

{"id":46511,"date":"2023-04-01T17:24:21","date_gmt":"2023-04-01T15:24:21","guid":{"rendered":"https:\/\/gestions-hospitalieres.fr\/?p=46511"},"modified":"2023-05-09T10:55:39","modified_gmt":"2023-05-09T08:55:39","slug":"une-clinique-du-corps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ricom-web8.com\/gestions\/une-clinique-du-corps\/","title":{"rendered":"Une clinique du corps"},"content":{"rendered":"<span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture\u00a0: <\/span> <span class=\"rt-time\"> 12<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span><p>Qu\u2019est-ce que le corps\u2009? La question appara\u00eet d\u2019abord presque inconvenue, voire absurde. Le corps, notre corps, est d\u2019abord une \u00e9vidence quotidienne. Il est un socle n\u00e9cessaire \u00e0 notre existence, comme un support intangible dont nous aurions besoin pour \u00eatre. Il est notre base premi\u00e8re, ce qui nous constitue, m\u00eame si notre identit\u00e9 ne se limite pas \u00e0 notre corpor\u00e9it\u00e9. Et puis, le corps est aussi ce dont l\u2019on prend soin, que l\u2019on entretient ou fa\u00e7onne en fonction de nos souhaits, de notre imaginaire ou des modes \u00e9volutives. Lorsqu\u2019il dysfonctionne et n\u2019est plus un serviteur mutique et docile, on le confie \u00e0 la m\u00e9decine qui agit comme une forme de r\u00e9parateur de ce syst\u00e8me bio-physico-chimique complexe en s\u2019appuyant sur une anthropologie dualiste. En premi\u00e8re intention, le corps est donc une n\u00e9cessit\u00e9 pour \u00eatre, que l\u2019on appr\u00e9cie d\u2019autant mieux s\u2019il est discret, \u00ab\u2009silencieux\u2009\u00bb, servile ou modelable selon nos besoins ou nos d\u00e9sirs.<\/p>\n<h1>Le corps n\u2019est-il qu\u2019un support\u2009?<\/h1>\n<p>Si l\u2019on s\u2019attarde un peu, cette fonction de simple support de notre existence recouvre-t-elle l\u2019ensemble de ce qu\u2019est le corps\u2009?<\/p>\n<p>\u00c0 titre d\u2019illustration, consid\u00e9rons un couple d\u2019amants qui d\u00e9cident de s\u2019engager conjointement de mani\u00e8re durable. Est-ce le fruit d\u2019une d\u00e9cision rationnelle, renforc\u00e9e par une exp\u00e9rience positive d\u2019une cohabitation heureuse\u2009? Ou est-ce le corps qui conduit \u00e0 ce choix, comme si l\u2019alliance, consciemment et rationnellement choisie, n\u2019\u00e9tait que la prolongation d\u2019un corps-\u00e0-corps journalier, d\u2019une communaut\u00e9 d\u2019existences d\u2019abord incarn\u00e9es avant d\u2019\u00eatre mentalis\u00e9es\u2009? De m\u00eame, lorsque le m\u00e9decin, s\u2019interrogeant sur la pertinence d\u2019une intervention chirurgicale, formule simplement qu\u2019il \u00ab\u2009ne la sent pas, cette d\u00e9cision\u2009\u00bb, quelle instance lui fait ainsi \u00e9prouver cette perplexit\u00e9\u2009?<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Consid\u00e9rons maintenant le corps cachectique<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(1)<\/sup> de ce jeune patient inconscient atteint d\u2019une leuco\u00adenc\u00e9phalite. Pourquoi, comment \u00ab\u2009tient-il\u2009\u00bb, alors qu\u2019aucune hydratation, alimentation ou nutrition ne lui est plus administr\u00e9e depuis des semaines\u2009? Dans ce temps suspendu, pourquoi le d\u00e9c\u00e8s survient-il quelques minutes apr\u00e8s que sa m\u00e8re fonde enfin en larmes, consentant partiellement \u00e0 la mort de son enfant\u2009? Qui ou quoi d\u00e9termine le moment de la mort\u2009? Est-ce la machinerie qui finalement s\u2019arr\u00eate comme un vieux moteur Diesel dont le garagiste dit qu\u2019il a \u00ab\u2009rendu l\u2019\u00e2me\u2009\u00bb\u2009? Est-ce une d\u00e9cision effectu\u00e9e par une instance supr\u00eame \u2013 qu\u2019on l\u2019appelle psych\u00e9, esprit, volont\u00e9, \u00e2me \u2013 qui aurait ainsi pouvoir sur la prolongation ou non de la vie\u2009? Est-ce un consentement que corps et \u00e2me font dans une forme de dialogue, voire d\u2019identit\u00e9 commune\u2009?