qu\u2019avant je ne pouvais pratiquement plus marcher, mais je sais qu\u2019il y a quelque chose dans le corps et c\u2019est pas quelque chose de fluide.<\/i><\/p>\n<p>Ici, la description que donne cette patiente ram\u00e8ne cette g\u00eane \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019elle peut palper, tr\u00e8s claire et identifi\u00e9e. La radiographie \u2013 support auquel elle tient puisqu\u2019elle a confi\u00e9 plus tard dans l\u2019entretien avoir pris \u00e0 la vol\u00e9e une photo de l\u2019\u00e9cran de l\u2019ordinateur du chirurgien \u2013 lui permet de bien situer tout ce qui s\u2019est pass\u00e9 pendant qu\u2019elle \u00e9tait anesth\u00e9si\u00e9e. Dans cette visualisation qui lui sert de suivi, le contraste entre sa proth\u00e8se et le reste de son corps semble la perturber. La patiente sait qu\u2019on est intervenu sur elle et qu\u2019on a modifi\u00e9 quelque chose \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019elle, ce qui a perturb\u00e9 l\u2019image qu\u2019elle avait d\u2019elle-m\u00eame. Dans cette perturbation, le clich\u00e9 d\u2019imagerie lui donne \u00e0 voir la modification qui a \u00e9t\u00e9 faite. Elle lui permet de reconstituer son intervention. Elle peut voir sur l\u2019image le remplacement du haut de son f\u00e9mur par une proth\u00e8se m\u00e9tallique en forme de boule. De l\u00e0, il semblerait que ce support imag\u00e9 lui ait permis de si bien localiser et conscientiser son intervention, que cela a aussi entra\u00een\u00e9 des cons\u00e9quences sur son sch\u00e9ma corporel \u00e0 un endroit pr\u00e9cis, ainsi que sur sa mani\u00e8re de se mouvoir. Elle pourrait avoir une g\u00eane globale dans la hanche. Mais son v\u00e9cu est plus pr\u00e9cis. Comme elle le dit\u2009: \u00ab\u2009Je sais o\u00f9 est la proth\u00e8se exactement parce que quand j\u2019appuie l\u00e0, sur la cuisse, j\u2019ai comme une g\u00eane.\u2009\u00bb Elle \u00ab\u2009sait\u00a0qu\u2019il y a quelque chose dans [son] corps\u2009\u00bb, et ce qu\u2019elle sait prend appui sur l\u2019\u00ab\u2009esp\u00e8ce de bout rond qui est dans l\u2019articulation de la hanche\u2009\u00bb qu\u2019elle constate sur la radio. La visualisation du clich\u00e9 apr\u00e8s son op\u00e9ration est donc venue modifier la fa\u00e7on dont d\u00e9sormais elle per\u00e7oit son image du corps et donc son image de soi, mais aussi la fa\u00e7on dont elle se meut (son sch\u00e9ma corporel). Il y a un avant et un apr\u00e8s dans lequel la chirurgie, autant que l\u2019image, joue un r\u00f4le.<\/p>\n<blockquote><p>Quand nous parlons d\u2019imagerie m\u00e9dicale [\u2026] se niche toujours la question du rapport au corps et du rapport \u00e0 soi.<\/p><\/blockquote>\n<h1>Conclusion<\/h1>\n<p>La r\u00e9ception d\u2019un examen d\u2019imagerie m\u00e9dicale vient mettre en jeu toute une recomposition des identit\u00e9s chez le patient. Si cette recomposition peut se faire facilement, dans le cas o\u00f9 l\u2019interpr\u00e9tation de l\u2019examen et de ce qu\u2019il r\u00e9v\u00e8le se comprend plut\u00f4t bien, il arrive cependant qu\u2019elle rencontre des obstacles. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, un manque de connaissance de la part du patient, qu\u2019il va combler avec ses moyens, aboutit \u00e0 des interpr\u00e9tations allant parfois \u00e0 l\u2019encontre de ce qui est r\u00e9ellement per\u00e7u par le m\u00e9decin. C\u2019est ce qui arrive notamment quand des recherches compl\u00e9mentaires sont faites sur Internet et qu\u2019un kyste b\u00e9nin se transforme en cancer. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, il y a un obstacle dans la prise en charge, d\u00fb \u00e0 la banalisation de l\u2019examen d\u2019imagerie lui-m\u00eame. La quantit\u00e9 d\u2019examens r\u00e9alis\u00e9s banalise une rencontre entre le patient, son image et son m\u00e9decin, dans laquelle la psychologie joue pourtant son r\u00f4le et ne peut \u00eatre ignor\u00e9e. L\u2019examen imag\u00e9 n\u2019est pas simplement un moyen pour le m\u00e9decin de prouver ses dires. Pour le patient, elle peut aussi \u00eatre le support d\u2019une nouvelle identification. Quand nous parlons d\u2019imagerie m\u00e9dicale, dans les conversations avec nos proches comme dans les interactions entre un patient et son m\u00e9decin (ou tout autre personnel soignant), se niche toujours, en filigrane, la question du rapport au corps et du rapport \u00e0 soi. La r\u00e9ception des examens d\u2019imagerie ne peut donc se penser de fa\u00e7on passive. Puisque les informations qui en sont tir\u00e9es vont nous accompagner toute notre vie et modifier parfois jusqu\u2019\u00e0 notre mani\u00e8re de nous mouvoir, il importe de veiller \u00e0 leur r\u00e9ception pour qu\u2019elles ne soient jamais laiss\u00e9es \u00e0 la libre interpr\u00e9tation angoiss\u00e9e du patient.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><button data-toggle=\"collapse\" data-target=\"#enc_2023_212_01\">zoom<\/button><div id=\"enc_2023_212_01\" class=\"encadre collapse\"><p><span class=\"surtitre_enc\">zoom<\/span><\/p>\n<h2>La Chaire de Philosophie \u00e0 l\u2019h\u00f4pital<\/h2>\n<p>Dirig\u00e9e par la philosophe et psychanalyste Cynthia\u00a0Fleury, cette chaire hospitalo-acad\u00e9mique est li\u00e9e au Conservatoire national des arts et m\u00e9tiers (Cnam) et au GHU Paris Psychiatrie &amp; Neurosciences. \u00c0 travers un dispositif recherche et enseignement, de formation et diplomation, d\u2019exp\u00e9rimentation et d\u00e9ploiement, cette chaire aspire \u00e0 inventer la fonction soignante en partage et l\u2019alliance efficiente des humanit\u00e9s et de la sant\u00e9. Ses th\u00e9matiques de recherche s\u2019articulent autour de cinq\u00a0p\u00f4les\u2009: Philosophie clinique et savoirs exp\u00e9rientiels\/Sant\u00e9 connect\u00e9e et intelligence artificielle\/Design capacitaire\/R\u00e9silience et clinique du d\u00e9veloppement\/Nature et patrimoine en sant\u00e9. La chaire abrite par ailleurs un espace doctoral compos\u00e9 de douze doctorants.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/chaire-philo.fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.chaire-philo.fr<\/a><\/p>\n<\/div><\/p>\n<script>function PlayerjsAsync(){} if(window[\"Playerjs\"]){PlayerjsAsync();}<\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les r\u00e9sultats pr\u00e9sent\u00e9s ici sont issus d\u2019une enqu\u00eate de terrain r\u00e9alis\u00e9e hebdomadairement dans un service de radiologie parisien entre f\u00e9vrier et mai\u202f2022. Le terrain, immersif et non participant, s\u2019attachait \u00e0 observer le travail des professionnels du service au quotidien, \u00e0 la fois en salle d\u2019examen, de contr\u00f4le et d\u2019interpr\u00e9tation. 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