<\/p>\n<p>Ainsi, si le corps est un support n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019existence humaine, il semble qu\u2019il soit aussi plus que cela. Il se r\u00e9v\u00e8le sous d\u2019autres facettes, \u00e0 la fois nombreuses et \u00e9nigmatiques. Qu\u2019en est-il du corps pour la m\u00e9decine\u2009?<\/p>\n<h1>Une m\u00e9decine borgne et manchote<\/h1>\n<p>Nous retrouvons l\u00e0 encore des aspects paradoxaux, car le corps pour la m\u00e9decine constitue le si\u00e8ge central de son savoir et de son action, mais il est aussi celui qu\u2019elle ne comprend pas dans sa complexit\u00e9, sa diversit\u00e9, ses potentialit\u00e9s. Le corps est \u00e0 la fois l\u2019unique livre qu\u2019elle d\u00e9code et le grand inconnu qu\u2019elle ignore. Car la m\u00e9decine a structur\u00e9 sa d\u00e9marche en adoptant les connaissances et la m\u00e9thode scientifiques. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 ce prisme qu\u2019elle a accru son savoir et pu obtenir une fantastique efficacit\u00e9 sur le corps bio-physico-chimique. Mais cette focale unique la rend comme borgne et manchote. Borgne car elle ne voit que par l\u2019\u0153il scientifique, met l\u2019accent sur le visuel, \u00e0 travers le d\u00e9veloppement de l\u2019imagerie, et bride ses autres sens, notamment l\u2019\u00e9coute du patient. Manchote car son raisonnement est fond\u00e9 uniquement sur une d\u00e9marche biom\u00e9dicale, et son action se limite \u00e0 un agir technique sur un corps bio-m\u00e9canique. Or, le corps est peut-\u00eatre autre, divers, davantage pluriel, plus complexe, avec un statut ambigu. Il requiert peut-\u00eatre d\u2019autres approches en compl\u00e9mentarit\u00e9 de la d\u00e9marche scientifique.<\/p>\n<p>Est-il possible de d\u00e9gager quelques points d\u2019appui \u00e0 destination des citoyens, des soignants, des responsables institutionnels afin de construire un soin qui pr\u00eate attention aux diverses facettes du corps\u2009? C\u2019est sous les termes \u00ab\u2009clinique du corps<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(2)<\/sup>\u2009\u00bb que nous allons pr\u00e9senter ces rep\u00e8res, en nous appuyant sur l\u2019exp\u00e9rience clinique et la philosophie, notamment la ph\u00e9nom\u00e9nologie.<\/p>\n<h1>Une clinique du corps<\/h1>\n<h2>Une origine antique<\/h2>\n<p>Le terme \u00ab\u2009clinique\u2009\u00bb s\u2019inscrit dans une histoire de la m\u00e9decine, comme une sorte d\u2019invariant pluris\u00e9culaire h\u00e9rit\u00e9 des m\u00e9decins de l\u2019Antiquit\u00e9, notamment Hippocrate avec la <i>t\u00e9ckhn\u00e8<\/i>. La clinique est un \u00ab\u2009art\u2009\u00bb reposant sur une association de connaissances th\u00e9oriques, de savoir-faire et d\u2019exp\u00e9riences. En tant qu\u2019action sur le r\u00e9el, elle est initiative, capacit\u00e9 d\u2019agir dans un domaine marqu\u00e9 par de l\u2019inconnu. Dans le registre du soin, la <i>t\u00e9ckhn\u00e8<\/i> se compl\u00e8te par le terme <i>clinik\u00e9<\/i>. \u00c9tymologiquement, il vient de <i>klinein<\/i>, qui signifie \u00ab\u2009\u00eatre couch\u00e9\u2009\u00bb, et est associ\u00e9 au verbe \u00ab\u2009incliner\u2009\u00bb, qui s\u2019inspire de la m\u00eame racine.<\/p>\n<h2>Une pratique qui ne se r\u00e9duit pas \u00e0 l\u2019application de connaissances<\/h2>\n<p>Si l\u2019on transf\u00e8re cette conception grecque \u00e0 la m\u00e9decine contemporaine, la clinique est une \u00ab\u2009pratique soignante personnalis\u00e9e<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(3)<\/sup>\u2009\u00bb, marqu\u00e9e d\u2019embl\u00e9e par une pluralit\u00e9 des sources, une incompl\u00e9tude du savoir et une connotation \u00e9thique au sens de l\u2019incertaine d\u00e9termination de ce qu\u2019il serait \u00ab\u2009bien\u2009\u00bb de faire. Bien qu\u2019elle repose sur des connaissances, la clinique ne se r\u00e9duit pas au recueil de signes, regroup\u00e9s en sympt\u00f4mes, pour appliquer un protocole valid\u00e9. Elle est cela, mais elle est plus que cela car son agir n\u2019est pas fond\u00e9 uniquement sur des connaissances scientifiques. Il repose aussi sur un savoir-faire, une exp\u00e9rience ainsi que d\u2019autres connaissances, syst\u00e8mes de pens\u00e9e, compr\u00e9hensions du vivant. Il se place dans une perspective d\u2019ouverture aux nombreuses disciplines qui concernent l\u2019humain.<\/p>\n<h2>Une intercorpor\u00e9it\u00e9<\/h2>\n<p>Si la clinique s\u2019appuie sur des connaissances qui tendent \u00e0 l\u2019universel, elle est aussi marqu\u00e9e par une attention envers la singularit\u00e9. Elle implique un \u00ab\u2009corps-\u00e0-corps\u2009\u00bb chaque fois sp\u00e9cifique. D\u00e8s lors, la clinique est pratique exploratoire subjective, perceptions intercorporelles, dialogue entre humains par le biais d\u2019une corpor\u00e9it\u00e9 commune. Dans cet espace relationnel, elle est capacit\u00e9 d\u2019\u00e9tonnement car les corps sont anim\u00e9s par leur propre autonomie, leur propre dynamique, au-del\u00e0 des connaissances acquises. Cette clinique du corps est souvent <i>infra<\/i> langagi\u00e8re. Elle est en de\u00e7\u00e0 des mots.<\/p>\n<h2>Une inclinaison qui contrebalance l\u2019asym\u00e9trie relationnelle<\/h2>\n<p>Sur le plan comportemental, la clinique impose au clinicien un mouvement physique. Elle lui ordonne de se pencher pour pouvoir s\u2019exercer. Ce d\u00e9placement corporel n\u2019est pas une soumission, une injonction morale ou un d\u00e9terminant \u00e9thique. Il est juste une mise en mouvement, une d\u00e9stabilisation initiale qui enjoint le soignant \u00e0 ne pas demeurer dans une posture strictement verticale. Cette inclinaison n\u2019est pas une garantie \u00e9thique, mais un premier pas aussi in\u00e9vitable que n\u00e9cessaire pour contrebalancer l\u2019asym\u00e9trie in\u00e9luctable de la relation de soins.<\/p>\n<h1>Un corps premier, paradoxal et respectable<\/h1>\n<h2>Un corps premier<\/h2>\n<p>Qu\u2019en est-il de la conception du corps dans cette clinique\u2009? Notre corps est premier dans notre venue au monde. Il est la base sur laquelle notre modalit\u00e9 d\u2019existence au monde se d\u00e9ploie, mais aussi le socle initial qui va permettre l\u2019av\u00e8nement de notre identit\u00e9 \u00e0 travers la conscience, les sensations et les affects, la vie psychique, la pens\u00e9e, la parole et le dialogue. Il est notre \u00ab\u2009v\u00e9hicule de l\u2019\u00eatre au monde<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(4)<\/sup>\u2009\u00bb. L\u2019\u00eatre humain est d\u00e9termin\u00e9 par cette incarnation fondatrice. Mais ce corps premier est marqu\u00e9 par de nombreux paradoxes.<\/p>\n<h2>Un corps paradoxal<\/h2>\n<p>En tant que \u00ab\u2009corps vivant\u2009\u00bb, il est anim\u00e9 par une \u00ab\u2009pers\u00e9v\u00e9rance \u00e0 \u00eatre<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(5)<\/sup>\u2009\u00bb, une \u00ab\u2009volont\u00e9 de puissance<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(6)<\/sup>\u2009\u00bb qui ne reconna\u00eet aucune limite. Il est marqu\u00e9 par la combativit\u00e9, envers et contre tout. Et pourtant, le \u00ab\u2009corps vivant\u2009\u00bb est scell\u00e9 par sa propre finitude. Combattant sans cesse, il n\u2019en demeure pas moins inexorablement vaincu. Il est un lutteur insatiable qui ignore la possibilit\u00e9 de sa propre mort.<\/p>\n<p>Ce corps est paradoxal aussi dans le rapport que l\u2019on entretient avec lui. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, il est un objet, un syst\u00e8me bio-physico-chimique s\u00e9par\u00e9 de notre conscience, un \u00ab\u2009avoir\u2009\u00bb qui nous appartient et nous ob\u00e9it. Lorsqu\u2019il est malade ou d\u00e9faillant, nous pouvons le \u00ab\u2009m\u00e9dicaliser\u2009\u00bb afin qu\u2019il retrouve la fluidit\u00e9 de son fonctionnement. S\u2019il ne rejoint pas nos d\u00e9sirs ou n\u2019appara\u00eet pas conforme aux normes sociales, nous avons la possibilit\u00e9 de le transformer dans une optique d\u2019accro\u00eetre notre bonheur.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, ce corps marqu\u00e9 par l\u2019\u00ab\u2009avoir\u2009\u00bb, le clivage, l\u2019objectivation et la \u00ab\u2009m\u00e9dicalisation\u2009\u00bb est aussi marqu\u00e9 par l\u2019\u00ab\u2009\u00eatre\u2009\u00bb, l\u2019unification, la subjectivit\u00e9, l\u2019absence de r\u00e9duction \u00e0 une unique connaissance techno\u00adscientifique. Nous sommes notre corps et tout notre \u00eatre se d\u00e9ploie en lui en un entrelacement intime.<\/p>\n<p>Autre paradoxe que celui de sa d\u00e9limitation. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, le corps semble cern\u00e9, enclos par l\u2019enveloppe cutan\u00e9e qui permet de d\u00e9finir ce qui est du \u00ab\u2009moi\u2009\u00bb et du \u00ab\u2009non moi\u2009\u00bb. L\u2019identit\u00e9 corporelle semble ainsi recluse par la peau, instance qui contient les visc\u00e8res et prot\u00e8ge du monde ext\u00e9rieur. Mais cette fronti\u00e8re naturelle est aussi le support du touch\u00e9, la porte ouverte \u00e0 la caresse. D\u00e8s lors, elle d\u00e9place les limites du sujet en l\u2019ouvrant \u00e0 un \u00ab\u2009touchant-touch\u00e9<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(7)<\/sup>\u2009\u00bb, une circulation des sensations entre les protagonistes qui leur fait \u00e9prouver leur propre incarnation. Plus encore, par le corps ph\u00e9nom\u00e9nal, le \u00ab\u2009corps v\u00e9cu\u2009\u00bb s\u2019aventure dans le corps de l\u2019autre en retrouvant en lui une familiarit\u00e9 coutumi\u00e8re, en percevant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de lui la sensation et l\u2019\u00e9motion. Ce corps aventureux n\u2019est pas d\u00e9limit\u00e9 par les t\u00e9guments mais s\u2019inscrit au contraire dans une chair commune qui \u00e9chappe \u00e0 la fronti\u00e8re du rev\u00eatement cutan\u00e9. Par cette capacit\u00e9, il n\u2019y a plus de limite entre le corps et le monde. Ils s\u2019entrelacent dans toutes perceptions, sensations, car ils constituent un seul et m\u00eame tissu. Le corps n\u2019est donc pas d\u00e9limit\u00e9 par la peau\u2009; il s\u2019inscrit dans une intercorpor\u00e9it\u00e9, une chair commune qu\u2019il supporte et rejoint<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(8)<\/sup>.<\/p>\n<h2>Une clinique attentive aux temps<\/h2>\n<p>Nous sommes ainsi \u00e0 la fois objet et sujet, d\u00e9limit\u00e9 et ouvert, uni et d\u00e9suni, r\u00e9duit \u00e0 notre corps et plus que notre corpor\u00e9it\u00e9. Nous oscillons dans le temps entre des polarit\u00e9s qui sont des caract\u00e9ristiques vivantes de notre incarnation. Un des enjeux du soin est d\u2019accompagner et de contenir, au fil du temps, les dimensions paradoxales du corps. Cela passe par des alternances r\u00e9parties dans le temps.<\/p>\n<p>\u00c0 titre d\u2019exemples, le chirurgien digestif ne peut inciser puis \u00f4ter l\u2019appendice enflamm\u00e9 tout en s\u2019interrogeant sur l\u2019unit\u00e9 de la personne humaine en son corps\u2009; l\u2019interne aux urgences ne peut simultan\u00e9ment recoudre avec attention une plaie du visage tout en se laissant envahir par une intercorpor\u00e9it\u00e9 sous le mode d\u2019une empathie\u2009; l\u2019oncologue ne peut d\u00e9crypter et mesurer les images d\u2019une tumeur canc\u00e9reuse du sein \u00e0 l\u2019IRM tout en se questionnant sur le v\u00e9cu corporel d\u2019une patiente dont l\u2019un des organes porte une tum\u00e9faction visible. Une dissociation est in\u00e9luctable, mais la succession des s\u00e9quences dans le temps permet de reconna\u00eetre les diff\u00e9rentes facettes du corps.<\/p>\n<p>La clinique devient alors mouvance, d\u00e9placement, alternance incessante entre des polarit\u00e9s irr\u00e9ductibles. Dans cette perspective, ce n\u2019est pas la m\u00e9dicalisation du corps qui est condamnable. C\u2019est son exc\u00e8s, sa permanence dans le temps, avec la focalisation sur une polarit\u00e9 tout au long du parcours de soin alors qu\u2019un des enjeux du soin est finalement d\u2019assumer une dimension apor\u00e9tique, en continuelle contradiction. Dans notre syst\u00e8me de sant\u00e9 fortement ax\u00e9 sur un versant technoscientifique, s\u2019av\u00e8re-t-il possible de construire une d\u00e9marche m\u00e9dicale qui tienne compte des dimensions premi\u00e8res, paradoxales et respectables du corps\u2009?<\/p>\n<h1>Le retour au socle premier de l\u2019existence et l\u2019\u00e9prouv\u00e9 du clinicien en son corps<\/h1>\n<p>Une piste possible est de recourir \u00e0 une d\u00e9marche de r\u00e9insertion de l\u2019explication scientifique de la maladie dans une perspective plus globale, singuli\u00e8re et existentielle. Il s\u2019agit de substituer \u00e0 une interpr\u00e9tation r\u00e9ductrice une nouvelle perception capable d\u2019appr\u00e9hender la situation du point de vue de l\u2019existence.<\/p>\n<p>Cette d\u00e9marche int\u00e9gratrice n\u00e9cessite un retour vers le sol premier de l\u2019exp\u00e9rience, au sens de ce qui est \u00e9prouv\u00e9. Il s\u2019agit de saisir la situation dans le \u00ab\u2009monde de la vie<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(9)<\/sup>\u2009\u00bb. Pour le clinicien, le retour vers le socle de l\u2019exp\u00e9rience n\u2019est pas un mouvement d\u2019\u00e9l\u00e9vation \u00e0 la recherche d\u2019un point de vue distanci\u00e9 ou d\u2019une connaissance qui surplomberait la situation rencontr\u00e9e. C\u2019est au contraire un mouvement de descente vers le r\u00e9el, vers l\u2019exp\u00e9rience \u00e9prouv\u00e9e par les sujets, la perception qu\u2019ils en ont et la lecture qu\u2019ils en font. Il s\u2019agit d\u2019un retour vers le corps. Par ce mouvement, soignants et soign\u00e9s se retrouvent sur un \u00e9gal niveau, dans une similaire habitation, m\u00eame si persistent la diff\u00e9rence des exp\u00e9riences singuli\u00e8res ainsi que l\u2019asym\u00e9trie relationnelle. Ces retrouvailles avec le monde de la vie permettent de r\u00e9-\u00e9prouver des \u00e9l\u00e9ments communs \u00e0 la condition humaine comme les dimensions de corpor\u00e9it\u00e9, temporalit\u00e9 et coexistence<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(10)<\/sup>. Elles s\u2019associent aussi \u00e0 la reconnaissance de d\u00e9terminants invariants de l\u2019existence comme la solitude, la difficult\u00e9 du dire, la limite du savoir ou du pouvoir, l\u2019incertitude, la confrontation \u00e0 la finitude.<\/p>\n<p>Ce mouvement qui cherche \u00e0 associer, en des couches diff\u00e9rentes, lecture scientifique et exp\u00e9rience ph\u00e9nom\u00e9nologique peut \u00eatre v\u00e9cu dans des moments privil\u00e9gi\u00e9s. Il requiert attention, disponibilit\u00e9, exp\u00e9rimentation. Il est de l\u2019ordre de l\u2019apprentissage d\u2019une praxis qui sollicite subjectivit\u00e9 perceptive, engagement personnel et r\u00e9flexivit\u00e9. Dans une optique p\u00e9dagogique, il n\u00e9cessite une reconnaissance et une adaptation des syst\u00e8mes institutionnels, notamment hospitalier et universitaire. Sans cet appui conduisant \u00e0 des mutations organisationnelles, les deux d\u00e9marches continuent d\u2019\u00e9voluer de mani\u00e8re disjointe et asym\u00e9trique engendrant, \u00e0 nos yeux, un appauvrissement de la d\u00e9marche de soin, de la m\u00e9decine et en \u00e9cho de l\u2019ensemble de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<h1>Le croisement interdisciplinaire et la mise en langage<\/h1>\n<p>Comment mettre en \u0153uvre cette reprise de l\u2019interpr\u00e9tation biom\u00e9dicale au sein d\u2019un monde plus existentiel\u2009?<\/p>\n<h2>Une d\u00e9marche personnelle<\/h2>\n<p>Ce mouvement rel\u00e8ve initialement d\u2019une pratique et d\u2019une responsabilit\u00e9 individuelles. C\u2019est par l\u2019habitation de notre propre corps que nous avons acc\u00e8s au socle de l\u2019exp\u00e9rience. \u00c0 titre d\u2019illustration, le clinicien du corps n\u2019entre pas dans une chambre comme un conqu\u00e9rant allant envahir une contr\u00e9e avec une planification ant\u00e9rieurement d\u00e9cid\u00e9e. Il s\u2019aventure sans pr\u00e9suppos\u00e9, ni strat\u00e9gie d\u2019action. Il laisse sa sensorialit\u00e9 et son corps ph\u00e9nom\u00e9nal construire leur propre dialogue avec le patient, les objets, la pi\u00e8ce, la lumi\u00e8re, l\u2019odeur. Il se laisse habiter. Il rejoint ainsi sa propre demeure en une familiarit\u00e9 \u00e0 la fois coutumi\u00e8re mais aussi insolite car compl\u00e9t\u00e9e par le corps d\u2019autrui. Parfois, quelques mots peuvent venir, permettant de nommer ce qui a \u00e9t\u00e9 per\u00e7u. Dans d\u2019autres cas, la perception demeure \u00e0 un stade <i>infra<\/i> langagier qui pourrait \u00eatre d\u00e9pass\u00e9 au fil des rencontres.<\/p>\n<h2>L\u2019organisation d\u2019une pratique interdisciplinaire<\/h2>\n<p>Cette d\u00e9marche singuli\u00e8re gagne \u00e0 se compl\u00e9ter dans une dynamique collective, et ce d\u2019autant plus que l\u2019organisation institutionnelle favorise la m\u00e9dicalisation du corps. Aussi, pour maintenir la dimension apor\u00e9tique du soin, il s\u2019agit de d\u00e9velopper des strat\u00e9gies contrebalan\u00e7ant l\u2019h\u00e9g\u00e9monie d\u2019une polarit\u00e9. L\u2019\u00e9change entre cliniciens de disciplines diff\u00e9rentes, le croisement des pratiques professionnelles constituent une piste pertinente car elle permet de mettre en langage la pluralit\u00e9 du corps. Dans cette optique de mise en langage, il importe de distinguer l\u2019explication, l\u2019interpr\u00e9tation et la description.<\/p>\n<h3>L\u2019explication<\/h3>\n<p>En m\u00e9decine, l\u2019explication d\u2019ob\u00e9dience scientifique s\u2019av\u00e8re souvent le d\u00e9terminant majeur. Elle permet de justifier un sympt\u00f4me, un comportement, un traitement en s\u2019appuyant sur un r\u00e9seau logique o\u00f9 les faits s\u2019int\u00e8grent dans des causalit\u00e9s ob\u00e9issant \u00e0 des lois.<\/p>\n<p>Dans ce sch\u00e9ma causaliste, la discussion entre praticiens permet de valider coll\u00e9gialement le choix \u00e0 faire, car l\u2019argumentation repose sur des r\u00e9f\u00e9rentiels scientifiques communs. Mais, dans d\u2019autres situations, le dialogue met en lumi\u00e8re l\u2019incertitude des connaissances\u2009: il existe une discordance entre l\u2019\u00e9volution clinique et l\u2019imagerie\u2009; on ne peut estimer l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019un traitement qu\u2019avec des probabilit\u00e9s\u2009; on ignore la pertinence d\u2019une nouvelle th\u00e9rapeutique. Dans ces cas, le \u00ab\u2009corps m\u00e9dicalis\u00e9\u2009\u00bb ne peut \u00eatre pris dans les rouages d\u2019une explication. La d\u00e9lib\u00e9ration doit s\u2019appuyer sur d\u2019autres crit\u00e8res qui ne rel\u00e8vent pas uniquement d\u2019une lecture biom\u00e9dicale et causaliste du corps.<\/p>\n<h3>L\u2019interpr\u00e9tation<\/h3>\n<p>L\u2019interpr\u00e9tation proc\u00e8de d\u2019une autre d\u00e9marche. Elle implique \u00ab\u2009un travail de pens\u00e9e qui consiste \u00e0 d\u00e9chiffrer le sens cach\u00e9 dans le sens apparent<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(11)<\/sup>\u2009\u00bb. Elle renvoie \u00e0 des niveaux de significations diff\u00e9rentes dans lequel un signe est porteur d\u2019une fonction signifiante qui est \u00e0 d\u00e9couvrir.<\/p>\n<p>Dans le domaine du soin, le croisement des pratiques interpr\u00e9tatives permet d\u2019\u00e9largir les gammes de lecture du corps. Par exemple, une patiente d\u2019origine afghane se plaint de douleurs de l\u2019h\u00e9miface dans un contexte de cancer des sinus maxillaires. Pour l\u2019oncologue, ces sympt\u00f4mes sont \u00e0 rattacher \u00e0 l\u2019\u00e9volution de la maladie qui entra\u00eene une compression du nerf trijumeau et un envahissement neuro-m\u00e9ning\u00e9. L\u2019infirmi\u00e8re signale que les douleurs, major\u00e9es \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit, pourraient correspondre \u00e0 une anxi\u00e9t\u00e9, d\u2019autant que la pr\u00e9sence d\u2019un soignant apaise le plus souvent la patiente. Le psychologue mentionne que ses douleurs sont aussi \u00e0 int\u00e9grer dans un contexte familial et culturel qui impose un comportement sto\u00efque, avec un contr\u00f4le des \u00e9motions.<\/p>\n<p>Ces \u00e9changes entre cliniciens permettent d\u2019\u00e9largir la repr\u00e9sentation de la situation en ne la limitant pas \u00e0 un prisme individuel, professionnel ou disciplinaire. Le maillage interpr\u00e9tatif configure spatialement dans plusieurs dimensions la probl\u00e9matique manifest\u00e9e par le corps. Elle permet aussi de l\u2019int\u00e9grer dans une dimension temporelle avec la possibilit\u00e9 de construire un fil narratif.<\/p>\n<h3>La description<\/h3>\n<p>La description est la simple tentative de nomination de ce qui appara\u00eet. Elle est souvent minimis\u00e9e par les m\u00e9decins, qui pr\u00e9f\u00e8rent un registre explicatif ou interpr\u00e9tatif. Elle est port\u00e9e essentiellement lors des transmissions par les infirmiers et aides-soignants qui, parfois, peinent \u00e0 mettre en mots le corps dont ils sont t\u00e9moins. Il est vrai que la description se r\u00e9v\u00e8le une t\u00e2che \u00e9prouvante et inachev\u00e9e car les manifestations du corps ne rejoignent pas voire r\u00e9sistent au langage. Il existe un \u00e9cart irr\u00e9ductible entre le corps, notamment le \u00ab\u2009corps vivant\u2009\u00bb, le corps souffrant et les mots. Cette difficult\u00e9 est bien \u00e9videmment rencontr\u00e9e par le patient. Comment mettre en mots la tumeur envahissante qui \u00ab\u2009ronge\u2009\u00bb son sein\u2009? Comment d\u00e9nommer la sensation v\u00e9cue en son h\u00e9micorps \u00ab\u2009soudainement paralys\u00e9\u2009\u00bb\u2009? Comment \u00e9voquer son corps radicalement remani\u00e9 avec des \u00ab\u2009jambes envahies par de l\u2019eau\u2009\u00bb, un ventre \u00ab\u2009qui ne cesse de gonfler et va \u00e9clater\u2009\u00bb, un \u00ab\u2009visage que je ne regarde plus \u00bb\u2009? Dans ce contexte, faut-il renoncer \u00e0 d\u00e9crire, consid\u00e9rant que la description est souffrance, impossibilit\u00e9 et inutilit\u00e9 car n\u2019ouvrant aucune porte \u00e0 l\u2019action\u2009?<\/p>\n<p>\u00c0 nos yeux, la description a une fonction essentielle en compl\u00e9mentarit\u00e9 de l\u2019explication et de l\u2019interpr\u00e9tation. Elle est une tentative de reconnaissance de ce qui est. Elle est \u00ab\u2009la descente dans l\u2019ab\u00eeme plut\u00f4t que le r\u00e9cit qui lui donne sens<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(12)<\/sup>\u2009\u00bb. Elle lie le soin et la parole sans pour autant pr\u00e9tendre \u00e0 une advenue d\u2019un sens ou d\u2019une action. Dans cette perspective, elle est \u00e9bauche de consentement \u00e0 une impuissance, porte ouverte \u00e0 un \u00ab\u2009\u00eatre-l\u00e0\u2009\u00bb dans une simple posture d\u2019existence pour le patient, de soin et d\u2019accompagnement pour le soignant.<\/p>\n<h1>Une fonction de m\u00e9diation qui impose une d\u00e9lib\u00e9ration<\/h1>\n<p>Par cette pratique singuli\u00e8re de clinicien du corps, le soignant exerce une fonction de m\u00e9diation. Il est \u00ab\u2009celui qui vient se placer entre\u2009\u00bb dans trois grands champs.<\/p>\n<h2>Trois champs de m\u00e9diation<\/h2>\n<p>Le clinicien se place entre le sujet et l\u2019exp\u00e9rience de la souffrance qu\u2019il \u00e9prouve en son corps. Il le fait dans un registre de solidarit\u00e9 usant de traitements, de soins, d\u2019approches corporelles bienfaisantes et contenantes, mais aussi d\u2019accompagnement, conscient que le registre de la souffrance rel\u00e8ve certes d\u2019actions, mais aussi d\u2019\u00e9coute, voire de silences.<\/p>\n<p>Le clinicien est aussi un interm\u00e9diaire entre la personne malade et les possibilit\u00e9s de pouvoir, notamment techno\u00adscientifiques, que l\u2019on peut appliquer \u00e0 son corps. C\u2019est toute la question de la m\u00e9dicalisation du corps humain, qu\u2019elle se place dans le registre du droit des personnes, malades ou non, ou de la lutte contre les pathologies.<\/p>\n<p>Enfin, le clinicien exerce une fonction de m\u00e9diation entre l\u2019humain et les repr\u00e9sentations individuelles et soci\u00e9tales de la vie et de la mort, de la sant\u00e9 et de la maladie, de la norme et de l\u2019anormal, du bonheur et du malheur, du juste et du non-\u00adsouhaitable, du sens ou du non-sens<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(13)<\/sup>. Sur ces th\u00e9matiques, le m\u00e9decin a une place singuli\u00e8re car la m\u00e9decine contribue grandement au processus d\u2019\u00e9laboration de la culture et des figures de la normalit\u00e9<sup class=\"appel\" data-toggle=\"modal\" data-target=\"#notes\">(14)<\/sup>.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<h2>La d\u00e9lib\u00e9ration comme acte d\u2019abord langagier et symbolique<\/h2>\n<p>Dans les trois champs, la fonction de m\u00e9diation impose une d\u00e9lib\u00e9ration, cons\u00e9quente et affin\u00e9e, avant toute d\u00e9cision. En effet, avant d\u2019\u00eatre un processus centr\u00e9 sur la d\u00e9termination d\u2019une d\u00e9cision afin d\u2019agir, la d\u00e9lib\u00e9ration est d\u2019abord un acte langagier. Elle est la configuration d\u2019une repr\u00e9sentation d\u2019une situation, en l\u2019occurrence d\u2019un corps malade. Ce processus, personnel et collectif, dialogique, symbolique, ouvre certes \u00e0 la possibilit\u00e9 d\u2019une dimension op\u00e9ratoire sur le corps mais aussi \u00e0 une perception plus existentielle de ce qui est rencontr\u00e9. Le corps, lu, vu, fa\u00e7onn\u00e9 par la m\u00e9decine appara\u00eet autre. Il \u00e9chappe \u00e0 la r\u00e9duction sans \u00eatre pour autant pleinement circonscrit par le langage.<\/p>\n<p>Par la reconnaissance de ce manque \u00e0 savoir, \u00e0 interpr\u00e9ter ou \u00e0 nommer, la d\u00e9lib\u00e9ration ne se r\u00e9sume pas \u00e0 la simple application d\u2019un protocole m\u00e9dical ou d\u2019une proc\u00e9dure judiciaire. Science et loi sont configur\u00e9es \u00e0 une juste place, laissant au patient, \u00e0 son entourage, aux soignants la possibilit\u00e9 d\u2019accompagner le corps dans la coexistence parfois tragique de la pers\u00e9v\u00e9rance \u00e0 \u00eatre et de la confrontation aux limites et \u00e0 la finitude. La d\u00e9lib\u00e9ration est alors, non pas simplement orientation vers l\u2019action, mais ch\u0153ur solidaire, contenant au mieux l\u2019\u00e9nigme de l\u2019incarnation de l\u2019existence humaine en un corps vivant, d\u00e9sirant et limit\u00e9.<\/p>\n<p>Puissent les institutions sanitaires ou m\u00e9dico-sociales contribuer \u00e0 ce que les soignants t\u00e9moignent et mettent en \u0153uvre un respect, pratique, langagier et symbolique, des corps qui leur sont confi\u00e9s\u2009!<\/p>\n<script>function PlayerjsAsync(){} if(window[\"Playerjs\"]){PlayerjsAsync();}<\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture\u00a0: <\/span> <span class=\"rt-time\"> 12<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span>Qu\u2019est-ce que le corps\u2009? La question appara\u00eet d\u2019abord presque inconvenue, voire absurde. Le corps, notre corps, est d\u2019abord une \u00e9vidence quotidienne. Il est un socle n\u00e9cessaire \u00e0 notre existence, comme un support intangible dont nous aurions besoin pour \u00eatre. Il est notre base premi\u00e8re, ce qui nous constitue, m\u00eame si notre identit\u00e9 ne se limite pas \u00e0 notre corpor\u00e9it\u00e9. 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La question appara\u00eet d\u2019abord presque inconvenue, voire absurde. Le corps, notre corps, est d\u2019abord une \u00e9vidence quotidienne. Il est un socle n\u00e9cessaire \u00e0 notre existence, comme un support intangible dont nous aurions besoin pour \u00eatre. Il est notre base premi\u00e8re, ce qui nous constitue, m\u00eame si notre identit\u00e9 ne se limite pas \u00e0 notre corpor\u00e9it\u00e9. 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